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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 18:14


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Bangui, 25 fév (ACAP)-Les élections présidentielles et législatives auront lieu le dimanche 25 avril 2010, a-t-on appris, jeudi 25 février à Bangui, de source officielle.

Selon le décret signé ce jeudi par le président de la République François Bozizé, la campagne électorale s'ouvrira le lundi 12 avril 2010 et prendra fin le vendredi 23 avril à minuit.

Le scrutin est ouvert du 6 heures à 16 heures sans interruption sur toute l’étendue du territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires retenues dans le cadre de l’actuel processus électoral en ce qui concerne l’élection présidentielle.

 Les élections législatives se tiendront quant à elles uniquement sur le territoire national.

Le président François Bozizé a également pris un décret procédant au remplacement des représentants de l’opposition démocratique et des mouvements politico-militaires siégeant à la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Il convient de rappeler que l'opposition démocratique et les groupes armés avaient suspendu leur participation aux travaux de la CEI à la mi-janvier pour exiger la démission du président de cet organe, accusé de partialité et d'incompétence.

Suite à des négociations menées par le Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, les opposants ont signé, à la mi-février dernier, un protocole d'accord qui les engageaient à reprendre leur place au sein de la CEI.

 

NDLR : C’est tout simplement de la fuite en avant et un acte digne d’un désespéré. Cette manœuvre de Bozizé visiblement aux abois, est grosse comme une maison car elle vise uniquement à lier les mains des nouveaux représentants de l’opposition qui doivent faire leur entrée à la CEI et les empêcher de proposer un calendrier électoral qui aille au delà de la fin de son mandat.

Mais comment peut-on décemment convoquer un corps électoral qu’on ne connaît point ! Quels citoyens prendront part à ces élections ?! La CEI est en pleine effervescence ; son président doit faire l’objet d’un audit dont on attend impatiemment les résultats ; les remplaçants des anciens délégués de l’opposition démocratique membres de la CEI convaincus de corruption n’ont pas encore prêté serment et encore moins pris leur fonction ; autant de problèmes qui font que cette CEI est actuellement sens dessus dessous et à l’effectif  incomplet. Ce qui est totalement ridicule c'est que le décret fait allusion au degré de préparation de la CEI et cite en référence son président, celui-là même qui fait justement l'objet de récusation et d'un audit.

On ne va pas aller aux urnes pour les besoins d’aller aux urnes si les conditions de déroulement d’une bonne élection ne sont pas réunies. Bozizé et son clan ont certes une peur bleue d’un vide constitutionnel à l’issue de son mandat mais ils ne font rien pour que ces conditions minimales pour la tenue d’élections crédibles ne soient réunies.

 Aujourd’hui, ces conditions sont premièrement : la réalisation du programme DDR.

Secondo : le recensement par la CEI du corps électoral et l’établissement de listes électorales fiables donc incontestables. Si ces deux préalables ne sont pas remplis il est vain et inutile de parler d’élections en Centrafrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique