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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 02:52

 

 

Bozizé pdt

 

 

Bangui, vendredi 25 juin 2010 ( Xinhua) - Le Coordonnateur de l’Union des Forces vives de la Nation (coalition des partis de l’opposition démocratique), Maître Henri Pouzère, a décrit la proposition d’organiser les élections le 24 octobre comme "une précipitation".

"La proposition du 24 octobre pour le premier tour des élections tout ça c’est une proposition de l’imaginaire de n’ importe qui", a déclaré Henri Pouzère à la suite d’un entretien avec le président de la Commission électorale indépendante (CEI) mercredi à Bangui.

"On a oublié que le président de la République avait insisté lourdement le 29 avril que rien ne pouvait être fait et arrêté définitivement sans l’accord d’une part de l’opposition démocratique, d’autre part de la majorité présidentielle et également la position de l’international. C’est un travail comme ça qui doit être fait (..)", a-t-il encore déclaré, ajoutant que l’opposition ne se reconnaissait pas dans ce chronogramme.

Le président de la CEI le Pasteur Joseph Binguimalé avait invité les parties prenantes au processus électoral à discuter et voir dans quelle mesure ils pouvaient s’entendre sur la manière de conduire les élections.

Mais pour Henri Pouzère, jusqu’ici, "ni le bureau de la CEI, ni l’ensemble de la commission, personne n’est suffisamment armé pour dire quoi que ce soit qui puisse rassurer sur l’évolution du processus électoral".

"Si l’opposition n’est pas d’accord avec la date elle n’a qu’à faire une proposition de date, une proposition de chronogramme. Le gouvernement attend une date fixe et urgente pour qu’on aille aux élections tout de suite", a pour sa part déclaré le ministre porte- parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika.

Il a indiqué que le président de la République ne signera le projet de décret pour entériner la date définitive des élections que le financement sera acquis et "lorsque le désarmement dont la clé réside entre les mains de l’opposition " est en bonne voie.

Les élections présidentielles et législatives centrafricaines avaient été reportées sine die après avoir été convoquées pour le 23 avril puis le 16 mai 2010. La CEI vient de proposer un nouveau chronogramme fixant la date du premier tour des élections au 24 octobre et du deuxième tour le 19 décembre 2010.

 

 

NDLR : Bozizé ne veut plus aller aux élections et s'abrite désormais derrière d'une part, la loi anticonstitionnelle prorogeant indéfiniment son mandat et d'autre part, il fait de la finalisation du programme DDR une conditionnalité des consulations pour s'éterniser au pouvoir alors que pour l'opposition, cette exigence concerne le crédibilité des élections. Il s'empare dorénavant de cet argument en affirmant cyniquement qu'il répond à une demande de l'opposition. Fidèle Ngouandjika son porte parole a même déclaré que la responsabilité du désarmement incombe à l'oppostion car l'opposition aussi est armée. Le pouvoir de Bozizé vient donc d'abattre sa dernère carte : vous désarmez et on va aux élections, sinon, pas d'élections. Cela a l'avantage de la clarté.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique