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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:18

 

 

 

 


RCA: après l'accord de Libreville, sur le terrain la guerre s'est assoupie

 

Faca-dans-Bangui-8-janvier.JPG


RFI  samedi 19 janvier 2013

 

En Centrafrique, avec la signature de l’accord de Libreville les combats ont cessé. L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre, jeudi 17 janvier. Et à Bangui, on attend maintenant la formation du gouvernement de transition.

 

Sur l’un des derniers postes de l’armée, le chef donne ses ordres depuis son lit de camp. A ses côtés, deux soldats jouent aux petits chevaux. Quelques kilomètres plus loin à Damara, le capitaine Daoud Haroun, le chef du contingent de 120 soldats tchadiens chargés de faire tampon entre les belligérants a désormais tout le temps pour boire son thé :

 

« Depuis notre arrivée ici à Damara, on n'a pas eu d'accrochage avec les rebelles. Damara est une ligne rouge entre les zones. On n'a rien fait depuis notre arrivée ici ».

 

Dix kilomètres plus au nord commence la zone rebelle. La Seleka est une armée hétéroclite où l’on trouve des vétérans des précédentes rébellions, des soldats ralliés, des adolescents en tenue de sport, des guerriers opportunistes et même un chauffeur coiffé d’une toque de procureur.

 

Le chef d’état-major de la Seleka, le général Issa Issaka, dans son complet en denim, explique les raisons qui lui ont fait reprendre les armes : « Notre zone est enclavée : nous n'avons pas de pistes, nous n'avons pas de puits, nous n'avons pas d'écoles. C'est pour cela que nous avons décidé de prendre les armes ».

 

Alors, à quelles conditions rendront-ils les armes ? « Ce n'est pas encore fini peut-être, objecte le général. Les gens sont allés à Libreville signer le deuxième accord. On attend la suite : s'il s'agit de la paix, on est prêt pour la paix, s'il s'agit de la guerre, on est prêt pour la guerre ».

 

Les chefs politiques de la Seleka doivent visiter leurs troupes dans les prochains jours. Il leur faudra alors expliquer en détail l’accord de Libreville et gérer les frustrations des combattants.

 

 

Centrafrique : Les Centrafricains attendent désormais le nouveau gouvernement de transition

 

Tiangaye interrogé par la presse


BANGUI Jeudi 17 janvier 2013 19:45 (Xinhua) - Nicolas Tiangaye a été nommé jeudi Premier ministre centrafricain de transition par le président François Bozizé, après une réunion convoquée au Palais de la Renaissance qui a vu la participation des forces vives de la nation, la coalition Séléka et la société civile. Sa première mission sera la mise en place d'un gouvernement de transition et d'union nationale.

 

Le Premier ministre a au plus tard 72 heures de constituer un gouvernement d'union nationale qui verra la participation du parti au pouvoir et de la majorité présidentielle, de l'opposition démocratique mais aussi de la rébellion armée.

 

D'après la répartition faite par le président Bozizé lors de cette réunion, la majorité présidentielle a droit à 12 postes ministériels, l'opposition démocratique va en avoir cinq ainsi que la coalition Séléka. Le groupe politico-militaire aura quatre places dans ce gouvernement de transition de même que la société civile.

 

Prenant la parole le responsable de la coalition Séléka, Michel Djotodia, a réaffirmé son accord pour le choix de Nicolas Tiangaye, il a par la suite demandé la libération des détenus politiques. "C'est sans ambigüité, sans contrainte que nous avons choisi Me Nicolas Tiangaye pour le poste du Premier ministre. Je profite de cette occasion pour demander au président de la République de libérer tous les détenus politiques qui croupissent sous les verrous", a dit Michel Djotodia.

 

En retour, le président Bozizé qui se dit prêt à libérer les détenus a demandé à la coalition Séléka de se retirer des villes occupées depuis plus d'un mois et de penser au désarmement des hommes armés. "Je suis prêt à le faire à la seconde, mais vous avez encore les armes, vous avez les hommes qui ne sont pas encore cantonnés. Je vous donne ma parole, faites votre part et moi aussi je fais le mien, c'est pas compliqué", a déclaré François Bozizé.

 

Nicolas Tiangaye a été choisi par l'opposition démocratique le 12 janvier, pour être le Premier ministre du gouvernement de transition,  conformément aux accords de Libreville signés entre les protagonistes centrafricains sur la crise enclenchée depuis le 10 décembre par la coalition Séléka.

 

 

 

NDLR : Bien avant les rafles suivies d'arrestations massives des compatriotes Rounga, Goula et autres, il y avait déjà plusieurs prisonniers dits politiques qui croupissaient dans les geôles de la bozizie. (SRI, OCRB, "Guantanamo" de Bossembélé etc....). Malgré les dénégations mensongères de Bozizé reprises sans scrupule à la réunion des ministres de la CEEAC de Libreville par Jean Willybiro Sako selon lesquelles, il n'y aurait pas de "prisonniers politiques" en RCA, ce dernier a quand même signé avec Djotodia les accords politiques de Libreville qui demandaient entre autre la "libération de tous les prisonniers politiques", demande réitérée publiquement par Michel Djotodia lors de la réunion des bouffons devant Bozizé le jeudi dernier. 

 

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