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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 21:55


bozize-stylise

 

La France, l'ONU, l'Union européenne et l'oppo­sition le souhaitaient et l'ont fait savoir à l'inté­ressé : prévue initialement à la mi-mars, puis au 25 avril, l'élection présidentielle centrafricaine sera donc vraisemblablement repoussée. Mais à quelle date? À Paris, où l'on juge « préoccupant» l'état d'avancement des préparatifs du scrutin, on estime que le mois de septembre, après la saison des pluies, serait convenable. Les autorités fran­çaises ont donc fait savoir au président François Bozizé que sa légitimité ne serait pas remise en cause par ce report extraconstitutionnel et qu'il ne serait pas tenu de former un gouvernement de transition. Mais ce dernier n'est pas sur la même longueur d'onde, du moins pour l'instant: il ne veut entendre parler que d'un report de deux à trois semaines et, en toute hypothèse, refuse toute date postérieure au 10 juin, anniversaire de son investiture. Commentaire de l'un de ses proches collaborateurs: « Le président n'entrera pas dans la zone grise qui pourrait être assimilée à un vide constitutionnel. Il va de soi que les festivités du 50ème anniversaire de notre indépendance, le 13 août, ne sauraient se dérouler sous la houlette d'un chef de l'État en vacance du pouvoir. Nous ne nous laisserons pas dicter la date de l'élection par l'extérieur.»

Source : Confidentiel  Jeune Afrique n° 2567 du 21 au 27 mars 2010

 

NDLR : Si Bozizé ne veut pas se laisser dicter la date des élections par l’extérieur, il faut au moins bien les préparer. Or le brassage de vent et les agissements de son homme de main le vrai faux pasteur n’augurent rien de bon. C’est la raison principale pour laquelle, non seulement l’opposition dénonce leurs grossières manipulations et rejette totalement leurs préparatifs de hold-up électoral, mais aussi la communauté internationale ne peut que refuser de cautionner par un silence coupable, les perspectives d’une mascarade électorale qui pourrait déboucher sur de graves troubles post-électoraux. Le cas échéant, ceux-là mêmes qui prétendent aujourd’hui qu’ils ne se laisseront pas dicter des choses par l’extérieur seront les premiers à solliciter encore l’intervention de la communauté internationale. Sans DDR, pas d'élections ! Sans recensement électoral, pas d'élections !  Si Bozizé croît que sa planche de salut pour une victoire à la pyrrhus est dans des élections organisées à la hâte et dans la précipitation, personne ne pourrait le suivre dans cette aventure.    

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique