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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 00:59

 

 

Bozizé Y

 

 

 

Le 19/07/2010 - La ville de Birao, située au nord de la Centrafrique, a été dans la matinée la cible d'une nouvelle attaque des hommes de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Malgré les démentis officiels, la localité proche des frontières soudanaise et tchadienne serait tombée aux mains des rebelles. L'opération a été préparée par le commandant Issa Israël, relayé sur le terrain par le commandant Abdoulaye Hissène. Ce mouvement à dominante ethnique runga est dirigé par le fils du colonel franco-centrafricain Charles Massi. Eric Neris-Massi a repris le combat pour venger la disparition de son père et de sa mère, Denise Neris-Massi.

Ancien collaborateur et ministre d'Etat de François Bozizé, Charles Massi est passé dans l'opposition armée l'an dernier, avant d’être arrêté par la garde rapprochée d’Idriss Déby et livré à l’actuel occupant du palais de la Renaissance, à Bangui. Il serait mort en décembre dernier dans la prison de Bossembélé des suites des tortures infligées par les membres de la garde présidentielle centrafricaine. Son épouse est décédée trois mois plus tard d'une hémorragie cérébrale, conséquence indirecte, selon sa famille, du choc causé par cette disparition.

En plus des avancées sur le terrain, la CPJP s'apprête à porter plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) contre le président centrafricain. Les autorités françaises ont été informées de cette démarche. Eric Neris-Massi aurait toutefois attendu la fin des festivités du 14-Juillet et le défilé sur les Champs-Elysées du bataillon d'honneur centrafricain pour agir. Il cherche manifestement un feu orange de Paris. Quant au général-président François Bozizé, il sait que la chute de Birao, sous le nez des militaires français qui protègent l’aéroport, est plutôt un mauvais signe du soutien de Paris à son régime. D’autant que, selon nos informations, le président centrafricain a reçu le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, ainsi que le conseiller Afrique, André Parant, le 15 juillet à 11 heures, dans sa suite 701 (7e étage) du Park Hyatt. A la fin de cet entretien à trois, il y a eu un échange en tête à tête d’un quart d’heure entre le "général" de Bangui et le "secrétaire général" de Paris.

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