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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 01:33

 

 

 

Bozizé fait du sport

 

 

source : http://www.centrafriquelibre.info/   12 mars 2013

 

Dans trois jours, les « libérateurs » comme on les appelait auront 10 ans de règne. La RCA ne jubilera sans doute pas pour cette libération, car elle est à moitié occupée par un mélange hétéroclite de rebelles. L’incurie des pseudos libérateurs a conduit la RCA à la catastrophe. Le pays est devenu en effet, ingouvernable.

 

 

Bangassou, la plus grande ville de l’Est et capitale du Mbomou et de la région sanitaire numéro 5 n’est plus sous le contrôle des autorités Centrafricaines, et d’ici quelques jours la chute de la ville d’Obo, capitale de la préfecture  du Haut Mbomou, située à la frontière du Sud Soudan, est inéluctable. Ce chef-lieu  qui se trouve à 1200km de Bangui  est dépourvu de tout et abandonné depuis des années.

 

 

Les populations de ces régions déjà meurtries par cinq années d’occupation des psychopathes du seigneur de guerre ougandais Joseph Kony, vivent une situation dramatique dans une totale opacité des dirigeants prostrés à Bangui et de la nonchalance de la communauté internationale à intervenir.

 

 

Les peines de ces populations dépassent de loin  celles vécues par les maliens après la prise de la partie Septentrionale de leur pays par les islamistes. Avant le déclenchement des hostilités, les opérateurs économiques de ces zones parcouraient jusqu’à 2500km, soit deux semaines au minimum de voyages dans des conditions draconiennes pour gagner Douala, la capitale économique du Cameroun, pour y effectuer des achats de marchandises.

 

 

Depuis le 10 décembre qui marque le début des attaques de la Seleka, les commerçants de ces localités sont coincés à Bangui après leur séjour à Douala, faute de nombreuses barrières sur les  routes et de l’aggravation de la situation sécuritaire.

 

 

Sans la mise en place  d’un corridor humanitaire pour faciliter la circulation des personnes et des biens dans les zones affectées par le conflit, des centaines de centrafricains vont périr. Car les hôpitaux, les dispensaires, et les petits centres de santé manquent de médicaments et ne peuvent être ravitaillés.

 

 

Les femmes enceintes vivent avec la peur au ventre. En cas de complications au moment de leur accouchement, elles ne peuvent bénéficier d’une césarienne, utile à la préservation de leur vie et celle des nouveaux- nés, car les groupes électrogènes sont non seulement aux arrêts à cause de leur vétusté, mais il y a aussi une pénurie de carburant. On ne manque pas également de signaler une carence criante sur l’effectif de personnels soignants.

 

 

Malgré ce drame sans précédent, ni les officiers des Forces Armées Centrafricaines, ni les intellectuels qui collaborent avec le régime ne secouent leur apathie pour convaincre le président de Bangui à changer de politique.

 

 

Les Centrafricains doivent impérativement se réconcilier le plus vite possible s’ils veulent garder leur pays, car l’apocalypse est proche.

 

 

Wilfried Maurice SEBIRO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion