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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 02:42

 

 

Feindiro

 

Bangui 11 sept (Xinhua)- Le procureur de la République centrafricaine Firmin Féïndiro a rejeté vendredi la demande des partis d’opposition de créer une commission d’enquête internationale chargée de faire la lumière sur la disparition de l’ancien ministre d’Etat Charles Massi.

"Le ministère public marque son étonnement de ce que des tierces personnes juridiquement étrangères à la procédure parce que n’ayant pas encore déposé une plainte quelconque devant les juridictions nationales, encore moins annoncé leur constitution de partie civile puissent se livrer à des allégations tous azimuts sur les ondes pour décrier là tort les conclusions de l’enquête ouverte", affirme le procureur dans un communiqué de presse.

"Jusqu’ici, le seul et unique interlocuteur du parquet dans le dossier de l’affaire Massi Charles reste et demeure Maître Mathias Barthélemy Morouba, conseil de la famille du disparu", ajoute M. Féïndiro, précisant que les opposants n’ont aucune base juridique pour "exiger directement la mise en place d’une enquête internationale au détriment des institutions judiciaires nationales qui restent ouvertes à la disposition de tous les citoyens".

Il en appelle, par ailleurs, "au courage civique de toute personne qui détiendrait des informations fiables au sujet de la disparition de M. Charles Massi de bien vouloir se rapprocher de la justice".

M. Féïndiro répond ainsi au Collectif des Forces du Changement (CFC), regroupement de 9 partis et organisations politiques, qui a exigé, dans une déclaration publiée le 3 septembre dernier la constitution d’une commission d’enquête internationale pour l’affaire Massi ainsi que "la mise en place immédiate de la Haute Cour de Justice conformément à la Constitution et aux Recommandations du Dialogue Politique Inclusif en vue de juger les auteurs d’assassinats politiques".

Le 12 août dernier, le procureur de la République avait publié les résultats d’une enquête de gendarmerie concluant à l’inexistence d’ "élément matériel plausible de nature à attester la disparition, a fortiori la torture et l’assassinat de M. Charles Massi dans les locaux du camp de Roux ou de la prison de Bossembélé".

Réagissant aux indications du procureur, l’avocat de la famille Massi, maître Barthélemy Morouba, avait déclaré que cette enquête "orientée" de la gendarmerie avait montré ses limites et donnait raison à ceux qui réclamaient une enquête internationale.

Maître Morouba avait justifié la demande d’une enquête internationale par le fait entre autres que deux armées (tchadienne et centrafricaine) sont impliquées dans cette affaire pour laquelle plusieurs personnes mises en cause doivent être entendues.

Ministre des Mines avant d’être condamné à mort sous le régime de l’ancien président Ange Félix Patassé (1993–2003), Charles Massi a été ministre d’Etat dans plusieurs gouvernements du président Bozizé, avant d’entrer en rébellion contre ce dernier, prenant la tête, en 2009, du conseil politique de la Convention des patriotes pour la justice (CPJP), groupe armé opérant dans le Nord-est de la République Centrafricaine.

Il n’a plus donné signe de vie depuis le 18 décembre 2009, ce qui alimente des rumeurs faisant état de son arrestation par l’armée tchadienne et son transfèrement à la prison de Bossembélé (157 km au nord de Bangui), où il aurait succombé à des tortures le 8 janvier 2010.

 

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