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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 00:47

 

 

 

Bozizé KNK

Bangui 15 mai (ACAP) - Le Président de la République François Bozizé qui a déclaré qu’il est ouvert au dialogue comme moyen de règlement des différends, a incité les leaders des partis politiques de l’opposition à adhérer à sa politique de développement de la République Centrafricaine, lors d’une communication spéciale, mardi 15 mai 2012 à Bangui.

Le message du Président de la République à l’intention de l’opposition vise à fédérer tous les Centrafricains, qu’ils soient de la majorité présidentielle ou de l’opposition, aux différentes réformes qui ont été menées depuis le 15 mars 2003, date de la prise du pouvoir par coup d’Etat de François Bozizé et ayant renversé Ange Félix Patassé à ce jour.

François Bozizé, au cours de sa communication, a rappelé ses initiatives jusqu’à ce jour, à savoir : les différents dialogues, et l’organisation, tant en 2005 qu’en 2011 des élections plurielles ayant abouti, à chaque fois, à sa réélection.

Comme Président de la République régulièrement élu au cours des deux consultations populaires, François Bozizé, a reconnu que depuis la fin des élections de janvier et mars 2011 jusqu’à ce jour, le dialogue se serait amenuisé entre le pouvoir et l’opposition. D’où la nécessité de la réchauffer.

Le Président François Bozizé a proposé de rencontrer les leaders de l’opposition par entité ou par groupe quand cela serait nécessaire.

Précisons qu’à l’issue des scrutins de 2011, un groupe d’opposants rassemblés au sein du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE 2011) militent pour l’annulation et la reprise des élections de 2011.

Pour le Président François Bozizé, lors de ces consultations populaires, il y a eu certes des erreurs qui ne sont pas de nature à entacher sinon à infléchir les résultats obtenus.

 Le Président Bozizé a également fait mention des réformes, dont la relecture du Code électoral devant prendre en considération les avis et préoccupations des partis de l’opposition ainsi que des observateurs internationaux, de façon à bien baliser les prochaines consultations populaires.

Le Président Bozizé a émis le vœu que l’opposition joue son rôle de contre-pouvoir, ainsi que celui de la presse privée indépendante. Seulement, il a également émis le vœu que ces entités fassent des propositions constructives afin de corriger la conduite des affaires publiques.

François Bozizé a privilégié dans sa communication « la paix, l’unité nationale et la concorde retrouvée ».

Dans le contexte général, il a cité comme problème majeur au développement « la crise financière mondiale, la crise économique mondiale, l’enclavement de la République Centrafricaine, les différentes politico-militaires ayant émaillé l’histoire du pays.

En définitive, François Bozizé a rappelé une citation de John Kennedy qui dit incite les citoyens à se demander « qu’est-ce que je dois faire pour mon pays et non qu’est-ce que mon pays a fait pour moi ».

 

NDLR : Personne ne peut être dupe de cette énième grossière manœuvre de Bozizé. Chaque fois qu’il est dos au mur, il fait toujours semblant de vouloir le dialogue avec l’opposition mais son jeu est cousu de fil blanc. Il croît qu’il restera toujours seul maître du jeu. Il sait que depuis son hold-up électoral, l’opposition continue de rejeter les résultats frauduleux de cette mascarade et le qualifie de président illégitime. Il est isolé par la communauté internationale qui lui a tourné le dos depuis lors. Tout le monde a découvert sa roublardise. S’il mettait en œuvre une politique de développement dans ce pays, cela se saurait. C’est un pieux mensonge que Bozizé prétende qu’il a une politique de développement. Laquelle ?

Les Centrafricains meurent de faim chaque jour sur presque toute l’étendue du territoire. Son régime est en faillite en raison de la prédation et la dilapidation systématiques des ressources du trésor et l’impunité accordée aux auteurs. L’insécurité règne partout. Les arriérés de salaires commencent à s’accumuler chez les travailleurs de plusieurs sociétés d’Etat et offices publics après la dissolution des conseils d’administration de ces structures et la mise en place du soi-disant conseil spécial de redressement.

Pendant qu’il parle du bout des lèvres de dialogue, Bozizé envoie des émissaires prendre déjà secrètement contact avec certaines personnes de l’opposition en vue de la formation d’un prochain gouvernement. Cela ne règlera aucun problème mais il affectionne cette sordide politique qui lui permet chaque fois de donner l’illusion d’une ouverture à l’opposition alors qu’en réalité il ne débauche que des individus transfuges aussitôt sanctionnés par leur parti pour indiscipline et trahison. Les cas d’André Nalké Dorogo (MLPC), Pascal Koyaméné (RDC) et Jean Michel Mandaba (MLPC) sont là pour en attester. Il faut donc cesser avec cette politique qui a déjà lamentablement échoué à plusieurs reprises. Les partis politiques de l’opposition doivent tenir leurs membres et redoubler de vigilance face à cette funeste démarche de Bozizé consistant à aspirer certains militants fragiles dans leurs rangs ou dans leur direction.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique