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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:42
Navi Pillay H C NU Droits de l'Homme


Source: Office des Nations Unies du Haut Commissaire aux droits de l'homme (HCDH)

BANGUI / GENEVE 19 février 2010 – Alors que l'impunité et les violations des droits de l'homme constituent toujours un des plus grands défis de la République centrafricaine, les élections prévues le 18 avril représentent une étape décisive de la consolidation de la paix et la démocratie, a souligné la Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, lors d'une visite dans ce pays.

« Sur le long terme, le renforcement de l'état de droit et du système judicaire, l'éradication de l'impunité au sein des autorités de l'Etat, y compris les forces armées, et la fin de la violence et de l'exploitation sont essentiels pour le futur et le bien-être de ce grand pays », a déclaré jeudi Mme Pillay dans la capitale centrafricaine, Bangui.

Elle a salué la volonté du gouvernement de collaborer avec le système des Nations Unies en matière des droits de l'homme, ainsi que la révision récente par l'Assemblée nationale du code pénal et du code de procédure pénal. Ces réformes « amélioreront l'administration de la justice en République centrafricaine, en particulier l'indépendance de la magistrature et la lutte contre l'impunité », a-t-elle ajouté.

« Les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les arrestations et détentions arbitraires sont des problèmes liés aux institutions étatiques de sécurité et de défense, et des efforts considérables devront être faits pour mettre fin à ces abus de pouvoir extrêmement graves », a déclaré Mme Pillay. Elle a exhorté le gouvernement à prendre des mesures plus concrètes pour accorder réparation aux victimes et poursuivre les auteurs en justice.

La Haut commissaire a également exprimé sa profonde préoccupation « au sujet des violences sexuelles répandues dont font face les femmes en République centrafricaine – prétendument commises par les acteurs étatiques et non-étatiques, y compris l'Armée de résistance du seigneur (LRA) – ainsi que par les violences faites aux femmes accusées de sorcellerie, une diffamation basée sur le genre qui n'a pas sa place dans cette société du 21ème siècle ».

Elle a aussi pointé le problème récurrent du recrutement des enfants par les groupes armés, constatant que « les enfants restent particulièrement vulnérables et ont besoin d'une protection supplémentaire contre ce genre d'exploitation illégale ».

Selon Mme Pillay, les élections présidentielles, qui doivent avoir lieu le 18 avril 2010, « présentent une opportunité formidable pour la République centrafricaine, à la fois de montrer au monde et au peuple de la RCA qu'elle peut tenir avec succès des élections libres et transparentes, et de faire un grand pas en avant vers un avenir pacifique et démocratique ».

La liberté d'expression et de réunion et le respect du rôle des médias sont décisifs à la tenue d'élections transparentes. Mme Pillay a exhorté toutes les parties, y compris le gouvernement actuel, les divers partis d'opposition et la Commission électorale indépendante « à mettre de côté leurs divergences et à travailler pour s'assurer que le peuple de ce pays puisse avoir confiance et respecter le résultat de l'élection, quel qu'il soit ».

Le gouvernement devra accélérer le processus de création d'une Commission nationale des droits de l'homme et adopter un Plan d'action national des droits de l'homme d'ici fin 2010, a-t-elle conclu.


NDLR : «Les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les arrestations et détentions arbitraires sont des problèmes liés aux institutions étatiques de sécurité et de défense, et des efforts considérables devront être faits pour mettre fin à ces abus de pouvoir extrêmement graves ». Il a fallu que ce soit cette brave dame d'une agence spécialisée du système des Nations Unies qui vienne de Genève pour faire ce terrible constat et tirer sur la sonnette d'alarme, à peine descendue de l'avion alors que l'ambassadeur de France à Bangui est lui sur place mais ne voit rien et passe  plutôt son temps à adresser à Paris des rapports honteux et mensongers dans lesquels il passe la pommade sur le régime vomi de Bozizé, de plus en plus caractérisé par une dictature sanguinaire et une malgouvernance qui sautent tout de suite aux yeux du plus novice des observateurs.

 

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