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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 02:39

 

 

 

 

 

Adolphe-Pakoua.JPG

 

 

Dans un article intitulé « Le mal centrafricain vient des centrafricains eux-mêmes », nous avons tenté de montrer comment les centrafricains avaient des difficultés à résoudre eux-mêmes les problèmes qui se posaient à leur pays et dont eux-mêmes étaient parfois les responsables directs ou indirects. Nous n'avons pas attendu longtemps pour en avoir la preuve tangible.

 

Les hommes politiques centrafricains, ajoutés à ceux qui seraient ou sont affiliés aux forces militaires, ont couru à Libreville pour essayer de trouver une porte de sortie honorable au désordre qui prévalait chez eux. Une espèce de feuille de route leur a été délivrée, pour leur faciliter la tâche et les aider à sortir de l'impasse. Malheureusement, on a beau demander à un « mauvais » élève de recopier dix fois son contrôle, il se donnera le temps de le faire, mais en s'exécutant, il fera toujours des fautes sur les erreurs que son professeur aura relevées dans sa copie.

 

Ce qui se passe en CENTRAFRIQUE est bien plus grave que cela, à un point tel que même les hommes d'église, les femmes dont on a souvent ignoré la voix, sont obligés de faire des pieds et des mains pour tenter de crier, un peu plus fort, dans ce désert CENTRAFRICAIN, afin de se faire entendre.

 

Mais le mal CENTRAFRICAIN est profond, vraiment très profond.


Tout militaire sait que quand on va à l'extérieur chercher des renforts pour gagner un pouvoir dans son pays ou pour en assurer la sécurité, on livre ce pays en pâture aux attaques extérieures. La connaissance du terrain pour un militaire est un gâteau béni qu'on lui offre, car cela lui permet de connaître la géographie du terrain, pour savoir quelle position prendre pour attaquer ou pour se défendre.


En allant chercher des hommes à l'extérieur pour conquérir le pouvoir à BANGUI, tous ceux qui l'ont fait ne l'ont pas fait pour gagner un quelconque pouvoir, ils n'ont fait que trahir ce pays et ce peuple chers à BOGANDA, au point que personne ne sait plus où donner de la tête.

 

L'on ne peut donc pas s'étonner de voir toute la pagaille qui plonge les populations CENTRAFRICAINES aujourd'hui dans un calvaire et un désarroi d'un ordre jamais connu.

 

Les accords de LIBREVILLE ne peuvent rien faire marcher en CENTRAFRIQUE.

 

Quand on a un président de la République qui ne concourt en rien à atténuer les choses pour faire que la paix revienne dans le pays, pour preuve : un ministre de la République empêché par des éléments de la garde présidentielle d'aller dans certains services relevant de sa compétence pour s'informer, c'est quelque chose d'inouï, impossible dans un pays qui se veut République. Et si le Président, qui a lui-même signé le décret de nomination de ce ministre, ne prend pas de sanction vis à vis de celui ou de ceux qui se trouverai(en)t en tort, c'est qu'il se contredit lui-même, à moins qu'il le fasse à volonté, pour voir la situation s'empirer.

 

Face à cette même situation, si le Premier Ministre croise les bras en attendant que la décision vienne du chef de l’État, il ne protège ni n'encourage le ministre qui agit sous son autorité.

 

De même que les partis politiques, pour le moins ceux de la majorité présidentielle si ce ne sont surtout ceux de l'opposition politique démocratique, en restant muets comme des carpes face à une telle dérive, portent eux aussi une lourde responsabilité quant à ce qui adviendrait demain de la République CENTRAFRICAINE.


Dans la même vision des choses et pour parler de la coalition SELEKA qui, au départ, ne voulait pas prendre part à toute composition de gouvernement que ce soit, en acceptant de prendre des responsabilités dans la gestion du pays, cette coalition acceptait de facto de se mettre dans la légalité républicaine, ce qui leur ôtait dès lors le statut de rebelles, dans la mesure où ils devaient se conformer aux lois de la République. Que quelques éléments de cette coalition se mettent à tyranniser les populations sous le prétexte qu'ils ne sont pas d'accord avec leurs chefs rentrés au gouvernement est une attitude incompréhensible qu'ils doivent réviser dans leur sein, à moins qu'ils n'aient d'autres desseins inavoués.

 

Voilà comment le peuple CENTRAFRICAIN et la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE sont pris en otage, parce qu'un groupes d'individus n'ayant rien en commun, ne peuvent pas s'entendre, leurs intérêts n'étant pas les mêmes.


Dès lors, il appartient aux centrafricains, aux centrafricains eux seuls, de savoir quelle attitude adopter pour éviter un naufrage collectif en CENTRAFRIQUE. Dans la situation actuelle, le tribalisme aveugle est un coupe-gorge, le fanatisme politique inconscient est une charge de plomb attaché au cou pour vous aider à vous noyer.

 

Les populations souffrent, la République n'existe que de nom. Alors, que faire ? Chacun, avec sa conscience et du fond de lui-même, doit faire l'effort qu'il faut pour répondre à cette question et envisager une solution durable, et de bon sens.

 

Adolphe PAKOUA

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