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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:41

 

 

 

Pomodimo Paulin

 

Par Kpangbandjé - 24/05/2011

Les textes qui régissent le bon fonctionnement des hôpitaux existent, mais restent leur application

 

Le Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo, assisté de son directeur de cabinet et les conseillers de la Médiation ont rencontré les représentants du corps médical centrafricain suite à sa saisine par les leaders des organisations de la société civile, le 10 mai dernier. La problématique de la santé publique en République centrafricaine préoccupe plus d’un Centrafricain aujourd’hui. Le débat a été ouvertement lancé par les organisations de la société civile qui ont soulevé le problème devant le Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo. En effet, le 10 mai 2011, M. Modeste Gonda du Collectif inter ong de Centrafrique (CIONGCA) ; M. Joseph Bindoumi de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH) et bien d’autres leaders des organisations de la société civile en Centrafrique ont saisi le Médiateur sur certains dysfonctionnements enregistrés dans les hôpitaux de la place.

En écoutant les leaders des Ongs, il s’est dégagé que les médecins sont en parti, les responsables des cas de mort dans les hôpitaux et que ces derniers ne sont jamais, ne fusse qu’un jour, inquiétés. Devant cette accusation, Mgr Paulin Pomodimo, de par sa sagesse les a remercié de prendre le chemin de la médiation afin qu’une solution durable soit trouvée à ces actes. Selon la démarche du Médiateur, les autres parties devront passer pour livrer leur version. C’est ainsi que les médecins ont été conviés à la Médiation du 20 mai dernier pour donner leur point de vue sur la question. Quatre professionnels du corps médical étaient présents au rendez-vous, à savoir le Dr Boniface Koffi, président du conseil de l’ordre des médecins de Centrafrique et Dr Wilfried Nambei, secrétaire général du conseil; le Pr Sépou Abdoulaye, Vice Doyen de la Faculté des sciences de la santé à l’université de Bangui et enfin Mme Suzanne Onambele, présidente de l’Amical des sages-femmes de Centrafrique.

Les mêmes points de vue sont partagés par ces professionnels de santé. D’une part, ils reconnaissent la faiblesse du système médical lié à certaines défaillances du personnel de santé et ayant son impact direct sur les malades, entraînant ainsi des cas de morts évitables. D’autre part, ils ont décrié les conditions difficiles dans lesquelles le personnel de santé en République centrafricaine s’efforce de travailler. Au nombre des dysfonctionnements énumérés par la société civile, le Dr Koffi a noté que les textes qui régissent le bon fonctionnement des hôpitaux existent, mais restent leur application.

Or le respect de la hiérarchie qui devait en principe garantir l’application de ces textes, n’y est pas observé. Pour ce qui concerne le cas des rackets des malades, Dr Koffi impute la responsabilité aux malades eux-mêmes, car ils préfèrent les facilités et corrompent pour ce faire les agents de santé. Aussi pour les quelques dénonciations qui ont été faites par les patients, ces derniers ne précisent pas toute fois quel agent précisément est l’auteur de la corruption ou du sabotage afin qu’il soit poursuivi, car les textes l’ont prescrit.

L’abcès a été crevé par le secrétaire général du conseil de l’ordre des médecins lorsqu’il a énuméré point par point les difficultés que rencontrent les professionnels de santé dans l’exercice de leur fonction en relation avec les cas de mort d’hommes dans les hôpitaux en Centrafrique. Entre autres difficultés, il a signalé le problème d’intégration, le recouvrement des coûts et le coût de prestation, le manque de moyens matériels «tout ça c’est la faute de l’Etat» a-t-il déclaré. Mme Suzanne ajoute l’absence total des kits d’urgence et de poche de sang, d’ambulance dans les formations sanitaires et le problème de motivation du personnel de santé à travers les décorations qui est un signe de reconnaissance envers les personnels de santé et l’augmentation des salaires selon les grades. Elle a noté que c’est «démotivant» que le professionnel de santé se batte dans des conditions difficiles pour sauver des vies et que paradoxalement, l’on est toujours prêt à lui faire des remontrances. Reprenant la parole à la fin, le Mgr Paulin Pomodimo a substitué la rencontre avec les sages-femmes à une rencontre restreinte quoi regroupera un représentant du ministère de la santé, de la société civile et du corps médical.

 

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