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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 21:49

 

 

 

 

 

 

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La classe politique centrafricaine, à travers ses différentes prises de position par rapport aux multiples problèmes qui se posent au pays, doit s'interroger sur son action, sa pensée et ses perspectives d'avenir, pour le futur d'un CENTRAFRIQUE déterminé à prendre sa vraie place au sein des nations du monde en général, et au sein des pays de l'Afrique centrale.

Laboratoire de tous les systèmes politiques et même matrice des conférences nationales qui ont traversé les pays africains lors de leurs différentes crises, la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE a  prouvé au monde entier  l'ingéniosité dont ses fils étaient animés. La dernière en date de ces créations par ces derniers a été le Dialogue Politique Inclusif organisé en 2011, à laquelle avait volontiers pris part  feu le Président Gabonais Omar BONGO ONDIMBA.

La question qu'une âme avisée et que les centrafricains doivent se poser est de savoir le gain ou les gains que le pays a tiré(s) de toutes les gymnastiques spirituelles politiques qui ont tour à tour permis de faire voyager le CENTRAFRIQUE à travers les arcanes de la démocratie d'abord, de la gestion du pays par un groupe d'hommes forts ( connu sous les termes de coup d'État), de la gestion du même pays par l'instauration d'un système « empirique » pour ne pas dire « impérial » qui ne desserrera plus son étau pour devenir un système clanique, familial, impitoyable et aveugle aux diverses calamités qui déchirent le pays, de l'est à l'ouest, du nord au sud, en passant bien évidemment par le centre, pour que la coupe soit pleine.

Les hommes politiques de CENTRAFRIQUE doivent tirer les leçons de tous les balancements historiques et surtout politiques qui ont agité la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

La situation que vit le pays aujourd'hui est un tissu de honte que même le pauvre parmi les plus pauvres n'oserait se payer le luxe de s'en vêtir.

 

Voir des parents de NOLA ou de BERBERATI se plaindre par manque d'eau potable, ou tout simplement parce qu'ils ne peuvent bénéficier des soins élémentaires pouvant éradiquer assez rapidement les maladies qui les accablent,

Voir les parents de KAGA-BANDORO ou de NANA-GRIBIZI fuir leur village à cause d'une insécurité dont ils ne peuvent même pas imaginer l'origine, les voir perdre leurs récoltes et se retrouver totalement démunis face à la nature,

Voir les populations de l'OUHAM ou de l'OUHAM – PENDE crier au secours à un gouvernement devenu depuis longtemps aveugle, sourd et muet devant les calamités qui sont les leurs depuis belle lurette, calamités caractérisées par l'insécurité créée par l'invasion de factions rebelles,

Il n'y a plus de dialogue qui tienne, qu'il soit entre l'opposition et le pouvoir en place.

Il n'y a plus de dialogue car trop de dialogues tuent le vrai dialogue.

Le seul dialogue aujourd'hui doit se limiter à un monologue, le monologue de l'homme aujourd'hui fort en CENTRAFRIQUE.

 

Et ce monologue ne tient qu'en trois tournures :

Compte tenu des élections contestées de 2O11, l'homme fort de BANGUI doit rencontrer l'opposition politique centrafricaine et lui proposer un consensus sur trois points :

 

-        La nomination d'un nouveau et vrai  PREMIER MINISTRE.

-        La dissolution de l'actuelle ASSEMBLEE NATIONALE FANTOMATIQUE.

-        La formation d'un gouvernement consensuel de transition pour résoudre les problèmes de sécurité et organiser des élections transparentes pouvant pourvoir l'ASSEMBLEE NATIONALE de vrais REPRESENTANTS du PEUPLE.

 

Au vu de ces trois évidences, on ne comprend pas pourquoi l'opposition politique centrafricaine se plairait à accepter un éventuel DIALOGUE POLITIQUE censé apporter des solutions aux différentes crises socio-économico-politiques que traverse le CENTRAFRIQUE depuis plus de deux décennies, et en particulier depuis une dizaine d'années.

 L'opposition politique centrafricaine doit cesser d'être les testicules de mouton de la politique centrafricaine, pour devenir un organe ferme, imbu de ses convictions et sachant de quel côté elle souhaite orienter l'avenir de ce « pauvre » pays, qu'est devenu le  CENTRAFRIQUE.

 

ZO AYE KODRO TILO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
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