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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:34

 

 

 

troubles à Bangui

 

 

 

Ai- Jeudi, 04 Août 2011 12:37  Rca- Les étudiants de l’Université de Bangui mécontents ont barricadés  le 1er aout dernier la voie publique. Entre autres  revendications,  la démission du directeur général de la bourse nationale et de Stage Personne Fékéré. Bon nombre d’étudiants avaient pris d’assaut l’avenue des Martyrs, pour y ériger des barricades et brûler des pneus.

Alertées, la Police Centrafricaine et la Gendarmerie ont fait une descente, tirant des gaz lacrymogène et des balles réelles pour disperser les manifestants.

Bilan : plusieurs étudiants arrêtés. Les deux autres blessés par balles ont été internés  à l’hôpital où ils reçoivent depuis lors des  soins.

Pour le Recteur de l’Université de Bangui, Prof Gustave Bobossi, « la réaction des forces de l’ordre est la suite logique de cet évènement car  les étudiants ont occupé la voie publique et troublé l’ordre public».

A l’en croire, les étudiants réunis en assemblée générale  ont décidé  de la reprise des activités de la commission nationale d’attribution de bourse et ont par contre exigé la démission  du directeur général de la bourse nationale et de stage.

Quant à ce qui concerne la démission du directeur général de la bourse, M Personne Fékéré, le vice chancelier de l’université de Bangui s’est inscrit en faux car selon lui, « M Fékéré est une personnalité à qui doit être respecté au même titre l’institution qu’il dirige et représente ».

Il a par ailleurs conseillé aux étudiants de chercher à négocier auprès autorités universitaire ou départementale.

Le 02 août, un calme précaire régnait au  campus, les portes des facultés hermétiquement fermées à clés.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : La réaction des forces de répression est brutale et totalement disproportionnée. Le pouvoir prend la lourde responsabilité de faire du « maintien de l’ordre » en tirant des balles réelles donc létales. C’est inadmissible ! C’est du jamais vu ! Cela est d’une extrême gravité et doit être dénoncé et condamné fermement !

 

 

Centrafrique: Ils demandent la fermeture de l’ENS

Par Kpangbandjé - 04/08/2011 JdB

C’est ce qui figure sur la pétition des 452 ressortissants de l’ENS en instance d’intégration

 

Des enseignants du fondamental 2 en instance d’intégration, réunis au sein du collectif des ressortissants de l’école normale supérieure en instance d’intégration (CRENSI), ont rendu publique une pétition dans laquelle, ils demandent la fermeture pure et simple de l’école normale supérieure qui les forme sans débouché. Cette décision intervient au sortir de leur assemblée générale ordinaire en date du 30 juillet dernier.

Les ressortissants de l’école normale supérieure avaient déjà manifesté leur mécontentement en organisant un sit-in. Malgré une réception par le Chef du gouvernement, ils avaient promis poursuivre les actions jusqu’à obtention de gain de cause. Lors de ladite assemblée générale ordinaire en date du samedi 30 juillet 2011, ces derniers ont signé une pétition dans laquelle ils demandent au premier ministre Faustin Archange Touadéra et son gouvernement, d’intervenir énergétiquement afin que les professeurs qualifiés qui sont au nombre de 452 soient intégrés dans la fonction publique afin de prêter mains fortes au système éducatif centrafricain. Ils prennent comme raison, le problème de baisse de niveau décriée par tous, la formation massive des enseignants sans intégration, etc.

Selon eux, il n’est plus nécessaire que l’école normale supérieure continue d’exister puisque après la formation, ses ressortissants au lieu de rentrer dans la fonction publique comme tout formé de l’école nationale de la magistrature (ENAM), de l’école nationale de la police ou de la gendarmerie, etc., eux, c’est le chômage indéterminé qui les attend. Selon des indiscrétions, le secteur du fondamental 1 traverse la même galère, notamment avec les ressortissants de l’école normale des instituteurs dont plusieurs promotions attendent l’intégration. Du coup, on se demande si le gouvernement est conscient du réel problème de baisse de niveau auquel fait face la République centrafricaine et aussi le taux d’analphabétisme qui ne cesse de grimper.

Pour le compte de l’année académique 2010-2011, la majorité des établissements d’enseignements ne comptent que des enseignants vacataires et/ou stagiaires. Et pourtant, les vacataires aussi, de leur côté, se plaignent du fait que leurs frais de vacation des années 2009 et 2010 ne leur sont pas encore versés. Face à tous ces problèmes, on se demande encore comment l’année scolaire 2011-2012 va démarrer. Si dans leur pétition les ressortissants de l’école normale supérieure demandent la fermeture, cette information est confirmée par des administrateurs de cette école de formation qui reconnaît que c’est du non-sens si l’on forme pour mettre les ressortissants au chômage.

 

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