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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 23:59

 

 

 

Bozize-en-difficulte.jpg

 

 

Jeudi 03 janvier 2013, 18:47


Les combats risquent d'être relancés, les rebelles refusant son maintien en place...


Le président centrafricain François Bozizé, après avoir demandé aux rebelles du Séléka de le laisser aller au terme de son mandat en 2016, a déclaré ne pas avoir l'intention de quitter le pouvoir, a précisé jeudi son porte-parole.


Cette mise au point, une semaine avant le début prévu de négociations de paix le 10 janvier à Libreville au Gabon, risque de relancer les combats alors que les insurgés campent à 75 km de la capitale, Bangui.

 

Un gouvernement d’union nationale, sans Bozizé


Le Séléka («coalition» en langue sango), qui regroupe cinq mouvements armés, a accepté sous la pression internationale de négocier sous l'égide de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et de stopper son offensive entamée le 10 décembre.


Les rebelles se sont dits prêts mercredi à examiner les moyens de parvenir à une transition politique dont le président Bozizé serait exclu. «La question du départ du président Bozizé sera systématiquement rejetée si elle est présentée», a dit son porte-parole, Cyriaque Gonda. «Pour nous, la solution est de former un gouvernement d'union nationale avec tout le monde», a-t-il ajouté.


Un porte-parole du CPSK, l'un des mouvements du Séléka, a rappelé ce jeudi qu'aucun accord de paix ne serait possible sans le départ sans condition de Bozizé. De son côté, l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, qui s'est imposé comme l'une des figures de l'opposition, a affirmé ce jeudi que le départ de Bozizé serait examiné lors de la réunion à Libreville. «Il n'y aura pas de sujet tabou à Libreville, toutes les options seront sur la table», a-t-il déclaré.


600 soldats français sur le terrain

 

Arrivé au pouvoir à la faveur d'une insurrection en 2003, François Bozizé a remporté les élections présidentielles en 2005 et 2011, entachées de fraudes selon l'opposition, et a réussi à se maintenir au pouvoir grâce à une assistance militaire étrangère, notamment de la part de chefs d'Etats de la région.


La France, ancienne puissance coloniale, qui était intervenue en 2006 à la demande du président centrafricain, a décidé cette fois de ne pas s'immiscer dans le conflit. Paris dispose de 600 soldats sur le terrain chargés de la sécurité de quelque 1.200 ressortissants français.


 Avec Reuters

 

NDLR : Avec cette position de Bozizé, on peut déjà prédire que les discussions de Libreville vont déboucher sur un blocage et un fiasco. Si Bozizé exclut de quitter le pouvoir, à quoi servira-t-il d’aller à Libreville. Le prochain gouvernement à former doit être un gouvernement de transition c’est sans lui aux commandes car c’est lui le problème de la crispation en RCA actuellement. Avec l’interposition des forces de la FOMAC à Damara, il est en train de reprendre du poil de la bête et recommence à faire de la diversion avec cette histoire du limogeage de son fils du ministère délégué à la défense ou celle de la nomination du général de division Michel Bémakassoui. Ce dernier est pourtant déjà à la retraite après avoir cherché en vain pendant trois à être reçu par Bozizé pour évoquer les épineuses difficultés financières de la poste centrafricaine dont il était alors DG. Toujours pour séduire celui-ci, Bozizé a aussi nommé un de ses fils au grade de capitaine de gendarmerie.


Il est en effet à craindre que les problèmes de fond ne soient pas abordés à Libreville et que les débats ne soient focalisés que sur des questions dérisoires et subalternes. Selon nos informations, le sixième point qui figure dans le mémorandum de SELEKA pour les discussions de Libreville porte toujours sur la restitution des diamants et or dont ont été spoliés certains collecteurs des régions minières du pays par le pouvoir de Bozizé. Cette question est entre autre à l’origine de la création des mouvements de rébellion armée actuellement en action. On ne peut l’évacuer du revers de la main car elle met le doigt sur une des caractéristiques du régime Bozizé qui est d’être un pouvoir prédateur.

 

Il y a aussi et surtout la grave question des exactions et des nombreuses et incessantes violations des droits humains par les sbires de Bozizé en relation avec l'existence de la prison spéciale te personnelle de Bozizé de Bossembélé surnommée "Guantanamo". Les rueurs courent actuellement à Bangui que certains prisonniers de ce "Guantanamo" sont tués et mis dans des sacs pour être ensuite jetés dans la rivière M'poko au village Gbogoura (PK 60) sur la route de Boali. Il faut aussi ajouter les nombreuses arrestations qui ont fait suite aux rafles anti-Goula et Roungas dont les victimes sont entassées à la tristement célèbre Section rceherche et Investigation (SRI) la police politique du régime à l'agonie.    

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique