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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 00:07


bonne-annee

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                       Jean Francis Bozizé

 

BANGUI – (AFP)  21 janvier 2010 19h46 - Les autorités centrafricaines ont démenti avoir arrêté, détenu et torturé à mort Charles Massi comme l'affirment la famille et le parti de cet ex-ministre et chef rebelle, dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP.

"Le ministère de la Défense nationale voudrait opposer un démenti formel aux allégations mensongères" de la famille et du parti de Charles Massi affirmant qu'il "serait mort (le 8 janvier) en détention, à l'issue de multiples tortures et mauvais traitements", selon ce texte du ministre de la Défense Jean-Francis Bozizé.

"Il s'agit d'une véritable campagne d'intoxication", ajoute-t-il, estimant que ses auteurs veulent "semer la confusion".

"Hormis les annonces et les revirements spectaculaires de Massi, le gouvernement n'a nullement connaissance" des "faits et gestes" de l'ex-ministre, assure Jean-Francis Bozizé, disant son souhait de voir M. Massi "entrer dans le processus de paix" engagé fin 2008.

Le 16 janvier, l'épouse et le parti de M. Massi, le Forum démocratique pour la modernité (Fodem), avaient affirmé qu'il était mort en détention huit jours plus tôt "des suites de tortures" après avoir été arrêté le 19 décembre près du Tchad, demandant aux autorités une preuve de vie ou le corps du chef rebelle.

Principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest du pays, Charles Massi, 57 ans, a été plusieurs fois ministre sous le régime du président Ange-Félix Patassé (1993-2003) et de l'actuel chef d'Etat, François Bozizé.

En mai 2009, il avait été arrêté dans le sud tchadien alors qu'il tentait d'aller en Centrafrique, selon N'Djamena, qui l'avait emprisonné notamment pour "tentative de déstabilisation d'un pays voisin" avant de le libérer le 8 juillet.

Dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP, la CPJP a à son tour "exigé du pouvoir de Bangui, la preuve de vie du colonel Massi afin d'éviter tout embrasement inutile", demandant l'ouverture d'une enquête.

"Nous invitons la communauté internationale à s'impliquer pour faire la lumière sur cette affaire regrettable et préoccupante", écrit la CPJP, qui dénonce "un mutisme inquiétant autour (...) du sort" de M. Massi.

"Nous voulons toujours croire que le colonel Massi est en vie. Dans le cas contraire, les conséquences seront très graves", ajoute la rébellion.

L'opposition et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth, un des principaux ex-mouvements rebelles engagés dans le processus de paix, ont dans un autre communiqué condamné "l'assassinat" de M. Massi.

Evoquant "un acte prémédité décidé au plus haut sommet de l'Etat", ils ont demandé que "son corps soit remis à sa famille" et qu'une "commission d'enquête internationale indépendante" soit mise en place "en vue de faire la lumière" sur cette affaire.

 

NDLR : Cette sortie médiatique des autorités de Bangui rompt certes le lourd silence qu’elles ont observé jusqu’à présent sur l’affaire Massi. Ce démenti en réalité n’en est pas un et enfonce même davantage le régime de Bozizé. En tout cas personne ne peut être rassuré, surtout pas la famille de l’intéressé. Pourquoi avoir expulsé de Bangui son épouse sous prétexte de raisons d’Etat alors qu’elle était seulement venue tenter de faire la lumière sur le sort de son mari ?

Selon un proche de Bozizé qui a requis l’anonymat, Charles Massi aurait bien  été exécuté par le lieutenant Abel Dénamganai et le capitaine Vianney Semndiro commandant la garnison de Bossembélé de triste réputation, tous deux de la garde présidentielle et hommes des missions spéciales et basses besognes de Bozizé. Ce rôle était naguère dévolu au capitaine Eugène Ngaikoissé alias « le boucher de Paoua » qui a de plus en plus l’impression que Bozizé veut lui faire porter tout seul le chapeau des missions de massacres à grande échelle des populations du Nord Ouest dont il était pourtant le donneur d’ordre mais qu’il ne veut pas assumer, un peu comme le capitaine Moussa Dadis Camarade de Guinée  avec son aide de camp qui a fini par lui tirer dessus. On connaît la suite à Conakry mais pas encore à Bangui.

Le chef rebelle du FDPC Abdoulye Miskine dont les sanguinaires de Bangui ont éxecuté dernièrement deux des éléments dans les locaux même de l'OCRB, doit certainement se dire intérieurement, à la lumière du sort infligé à Massi, qu'il avait parfaitement eu raison de n'être pas rentré à Bangui malgré les pressions libyennes et celles de Bozizé. 




Convergence Citoyenne de Concertation Contre la Dictature   (CCCCD)

                                                                    

                                                                                            Tel: 06  31  12  52  51

                                                                                                  06  99  62  67  04

 

 

Communique de presse no 007

 

 

Nous, Convergence Citoyenne de Concertation Contre la Dictature, (C.C.C.C.D.) apprenons avec stupeur et indignation les informations persitantes selon lesquelles le Compatriote Charles Massi Président fondateur de ''FODEM'' patriote et combattant de la liberté a été arrêté au Tchad , puis transféré dans la triste et célébre camp de torture et d'éxécution de Bossembele situé  à  120 km de Bangui, où ce dernier serait décédé à la suite des traitements inhumains et dégrandants.

Cette pratique qui ressemble comme une goutte d'eau à celle infigée à d'autres compatriotes comme GRELOMBE et son fils Martin, aux assassinats de Kembe, de Paoua,et autres crimes restés à ce jours impunis, est la methode de l'actuel gouvernement et son Général Président formé à l'école de son maître Bokassa- Patasse.

Encore une fois, un régime de terreur est né, plus féroce, plus insidieuse, plus cinique, plus brutal; un autre ange de la mort plane sur la Centrafrique;

 La Convergence Citoyenne en appelle à la conscience de chaque centrafricaine et centrafricain digne de ce nom, qu'il soit à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, les forces vives de la  combattantes, de se lever comme un seul bloc pour demander des comptes à Bozize et à son gouvernement de ''kwa na kwa'' , alias ''la Mort, rien que la mort'' sur le  décès confirmé ou non de Charles Massi; elle exige une mission d'enquête sur les conditions dans lesquelles Mr MASSI a été transféré du Tchad en Centrafrique pour être ainsi livré aux bourreaux à la solde des régimes BOZIZE-DEBY.

 

Combattre la dictature, l'oppression, la tyrannie est un devoir et un droit

                                                                       

Fait à Bordeaux le 21 Janvier 2010

Pour Convergence Citoyenne

                                                               

Le Directeur Exécutif

Aboukary Tembeley                  aboukarytembeley@yahoo.fr

  

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