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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 01:54

 

 

 

 

wily-Sébiro

 


source :  http://www.centrafriquelibre.info/

 

 

L’Union Démocratique pour le Progrès du Peuple, 55eme parti politique dans l’ordre de la création vient de se distinguer des autres partis de l’opposition pendant la chasse aux ministères qui s’est soldée par la nomination de trente trois ministres.

 

Mis sur les fonts baptismaux le 20 septembre par des dissidents du MLPC qui avaient soutenu le président Patassé lors des mascarades de 2011, l’UDPP entend pérenniser les idéaux de ce dernier, afin de conquérir le pouvoir en Centrafrique.

 

Le docteur Maïtart Djim Arem, professeur des Sciences de l’éducation, ancien vice -président de l’assemblée nationale en est le président. Le butin apporté par la Séléka a décidément fait des vagues au sein de tous les partis politiques centrafricains.

 

Alors que tous les présidents des formations politiques se sont imposés pour entrer dans le gouvernement d’union nationale de Me Tiangaye, les militants de L’ UDPP ont eu le dernier mot au sein de leur mouvement.

 

Convaincu de leurs objectifs qui est la conquête du pouvoir et l’animation de la vie politique en Centrafrique, les membres de ce jeune parti ont d’abord jeté leur dévolu sur le député de Paoua 1 l’honorable Edgard MBaïkoa, Secrétaire général du parti, qui a malheureusement décliné l’offre.

 

Après ce refus, les membres ont contre toute attente apporté leur soutien à Maurice Yondo au détriment du président, Monsieur Maïtart Djim Arem, un vétéran de la politique et intellectuel avéré. Les militants de L’UPPD ont tranché pour la clairvoyance de ce dernier afin d’animer leur mouvement et d’en faire un parti avant-gardiste. En bon démocrate, le leader a vite entériné ce choix et s’est vite remis au travail.

 

Ce faisant, L’UDPP a accompli deux actes forts: le premier concerne le choix d’un militant face au président de son parti pour participer au GUN, ce qu’on a pas observé dans les autres partis où la méthode despotique a été utilisée: « J’ai crée le parti, c’est moi qui commande, donc je rentre au gouvernement et vous les militants, vous devez m’applaudir et si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez quitter le navire comme vous êtes arrivés » cette caricature résume la pensée des politicards centrafricains assoiffés de pouvoir.

 

Deuxio, la désignation d’un citoyen du Sud Est comme ministre dans un parti qualifié à tort de rassemblement de nordiste.


Monsieur Maurice Yondo, ingénieur des Eaux et Forêts d’ethnie yakoma qui a été plébiscité a un petit bémol qui entache un peu cette prouesse; il a déjà été ministre dans le passé, ce qui pousse certains observateurs à taxer Me Tiangaye de prendre les mêmes et de recommencer.

En effet un grand nombre de personnalités de ce gouvernement ont été déjà ministres dans le passé et la déliquescence actuelle du pays ne permet pas leur retour en activité.

 

L’échec de la RCA  se résume en partie par la défaillance de la classe dirigeante qui tarde à être renouvelée. Cette classe est dominée par des conservateurs qui ont été formés en Europe grâce aux bourses que l’État centrafricain et la coopération française leur octroyaient.

Ces derniers une fois rentrés au pays vivent dans le confort en se faisant prendre en charge par le trésor public depuis deux ou trois décennies, pendant que la moitié de la population tire le diable par la queue.


Aujourd’hui l’État centrafricain est incapable d’envoyer les jeunes à l’étranger ou de bien les former, cette défaillance augure des lendemains durs pour la jeunesse. En choisissant un centrafricain de l’Est, le parti UDPP vient de marquer un grand point sur ses détracteurs et entend travailler avec tous les fils du pays sans distinction de leur origine ethnique.
L’UDPP compte actuellement deux députés à l’assemblée nationale Centrafricaine.

 

Face à la menace de la perte de la souveraineté qui pèse sur la RCA et qui suscite actuellement l’engouement des jeunes centrafricains à vouloir sauver ce qui reste de leur pays, L’UDPP se veut une tribune de débat, de propositions et de tout ce qui peut contribuer au développement de ce pays. Les jeunes soucieux du développement sont donc avertis, avant de s’engager en politique. Il est temps qu’ils prennent en main leur destinée


Maurice Wilfried Sebiro

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