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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 02:11

 

 

 

Carte-RCA-prefectures.JPG


 

RFI  samedi 05 janvier 2013

 

En Centrafrique, les versions des rebelles et du gouvernement divergent ce soir, samedi 5 janvier, après la prise de deux nouvelles villes par les hommes de la Seleka. Ces derniers assurent n'avoir fait que se « défendre après des provocations des troupes gouvernementales ». Pour le directeur de la communication présidentielle, cela témoigne plutôt du manque de fiabilité de la Seleka, alors que des négociations doivent débuter entre le pouvoir, la rébellion et l’opposition la semaine prochaine à Libreville, au Gabon.


Alors que des discussions doivent se tenir dans les jours prochains au Gabon, les rebelles de la Séléka sont entrés samedi 5 janvier dans deux nouvelles villes, Alindao et Kouango, respectivement à 100 kilomètres au sud-est et au sud de Bambari. Ces deux villes se situent à l'est de Sibut, la ville où ils avaient arrêté leur progression.


Selon Javan Zama, directeur général de la presse présidentielle de François Bozizé, cette avancée démontre que les rebelles ne sont pas crédibles et sont incapables de tenir parole. « La population s’est réveillé le matin avec des coups de feu de partout et les rebelles sont rentrés. Nous sommes au courant de 6 morts déjà à Alindao et trois à Kouango », a-t-il déclaré.

 

Javan Zama, directeur général de la presse présidentielle de François Bozizé


« C’est un véritable mensonge. Les autorités ont donné des instructions fermes aux forces de l’ordre. Ce sont les rebelles qui, dans l’esprit de destruction qu’ils continuent de nourrir, sont en train de faire mal à la population. »


De leur côté, les rebelles prétendent qu'ils n'ont fait que répondre à des provocations des troupes du régime, comme l’explique François Nelson Ndjadder, coordinateur et délégué en Europe de la CPSK, l'une des composantes de la coalition Seleka :« Ce sont les éléments du général Bozizé qui ont attaqué nos positions. Nous avons donc lancé une offensive sur ces deux villes. » François Nelson Ndjadder reconnaît aussi l’importance stratégique de ces deux villes pour les rebelles, qui accusent François Bozizé d’envoyer « discrètement ses mercenaires et ses milices » à Bambari afin d’attaquer les positions de la Seleka.


François Nelson Ndjadder, un des porte-parole de la rébellion


« Je vous assure qu’il n’y a pas eu de pertes civiles, nous n’avons pas fait de mal à la population ».

 

 

Par ailleurs, Sylvain Groulx, le chef de la mission de Médecin sans frontières (MSF), affirme que le conflit centrafricain affecte des dizaines de milliers de personnes, tout en estimant que la situation humanitaire n’est « pour le moment » pas « alarmante », car les Centrafricains sont «malheureusement habitués » à des événements de ce genre.


« Dès qu'il y a des rumeurs ou des sons de coups de feu, les populations fuient les villes, généralement en direction de leurs champs », a-t-il expliqué, précisant toutefois que la crise pourrait s’aggraver si elle venait à durer.

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