Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 15:15

 

 

 

 

Ban-Ki-moon.JPG

 

 

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a rappelé jeudi que pendant que l'attention du monde est tournée vers le Moyen-Orient, l'Afrique du nord et de l'ouest, une crise oubliée continue de faire des ravages en République Centrafricaine.

« Nous devons faire tout notre possible pour aider le gouvernement à consolider la paix, à reconstruire, à réformer le secteur de la sécurité, à mettre en place des accords de paix et à désarmer, démobiliser et réintégrer les anciens combattants », a déclaré M. Ban dans un message lu par le secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, lors d'une réunion du groupe des « amis de la République Centrafricaine » et en présence du Premier ministre de ce pays, Faustin Touadera.

M. Ban a rappelé que beaucoup a déjà été fait depuis la création du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine, il y a deux ans mais que de nombreux défis restaient à relever dont la pauvreté extrême, des institutions nationales faibles, la corruption, les violations des droits de l'homme et l'impunité.

« Il est primordial de renforcer le processus démocratique. L'ONU a organisé des ateliers rassemblant l'opposition et des représentants du gouvernement pour des discussions politiques. Cela est particulièrement nécessaire étant donné que le parti politique dominant contrôle le parlement et les autres institutions suite au boycott du processus électoral par les partis politiques d'opposition », a rappelé M. Ban.

Le dialogue soutenu par l'ONU est conçu pour créer un espace de recherche de consensus et de dialogue politique inclusif. Le soutien de l'ONU est nécessaire puisque le gouvernement se trouve devant une situation complexe et difficile. Des groupes rebelles et criminels contrôlent une grande partie du territoire ce qui déstabilise le pays et les pays voisins. Le gouvernement a cependant fait preuve d'une grande détermination à mener à bien le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) d'anciens combattants rebelles, et le secrétaire général a réitéré le soutien de l'ONU tout en appelant la communauté internationale à appuyer les efforts du gouvernement centrafricain.

« Le gouvernement a établi un cadre institutionnel pour le DDR, dont un ministère chargé spécifiquement de cet objectif, et il a investi près de 9 millions de dollars dans les activités de DDR dans le nord-ouest du pays. Le Fonds pour la consolidation de la paix a approuvé l'octroi de 2,4 millions de dollars supplémentaires pour aider à améliorer la sécurité dans le pays et dans la sous-région », a indiqué M. Ban.

M. Ban a d'ailleurs salué la ratification par le gouvernement centrafricain des deux protocoles facultatifs de la Convention relative aux droits de l'enfant en décembre dernier et le projet de réintégration d'anciens enfants soldats dans les communautés.

« Nous sommes conscients qu'il existe des frustrations concernant la lenteur des progrès. De nouveaux retards vont uniquement exacerber les tensions et saper un processus déjà fragile, avec des conséquences potentiellement désastreuses. Avec l'arrivée de la saison pluvieuse dans le nord-est, il sera difficile de mener des opérations de DDR », a mis en garde M. Ban.

Le secrétaire général a lancé un appel aux « amis de la République centrafricaine » pour un soutien qui corresponde aux besoins sur le terrain, et pour ne pas délaisser le processus de DDR. Les conséquences d'un retour au conflit seront lourdes, non seulement pour la République centrafricaine, mais pour toute la sous-région. « Vous avez un rôle fondamental à jouer pour éviter cela », a souligné M. Ban.

 

 

NDLR : En bon diplomate Ban Ki-moon est obligé de lancer cet appel aux « amis » de la RCA qui sont vraiment fatigués et exaspérés par Bozizé et sa clique dont les malversations répétées et la gestion opaque des moyens financiers octroyés par la communauté internationale pour le DDR, notamment par la CEMAC (8 milliards de F CFA), sont systématiquement détournés pour d’autres fins inavouables.

Par ailleurs l’arrestation rocambolesque et la détention purement arbitraire à ce jour du vice-président du comité de pilotage du DDR Jean-Jacques Demafouth, n’incitent pas franchement les bailleurs de fonds à consentir quelques efforts supplémentaires que ce soit qu’on leur demanderait. Tout cela porte bien à croire que Bozizé ne veut nullement qu’il puisse avoir un désarmement dans ce pays car l’insécurité alimente son fonds de commerce et il en fait un véritable business.

Selon nos informations, l’ancien président burundais qui était encore très récemment à Bangui à la demande du Secrétaire Général de l’OIF, pour s’entretenir avec lui et faire le point de la situation en Centrafrique, en serait reparti découragé face à l’entêtement de Bozizé, son refus à s’amender et son obstination à tout verrouiller. Un détail non négligeable: toujours d’après nos informations, avant de descendre à Bangui, Pierre Buyoya a fait un détour par N’djaména pour un entretien avec le président tchadien sans doute au sujet du cas Bozizé.

On comprend pourquoi Bozizé s’est rendu récemment à N’djaména pour une prétendue « visite de travail et d’amitié ». En réalité, c’est pour se faire souffler dans les bronches par son voisin du Nord qui, toujours selon nos informations, en marge de la réunion de Marseille au sujet de l’eau et l’assainissement, se serait entretenu avec le président Abdou Diouf, Secrétaire Général de l’OIF. On devine que la situation en Centrafrique a dû figurer en bonne place dans leur entretien.  

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales