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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 23:50

 

 

 

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Ai- Rca- Mercredi, 20 Juillet 2011 17:06  « L’enregistrement des naissances : un droit pour les enfants, un devoir pour tous ».C’est autour de ce thème qu’a  démarré le  19 juillet dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui les travaux du premier forum national sur l’enregistrement des naissances en république Centrafricaine.

C’était sous le patronage du Premier ministre, Chef du gouvernement   Archange Faustin Touadera, représentant personnel du chef de l’Etat, en présence des membres du gouvernement, des représentants des agences du système des Nations Unies et des ambassadeurs et chefs des missions  diplomatiques.

Selon l’un des organisateurs interrogé par l’agence Ai, ce premier forum a pour objectif  d’établir un diagnostic sur la situation de l’enregistrement des naissances en Centrafrique et d’élaborer un plan d’actions nationales en vue de la promotion de l’enregistrement des naissances.

La représentante de l’Unicef Tanya Chapuisat, a, dans son allocution, rappelé le taux d’enregistrement des naissances des années 2000 et 2006  est passé de 72,5% à 49%. Selon la diplomate onusienne, ce faible taux est dû non seulement aux différentes crises militaro-politiques,  mais aussi au coût d’enregistrement, l’absence des services d’état-civil dans certaines régions et l’accessibilité géographique et l’analphabétisme.

Elle s’est longuement appesantie sur l’importance de l’enregistrement de naissance, synonyme de délivrance d’acte de naissance, sans lequel  l’enfant n’a ni droit à l’école, ni au service de santé, ni  à la citoyenneté.

« Un enfant sans  acte de naissance est un enfant  privé de droits et de protection. Conformément à l’article 6 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant, les Etats doivent reconnaitre à tout enfant un droit inhérent à la vie » a-t-elle fait remarquer.

Selon Mme Chapuisat, l’enregistrement des naissances va permettre à l’enfant d’avoir droit à un nom  et d’acquérir une nationalité.

« L’Unicef dans le cadre de son mandat, entend assurer la protection aux enfants qui sont privés de ce droit », a-t-elle rappelé.

A en croire le Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation  Josué Binoua, la question de l’état civil en général et celle de l’enregistrement des naissances en particulier constitue  une préoccupation particulière de son département par ce que « enregistrer une naissance c'est donner à un être humain la base de son existence légale. Ensuite, enregistrer une naissance c’est de se doter d’outils de planification économique et social ».

Toutefois selon lui, il est important de renforcer les capacités opérationnelles des services de l’état civil et les hommes et femmes qui en ont la responsabilité afin que les actes  délivrés soient une mesure de sécurité.

Le chef du département a souhaité que  ce premier  forum  soit un tremplin non seulement dans la résolution  des problèmes que rencontrent les services d’état civil  mais aussi pour les reformes que ces assises vont induire.

En déclarant ouverts les travaux de ce premier forum sur l’enregistrement des naissances, le chef du gouvernement, Prof Archange Touadera, a d’abord remercié les partenaires particulièrement le Binuca, le Pnud et l’Unicef grâce à qui la tenue de ces assises  a été rendue possible.

Ensuite, il a relevé l’importance du thème dudit forum : « Aujourd’hui, nous nous réunissons autour d’un thème de dimension pratique certaine, à savoir l’enregistrement des naissances dans notre pays. Le dénombrement, l’identification des populations est un exercice classique pratiqué déjà par des Etat Antiques. »

Il  s’est enfin  beaucoup appesanti sur la place qu’occupe de l’enregistrement des naissances dans un pays.  « En notre temps, cet exercice revêt une importance particulière, car les actes d’état civil délivrés, constituent non seulement certains des attributs existentiels de l’homme, mais par ailleurs leur délivrance, synonyme de l’enregistrement des naissances, est une source de données nécessaires au politique pour ses prévisions  dans tous les domaines de la vie de l’Etat. »

Pour le  chef du gouvernement,  ce forum,  le premier de son genre   jettera les bases d’une nouvelle politique dans le domaine  de l’état civil, laquelle politique le gouvernement, avec l’appui des partenaires, s’engage à la rendre effective.

De sources proches de l’organisation,  ces assises prendront fin le 22 juillet prochain.

Kabongo, Ai Bangui

 

Seuls 49% des enfants sont déclarés à la naissance

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juillet 2011 13:34

49% des enfants seulement en République Centrafricaine possèdent leurs actes de naissance. Pourtant, ce document fait partie de ceux qu’un enfant doit avoir dés sa naissance. C’est une disposition de la convention relative aux Droits de l’enfant. Les autorités centrafricaines tiennent à inverser la tendance. C’est dans cette optique que le ministère de l’administration du territoire organise depuis le 19 juillet 2011, un forum à Bangui pour mettre fin à ce manquement.

Pourtant en 2003, 73% des enfants centrafricains avaient leurs actes de naissances. Fosca Giulidori, cheffe de la section protection de l’Unicef en Centrafrique explique que la donne a changé : « l’insécurité et les conflits ont eu un rôle important dans cette chute du taux d’enregistrement de naissance », a estimé

Le forum va faire un diagnostic sur la délivrance des actes de naissances en RCA, en vue d’élaborer un plan d’action pour corriger les imperfections constatées dans les déclarations de naissance à travers le pays. 150 participants, issus de l’administration locale, de la société civile et des communautés religieuses venus de tout le territoire centrafricain prennent part aux travaux.

Il est question d’un plan d’action pour aider les services à élaborer une stratégie nationale pour renforcer le taux d’enregistrement de naissance dans le pays. « C’est un peu prématuré de définir quelle sera la stratégie, parce que c’est cette assemblée qui doit la définir », a affirmé Fosca Giulidori. « Nous (l’Unicef) sommes là pour appuyer l’Etat, mais c’est surtout le gouvernement, le pays, qui a le devoir d’assurer pour chaque enfant, un acte de naissance ». 

Ce forum réfléchira également sur la révision des coûts des actes de naissance. Il est de 500 FCFA (environ 1euro), dans les provinces, vu que la majorité de la population vit seulement des activités agricoles. La question des minorités (Pygmées et peuhls) sera également prise en compte.

Rappelons que le samedi 16 juillet dernier, 15 000 peuhls de la ville de Bouar (Ouest), ont obtenu leurs pièces d’Etat civil notamment les cartes d’identité nationale et actes de naissance.

L’opération a été rendue possible grâce au Haut-Commissariat des Nations Unies en charge des Réfugiés (HCR). Elle s’inscrit dans le cadre de la commémoration du cinquantenaire de la Convention 1961 relative à la prévention de l’apatridie.

 

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