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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 03:22

 

 

 

CEEAC

 

 

04 Avril 2013 - 08:21 (Xinhua) 

 

Réunis mercredi dans la capitale tchadienne, les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), élargis aux président sud-africain et béninois, ont recommandé la mise sur pied d'un collège inclusif pour diriger une transition de dix-huit mois maximum en Centrafrique, une dizaine de jours après l'éviction du pouvoir de François Bozizé par les rebelles de la Séléka.


Les leaders de l'Afrique centrale, à l'instar de la communauté internationale, ont condamné la prise de pouvoir par les armes en RCA et appelé le dirigeant de la Séléka, le général Michel Djotodia, à se conformer aux accords de paix de Libreville signés le 11 janvier 2013.


"Il nous paraît impossible, à l'état actuel des choses, de reconnaître un homme qui s'est autoproclamé président. Et nous pensons que la gestion de la République centrafricaine doit repartir et se faire sur la base des accords de Libreville. Dans ce cadre, il y a un Premier ministre de consensus", a déclaré à la presse le président Idriss Déby Itno, qui assure la présidence en exercice de la CEEAC.


Pour le reste, le chef de l'Etat tchadien et ses pairs de la région ont recommandé la création d'un collège qui va être élu par les forces vives de la Nation centrafricaine: partis politiques, associations de la société civile, congrégations religieuses, jeunes, femmes, etc.


"Ce collège qui va être à la tête de la transition, doit jouer le rôle de l'exécutif. Il va désigner, pour la période de transition, un Président. C'est aux Centrafricains de décider qui ils veulent. Nous, nous ne leur imposons personne", a martelé le président Déby Itno. Avant de préciser que "la transition ne doit pas excéder dix-huit mois maximum".


A côté du collège exécutif, les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC recommandent également la création d'un organe constituant qui va jouer le rôle de l'Assemblée nationale.

 

"Sa mission première, pendant la transition, est de rédiger et de mettre à la disposition du peuple centrafricain une Constitution, et de légiférer", a expliqué le chef de l'Etat tchadien.

 

Dès jeudi 4 avril 2013, les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC se rendront à Bangui, capitale de la République centrafricaine, pour véhiculer les décisions des chefs d'Etat et convaincre les forces vives et l'ensemble de la classe politique centrafricaine au sujet d'un consensus, bénéfique au peuple centrafricain. Les conclusions de la mission à Bangui des ministres des Affaires étrangères seront connues lors d'une prochaine rencontre des Chefs d'Etats de la CEEAC prévue à N'Djaména.


Par ailleurs, le président déchu centrafricain François Bozizé, qui s'est réfugié au Cameroun depuis sa fuite de Bangui, peut trouver un nouveau refuge au Bénin "s'il en fait la demande".


"Nous avons demandé à la République soeur du Bénin de l'accueillir avec sa famille. Nous espérons qu'un jour il reviendra dans son pays avec ses parents, quand la situation va se décanter", a expliqué le président en exercice de la CEEAC.


Enfin, à ses pairs de l'Afrique centrale réunis à N'Djamena, le chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma a annoncé la volonté de son pays de retirer les forces sud-africaines de la République centrafricaine mettant ainsi fin à un accord bilatéral signé entre les deux Etats en 1997.

 

"Le président Zuma nous a rassurés qu'il reste disponible, à la demande soit de la CEEAC soit de l'Union africaine, pour les besoins de la cause, à nous appuyer, même en envoyant des forces", a affirmé le président Déby Itno.


Créée par un traité signé en octobre 1983 à Libreville (Gabon) mais entré en vigueur au mois de décembre 1984, la CEEAC regroupe dix Etats membres: Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, RD Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé & Principe et Tchad.

 

Seuls trois d'Etat (sur dix) de la CEEAC ont répondu à l'invitation de leur homologue tchadien: le congolais Denis Sassou Nguesso, l'équato-guinéen Obiang Nguéma Mbasogo et le gabonais Ali Bongo. La Centrafrique était présente à N'Djaména à travers une forte délégation conduite par le Premier ministre de transition, Nicolas Tiangaye, et comprenant toutes les forces vives du pays. Le Cameroun s'est fait par son vice-premier ministre, Amadou Ali, et la RD Congo par son ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda N'Tungamulongo.


Etaient également présents à la rencontre de N'Djaména le président sud-africain, Jacob Zuma, et son homologue béninois, Yayi Boni, le nouvel envoyé spécial de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en RCA, Louis Michel, ainsi que des représentants de l'Union africaine et de l'Union européenne.

 

 

 

 

NDLR : Trois chefs d'état seulement sur les dix que comptent la CEEAC ont consenti à faire le déplacement de N'djaména pour prendre part au sommet sur la situation en Centrafrique. C'est dire combien Bozizé Yangouvonda a fini par lasser et exaspérer les 7 autres qui ont boycotté le sommet, tant ils en ont assez de devoir chaque fois se pencher sur les conséquences de l'incompétence et des turpitudes de Bozizé que tout le monde a laissé tomber comme un fruit mûr.  

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