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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:35

 

 

 

wily-Sébiro

 

 

source : http://www.centrafriquelibre.info   27 fév 2013

 

Avant l’arrivée  de la Seleka qui a dévoilé la faiblesse des institutions centrafricaines en général, et  des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en particulier, la société civile et surtout les églises étaient aphones, sur les drames quotidiens des  centrafricains.

 

En effet, Quelques enfants du président de Bozizé, et des militaires incontrôlés torturaient, punissaient et même tuaient des paisibles citoyens sans que la société civile, ni les prêtres et les pasteurs dénoncent ces actes. L’homme de la rue et  certains observateurs s’étonnent de cette brusque loquacité  contre les rebelles qui ont pris les armes pour faire appliquer les accords qui sont restés lettres mortes, et l’acharnement des sbires du KNK et des militaires contre les opposants.

 

Le commissaire de la police Daniel Sama, sympathisant du MLPC a été torturé et tué par le lieutenant Gbangouma et ses nombreux gardes rapprochés dans leur pick- up de service après avoir tenté de le désarmer. Le commissaire Trépassé a reçu une balle dans la tête alors qu’il se trouvait dans un quartier de Bangui, le guide chasse Ndaba Joseph père de 15 enfants pourtant proche du premier ministre Touadera et du ministre Fidèle Gouandjika, a été assassiné dans les locaux de la SRI (Section de Recherches et Investigations sous la supervision de « Papy » Bozizé.


Justino Dédé Sombo et son cousin ont failli être ensevelis vivants aux cimetière de Ndress par Teddy Bozizé et ses éléments. Toutes ces meurtres et ces barbaries sont restées non seulement impunies, mais à l’époque aucun chef d’église, ni moins les défenseurs  de la société civile n’étaient montés au créneau.

 

Les pasteurs dont un grand nombre sont devenus politicards, hommes d’affaires, collecteurs de diamants et des femmes ne diront pas le contraire. Avant l’arrivée de la Séléka, mis à part les membres de l’opposition démocratique, toutes les forces pensantes du pays marchaient derrière Bozizé et la nébuleuse KNK.

 

D’ailleurs, l’ancien archevêque de Centrafrique, Mgr Pomodimo a été aussitôt désigné médiateur de la république par Bozizé après son éviction de l’archevêché de Bangui. Monsieur Louis Oguéré Ngaikoumon qui était un homme de main de Monique Bozizé a été nommé ambassadeur au Cameroun avant d’être imposé au secrétariat général du parti.

 

Le vrai et faux pasteur Binguimalet au lieu d’exhorter les politicards à changer leur comportement a préférer utiliser le nom de Dieu pour organiser des mascarades avec la complicité de son collègue le pasteur Bozizé, lesquelles mascarades sont à l’origine du conflit que connait actuellement la RCA.

 

Aujourd’hui, tous s’accordent pour rendre la Séléka responsable du désarroi des Centrafricains, alors qu’elle est un mal nécessaire. Mal, parce qu’on ne résout pas un problème politique par les armes, mal parce que des centrafricains vivent comme des animaux en brousse, mal parce que les enfants n’ont pas repris le chemin de l’école et nécessaire parce qu’on découvre aujourd’hui que la RCA est un pays fantôme sans institutions fiables et qui nécessite une refondation.

 

L’entrave des portes de la radio au ministre Gazam Betty, est une attitude qui doit être dénoncée par tous les centrafricains épris de paix de la justice et du progrès. Nulle part ailleurs, on a vu un  chef de services demander l’aval du président de la république pour ordonner la chasse du chef de  son département par sa garde rapprochée. Un ministre doit avoir les mains libres et l’autorité nécessaire pour bien piloter son ministère.

 

Les centrafricains, s’ils veulent pacifier leur pays doivent sans tarder organiser un dialogue inter-centrafricain sur leur territoire, le président Bozizé a encore cette chance pour sauver son pays d’une éventuelle guerre civile.

 

 

Wilfried Maurice Sebiro

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