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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 00:11

 

 

 

F Saragba

 

« Au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef » Proverbe africain.

Le chantier KNK si chantier il y’a, fissuré et chancelant jusque-là semble définitivement prendre de l’eau de toute part. Ni chef, ni ouvriers  capables de colmater les nombreuses fissures pour redresser le régime KNK en péril. Les quelques ouvriers encore loyaux qui ont essayé de s’appliquer à cet exercice périlleux en ont fais les frais d’une manière claire et nette. Ceux qui pensaient pouvoir suggérer ou apporter des critiques positives pour sauver les meubles sont virés du parti et sont invités à aller voir ailleurs. Décontenancés, ceux-ci assistent goguenards aux  empoignades et autres crapuleries des « S » grands ouvriers qui se livrent une guerre fatalement fratricide sur fond de cupidité et d’égo surdimensionnés. Les nouveaux bannis du KNK découvrent douloureusement la vraie nature d’un régime despotique qu’ils ont contribué à ériger  en bourreau du peuple centrafricain et des acquis de la démocratie dans notre pays. Tels sont en tout cas, les derniers enseignements que l’on peut tirer d’un fonctionnement aux pratiques viciées, de prédation et de prébende mis en place  au lendemain du coup d’état du 15 mars 2003 par ses fossoyeurs de la république d’un temps révolu.

Le régime du KNK est un serpent qui se mord la queue.

Après avoir tour à tour dépecé, assassiné, emprisonné, bâillonné, méprisé,  brimé à tort et à travers nos concitoyens depuis huit ans. Alors que des chefs rebelles n’arrêtent pas de se pavaner depuis nos frontières jusqu’à l’intérieur de notre territoire en imposant leur désidérata à nos gouvernants démissionnaires, ces derniers ne pensent qu’à établir la liste de 22 vrais patriotes qui résident en France  pour les éliminer dit-on. Eux, qui n’ont pour seules armes que leurs stylos et leur pertinente réflexion sur l’état désastreux de notre pays.  Eux qui n’acceptent pas que notre beau et riche pays ne s’enfoncent dans les abysses du sous développement. Voilà que la violence politique qui est immanente au mouvement des « libérateurs » et au parti KNK se retourne contre ses initiateurs. La stratégie qui avait été établie pour annihiler et briser toute opposition, démocratique soit-elle est arrivée au terme de sa logique avec notamment le trucage des résultats des dernières élections générales. Désormais la république Centrafricaine est un pays de parti unique d’où le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire et l’autorité judiciaire sont confisqués. Un pays où le droit dans tous les sens du terme est bafoué, où le plus fort impose par la force ses caprices et ses extravagances sans aucune retenue.

Pendant que les gouvernants du KNK se livre un branle-bas de combat, la République est livrée à elle-même. N’y a-t-il pas un chef/ouvrier pour recadrer les choses et mettre fin à la récréation ?

Le scandaleux branle-bas de combat et les invectives déplacées de certains  membres du gouvernement à l’endroit d’autres membres du gouvernement est à la mesure du désordre qui prévaut. A défaut d’un chef charismatique et responsable pour recadrer et remettre la République définitivement en marche, chacun se croit tout autoriser en bafouant ouvertement ici et là les institutions de la république. Jusqu’ou le général Bozizé est-il prêt à offrir l’impunité qu’il a refusé à d’autres alors qu’ils sont aussi coupables les uns que les autres ?  Pourquoi jeter ceux-ci en pâture et à la vindicte populaire et pas ceux-là ? En ce temps tourmenté pour le régime, le régime du KNK n’est-il pas en train de se mordre la queue comme le serpent ?

 

Franck SARAGBA

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique