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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:38


Massi.jpg

 


François Bozizé continue de nier que l'opposant Charles Massi ait été tué par son armée.


Enquête exclusive.

Investi l'année dernière à la tête du mouvement rebelle - la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), à dominante ethnique runga, le colonel Charles Massi, ancien ministre d'Etat qui a la double nationalité centrafricaine et française, serait décédé le 30 décembre à la prison de Bossembélé à la suite de tortures.

Ce décès a été confirmé à des membres de sa famille installés à Bouar par deux officiers enquêteurs de la gendarmerie, proches du ministre centrafricain de la justice, Laurent N'Gon Baba. Selon nos sources, Charles Massi s'était installé au mois d'octobre 2009 dans la région de Baminguin-Bangoran pour réanimer une poche de résistance. Au mois de décembre, ses hommes ont tenté de couper la route stratégique qui relie Sido à Bangui. Au Tchad, le CPJP bénéficie du soutien des tribus sara-kaba, aux alentours de la ville de Kyabe (Moyen-Chari).

A la fin de l'année dernière, au lendemain de la visite à Moundou (sud du Tchad) du président Idriss Déby, une patrouille militaire tchadienne a pénétré en Centrafrique et s'est emparé de Charles Massi, près de Sido. Massi a été trahi par un membre de son état-major. L'opposant a ensuite été remis par le président tchadien à son homologue François Bozizé. Ce dernier aurait alors garanti à Idriss Déby qu'il n'arriverait rien de fâcheux à Massi, membre de la loge "Amour et solidarité" dont le président est le vénérable grand maître...

Le capitaine Vianney Semdiro, commandant de la compagnie "Eclair", ainsi que l'attaché militaire du Tchad en Centrafrique auraient d'abord conduit Massi à Bongossi, village natal du Chef de l'Etat, puis à la prison de Bossembélé sous la surveillance du capitaine Eugène Ngaïkouessé et du lieutenant Alaroum. Son épouse, Denise Massi, demande la création d'une commission d'enquête indépendante. Les anciens collègues de Massi à l'Ecole navale de Bordeaux se sont aussi mobilisés pour connaitre la vérité sur sa disparition.


Source : La Lettre du Continent n° 581, du 4 février 2010.

 


Affaire Charles Massi  un témoignage exclusif RFI


Par
  RFI 5 février 2010

  Nouveau témoignage dans le dossier Charles Massi, cet ancien ministre du président Bozizé devenu chef rebelle et dont sa famille n’a plus de nouvelles depuis plus d’un mois et demi. Il s'agit de celui du commandant Ali Souleymane qui se trouvait avec lui le jour de son enlèvement le 18 décembre.

Selon son épouse, Denise Massi, interrogée sur RFI le 27 janvier 2010, Charles Massi serait mort des suites des tortures qu’il aurait subies dans une prison en Centrafrique. Le gouvernement centrafricain dément.

Nous vous proposons un nouveau témoignage : celui d’un des hommes qui se trouvait avec Charles Massi le 18 décembre 2009, date de sa disparition. Cet homme s’appelle commandant Ali Souleymane. Il affirme que Charles Massi a été arrêté au Tchad, tout près de la frontière centrafricaine, par l’armée tchadienne. Ali Souleymane a, avec lui, le téléphone satellitaire de Charles Massi.

 Le commandant Ali Souleymane raconte...

Charles Massi et lui sont arrivés à la frontière, côté tchadien, avec une quinzaine d'hommes le 18 décembre 2009. Ils étaient venus récupérer du «matériel de guerre» avant de rentrer en RCA, lorsqu'ils ont été attaqués par l'armée tchadienne. Il dit avoir réussi à s'enfuir, mais pas Charles Massi qui a été emmené, derrière une moto

« Nous sommes arrivés à la frontière, c’était le 18 décembre… Charles et moi… quinze personnes… Ils ont capturé le président Charles Massi… je suis un chanceux, je me suis échappé... »

Le clan BOZIZE cache la vérité.

 

Selon les informations recueillies à Bangui, les «démentis», de Jean Francis BOZIZE – Ministre délégué à la Présidence de la République, Chargé de la Défense Nationale – et de François BOZIZE – Président de la République Centrafricaine, Chef de l’Etat, Ministre de la Défense Nationale, concernant l’enlèvement, la torture et l’assassinat de Charles MASSI par les autorités centrafricaines, visent à « cacher la vérité ».

Le fait,  pour « Jean Francis BOZIZE » et « François BOZIZE », de déporter « manu militari » Mme Denise MASSI vers la France le jeudi 14 janvier 2010, alors que celle-ci, « Franco-Centrafricaine »,  était arrivée la veille pour connaître la vérité sur le sort qu’ils ont réservé à son époux, est un aveu supplémentaire de leur culpabilité.

Invoquer, lors de cette opération commandée par ces « hautes instances », la «  sécurité d’Etat »pour s’en prendre à une femme seule et dans la détresse, est un acte d’une lâcheté telle qu’elle prouve, à elle seule, que les autorités centrafricaines connaissent et cachent la vérité concernant l’enlèvement, la torture et l’assassinat de notre Président-Fondateur, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI. D’ailleurs, à qui d’autre pourrait bien profiter la disparition de Charles MASSI ?

Le FODEM rappelle que Charles MASSI n’a été à l’origine de la création d’aucune des rébellions qui ont fait appel à lui pour ouvrir une Médiation pour la Paix.  Charles MASSI a conditionné son engagement à l’arrêt immédiat des exactions sur la population et à la recherche d’une solution de paix pour tous.  François BOZIZE a refusé la médiation de Paix proposée via le Président Idriss DEBY ITNO au mois de juillet 2009.

Au lieu d’orchestrer, à la Radio Nationale, une campagne de désinformation visant à « diaboliser » le « rebelle » Charles MASSI et à préparer l’opinion publique nationale et internationale à l’annonce de son décès du fait de mercenaires ou de coupeurs de routes dans la zone des trois frontières (Tchad, Cameroun, Centrafrique) ; les autorités centrafricaines feraient mieux d’apporter leur concours à la manifestation de la vérité et de la justice, dont François BOZIZE est le garant. Dans un Etat dit de « droit », c’est au Ministre de la Sécurité Nationale et de l’Ordre Public : Général Jules Bernard OUANDE (étrangement silencieux) qu’il revient d’assurer la protection de tous les citoyens et au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : M. Laurent NGON BABA (étrangement silencieux) d’ordonner une enquête.

Charles MASSI a toujours demandé et proposé des solutions pacifiques de sortie de crise, afin de permettre aux dizaines de milliers de réfugiés centrafricains de rentrer chez eux et à la nation de retrouver la quiétude, nécessaire et indispensable au développement et à l’épanouissement de notre pays.

Charles MASSI a été désigné le 10 avril 2009 Président du Conseil Politique de la CPJP par le Conseil Suprême de la CPJPafin de permettre l’instauration de la Paix pour Tous.

Malgré les nombreuses démarches engagées, le Président François BOZIZE persiste dans sa stratégie de « réduire au silence » tous ceux qui disent non au retour de l’empire et croient en la dignité du peuple centrafricain.

Le FODEM lance un ultime appel à la compassion du Président François BOZIZE et du Ministre Faustin Archange TOUADERA afin qu’ils permettent à une ONG ou une personnalité indépendante de rencontrer Charles MASSI et d’apporter des nouvelles rassurantes à sa famille, ses parents et ses amis.

Nous demandons aux députés de l’Assemblée Nationale d’ouvrir une « commission d’enquête »afin de préciser les raisons pour lesquelles le Gouvernement n’a pas présenté Charles MASSI aux Institutions Judiciaires de la République.

Le FODEM lance un appel à toutes les Forces Vives de la Nation, aux Présidents des Pays de la CEMAC et aux représentations des pays partenaires de la République Centrafricaine afin qu’ils se mobilisent et nous assistent pour obtenir la vérité concernant la situation de notre Président Fondateur, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI.

Fait à Paris, le 4 février 2010.

Pour le Bureau Politique du FODEM
Le Président du FODEM France

Saturnin NDOMBY

www.fodem.org – contact@fodem.org
Tél : 06 09 12 95 50 – 
satndomby@hotmail.com

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