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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:52

 

 

RCA militaire en RCA PierreHoltz

 

 

LIBREVILLE, 2 nov 2010  AFP | 02.11.2010 | 18:18| La rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) a démenti mardi avoir enlevé vendredi dans le nord-est de la Centrafrique 21 agents qui participaient au recensement en vue des élections et s'estime victime d'une "manipulation", selon son coordonnateur.

La rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) a démenti mardi avoir enlevé vendredi dans le nord-est de la Centrafrique 21 agents qui participaient au recensement en vue des élections et s'estime victime d'une "manipulation", selon son coordonnateur.

"La CPJP ne va pas nous amener à changer de langage, les informations sont précises: les agents recenseurs ont été enlevés par la CPJP", a de son côté réaffirmé mardi une source du haut commandement militaire.

"Ce n'est vraiment pas nous", a affirmé Bevarrah Lala, coordonnateur de la "marche de la CPJP". "En réalité, c'est une pure manipulation du gouvernement pour jeter le discrédit sur la CPJP", a-t-il déclaré à l'AFP joint par téléphone depuis Libreville.

Samedi, la source du haut commandement militaire avait annoncé que "21 agents recenseurs qui acheminaient les données du recensement à Birao (nord-est) ont été interceptés par des éléments de la CPJP qui les détiennent en ce moment".

L'information avait été confirmée par Rigobert Vondo, porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI) en Centrafrique, qui avait précisé que "ces agents recenseurs convergeaient vers Birao avec les données du recensement qui ont été détruites par les rebelles".

Pour M. Lala, "il y a eu une révolte des agents recenseurs de la CEI".

"C'est dû au problème de per diem (indemnités journalières) (...), ils ne l'ont pas touché", a-t-il expliqué, ajoutant que "les agents ont confisqué les listes en attendant d'être payés".

"Nous ne nous battons pas contre les agents recenseurs", a ajouté le coordonnateur pour qui Bangui ne veut "pas aller aux élections dans la transparence et la quiétude" et cherche "des raisons pour retarder les élections".

"Ce qui est sûr, il y a un certain nombre de problèmes que la CEI gère en ce moment, tels que les problèmes de per diem, qui ont amené le gouvernement à mettre la main à la poche", a réagi le porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika, selon qui le gouvernement préfère attendre "d'avoir tous les éléments de ce dossier pour (se) prononcer clairement".

Pour une source du haut commandement militaire, "comme toujours dans cette situation, la CPJP cherche à gagner du temps".

Le recensement en vue des élections présidentielles et législatives dont le premier tour doit se tenir le 23 janvier 2011 s'est terminé le 21 octobre mais la liste électorale définitive n'est pas encore connue.

Ces opérations de recensement doivent doter le pays d'une liste permanente, selon la CEI qui estime le corps électoral entre "1,6 à 1,8 million" de personnes.

La CPJP n'a pas signé les accords de paix en Centrafrique. Son principal dirigeant est l'ex-ministre Charles Massi dont les proches affirment qu'il a été torturé à mort en janvier dans une prison centrafricaine.

 

 

Opinion d'un compatriote reçue à la rédaction

 

"Les forces armées centrafricaines sont inquiètes : les récents enlèvements dans la ville d’OBO, l’occupation du terrain par les troupes de la LRA et, bien plus, leurs conséquences, en particulier les 21 agents recenseurs enlevés par la CPJP dans la VAKAGA, en sont les illustrations. La république centrafricaine, dirigée aujourd’hui par des hommes incapables, n’a pas de vision géopolitique et stratégique à long terme et se réfugie, désormais, derrière les élections de Janvier 2011, ce qui peut passer pour une erreur magistrale.

 

Les forces armées centrafricaines sont aujourd’hui divisées selon des clivages ethniques et régionalistes  et sont connues pour leur indiscipline, leurs violations des droits de l’homme, leur insubordination et leurs activités criminelles. Alors que les conditions de vie sont difficiles et ingrates pour la plupart des militaires, une poignée d'officiers supérieurs proche du régime en place vit dans l’opulence. La gestion financière est entachée de corruption, les institutions de contrôle civiles et militaires sont inexistantes. L'armée centrafricaine est mal formée.

 

On peut rappeler que, depuis quelques mois, le ministre de la défense, personnage peu populaire dans les rangs kakis,  par sa façon de faire, ne cesse de froisser (pour ne pas dire plus) certains officiers des forces armées centrafricaines.

 

Le malaise de l’armée est bien réel, et le gouvernement ferait bien de s’en préoccuper, en évitant de remettre de l’huile sur le feu par des arrestations injustes et inappropriées, comme celles du chef de bataillon Ismael KOAGOU et d’un officier  Elmar Marcia Kongbo tous les deux démissionnaires.

 

Une armée qui n’a plus le moral n’est pas le meilleur moyen de maintenir la paix et de défendre ce qui doit l’être en cas de besoin.

 

Centrafricainement."

 

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