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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 03:59




 

Bangui, 11 nov. (ACAP) - Le ministre de la sécurité, de l’immigration et de l’ordre public, le Général Jules Bernard Ouandé, a dénoncé, mercredi 11 novembre 2009, « la montée de la criminalité, la pratique de l’escroquerie et de faux et usage de faux », à Bangui, au cours d’un point de presse en présence d’une dizaine de personnes interpellées sur les divers délits.


  Selon le Général Ouandé, un nouveau système de braquage a vu le jour à Bangui et consiste pour les braqueurs d’utiliser des armes blanches en pleine route, à une certaine heure avant de retirer de leurs victimes tout objet précieux ou argent.

Il a expliqué que cette pratique est développée au Kilomètre 5, précisément au niveau du marché Kokoro, du marché Mamadou Mbaïki, à l’issue Koudoukou, au quartier Lakouanga, à Combattants et arrondissement ainsi sur l’avenue Mbaïkoua dans les quatrième et huitième arrondissements de Bangui.

 « Nous ne voulons pas tuer, nous sommes pour la paix et les Droits de l’homme, C’est ce qui doit caractériser la police centrafricaine », a préciser le ministre le Général Ouandé qui a annoncé des mesures qui s’imposent au cas où il n’y aurait pas de changement.

Il a cité le cas du 8 novembre 2009 où, MM. Boris Mobéda, Cyrille Béoroféi et Dieubénit Ibloke ont poignardé une jeune fille à Lakouanga pour de lui prendre de l’argent, tandis que M. Idriss Dérant Francis, chargé de vendre les produits de braquage et un de ses complices se sont fait arrêter par la Police de Zongo, en République Démocratique du Congo.

A Galabadja cependant, un trio a assassiné un jeune garçon de quatorze ans avant de le violer et de jeter son corps au bord de la route.

« La population centrafricaine a raison, la population de Bangui à raison, quand elle se voit menacée, elle se dit où est ma Police? Mais vous assure que la Police fait son travail en dépit des moyens limités dont elle dispose », a rassuré le ministre Ouandé.

Pour ce qui est de l’escroquerie, il a cité le cas de M. Chakir Djibrine, alias Mubarak, 28 ans, nationalité centrafricaine, qui se dit « spécialiste d’escroquerie » au marché central de Bangui.

« M. Chakir Djibrine, alias Moubarak que vous avez là est devant vous est un homme dangereux. Il empoisonne ses victimes dans des bouteilles de yaourt contenant une dose de valium. Après la consommation, la victime est emportée par le sommeil avant d’être dépouillé par M. Chakir Djibril », a indiqué le ministre.

 « Je vais expliquer un de ces cas, un jour, M. Chakir Djibrine va chez une femme dont il venait de faire la connaissance; Amicalement, il lui offre deux boites de yaourt. A peine a-t-elle fini la deuxième boite qu’elle est emportée par un sommeil profond. Et M. Chakir l’a portée comme un bébé dans son lit conjugal pour la violer et emporter tout ce qui était bien dans son salon », a expliqué le Général Ouandé.

M. Roger Ango, dix huit ans, s’illustre quant à lui dans la falsification des diplômes, de visa, de permis internationaux, de la carte nationale d’identité. Il détient toutes les signatures et tous les cachets des autorités politiques et administratives du pays et travaille dans « un réseau qu’il refuse de dévoiler » jusqu’ici.

 « Je demande à ces jeunes de changer. Au cas contraire, je vais prendre les mesures qui s’imposent », a déclaré le ministre de la sécurité, de l’immigration et de l’ordre public, le Général Ouandé.

 Ii a enfin regretté le fait que les personnes jugées et transmises à la maison d'arrêt de Ngaragba sont souvent quelques heures plus tard, libérées avec la complicité de certaines autorités du pays.

 Pour l'heure, toutes les personnes interpellées sur les questions citées ci-haut sont à l'Office centrafricaine de répression du banditisme (OCRB) de Bangui.

 

Mercredi 11 Novembre 2009 - 14:09

 
NDLR : Il serait intéressant que le général Ouandé donne les noms des autorités du pays qu'il semble bien connaître et qui se font complices des bandits et des délinquants qu'elles font aussitôt libérer  lorsque ceux-ci sont jugés et déférés en prison pour qu'on puisse les dénoncer, ceci afin qu'elles ne recommencent plus.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société