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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 03:10

 

 

 

Boz centrafrique

 

 

Roland Marchal

Roland Marchal

 

ARTE JOURNAL  28/12/12


Il était arrivé au pouvoir par les armes en 2003. Près de dix ans plus tard, le président centrafricain François Bozizé craint un sérieux retour de bâton. La rébellion est désormais aux portes de Bangui la capitale. Comme si ça ne suffisait pas pour François Bozizé, il de plus en plus isolé sur la scène internationale.

 

S'il était encore vivant, l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé aurait sûrement des conseils à donner à son successeur François Bozizé. Renversé par un coup-d'état orchestré par l'actuel président, Ange-Félix Patassé avait dû s'exiler au Togo avant de revenir défier son grand rival François Bozizé lors des dernières élections en 2011.



Avancée spectaculaire des rebelles


Le régime de l'actuel président centrafricain est désormais gravement menacé par l'avancée spectaculaire de la coalition Séléka. Cela fait maintenant deux semaines que le groupe rebelle a pris les armes pour, selon lui, demander à ce que soient respectés les accords de paix auxquels le gouvernement de François Bozizé s'était engagé. Depuis la mi-décembre, la Séléka est parvenue à mettre la main sur plusieurs villes du pays, s'approchant toujours un peu plus de leur cible : Bangui. Les rebelles se trouvent désormais à moins de 100 kilomètres de la capitale centrafricaine et font considérablement trembler le régime de François Bozizé.


« Des armes distribuées aux partisans du régime »


« Hier soir, j'ai appelé des amis à l'Ambassade de France. La situation est un peu moins tendue mais les gens ont peur car des armes sont distribuées aux partisans du régime. Ils craignent que ça ne dégénère »,
a confié à ARTE Journal Roland Marchal, spécialiste de la Centrafrique. Le chercheur au CNRS se rend régulièrement dans le pays et y était encore début décembre juste avant que le conflit n'éclate. « Même si aujourd'hui, les rebelles disent ne pas vouloir le pouvoir à Bangui, ils sont tout près de la capitale et ils pourraient soit attaquer directement, soit laisser le fruit pourrir sur place pour mieux revenir prendre le pouvoir après », estime Roland Marchal.


Appel à l'aide de Bangui


Dans l'impasse, le président centrafricain a appelé, jeudi 27 décembre, la France et les Etats-Unis à lui apporter leur soutien face aux rebelles de la Séléka. Pour l'instant, les pays de la sous-région ne bougent pas d'un pouce. La France, les États-Unis et la Communauté internationale ont, quant à eux, décidé de faire la sourde oreille face aux appels à l'aide de Bangui. Le Tchad voisin, très lié à la Centrafrique, refuse lui aussi d'intervenir. Pour l'instant, le Gabon est l'un des rares pays à avoir clairement condamné l'avancée de la rébellion en Centrafrique et à demander son retrait. Les pays d'Afrique Centrale ont toutefois lancé une médiation, vendredi 28 décembre. La Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) espère ainsi parvenir à un cessez-le-feu en réunissant l'ensemble des groupes antagonistes.

 

Face à la crainte d'une aggravation de la situation, les Etats-Unis ont décidé de fermer leur ambassade à Bangui. Des partisans du régime de François Bozizé ont récemment observé un sit-in devant l'ambassade des Etats-Unis. Mercredi 26 décembre, ces mêmes manifestants proches du pouvoir s'en étaient également pris à l'ambassade de France contre laquelle ils ont jeté des pierres. En réaction, la France a demandé, jeudi 27 décembre, au président centrafricain de bien vouloir garantir la sécurité des ressortissants étrangers.


Antoine Mouteau / ARTE Journal

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