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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 00:52




 

(AFP) 26.11.09 | 19h26

Des témoins fuyant les combats ont confirmé jeudi à l'AFP que la rébellion centrafricaine de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) avait pris Ndélé et que de nombreux habitants désertaient cette ville du nord de la Centrafrique.

Les rebelles "ont beaucoup d'armes, ils sont nombreux, ils parlent arabe, anglais et sango. Les tirs étaient intenses, et ont fait fuir la majorité de la population de Ndélé", a affirmé sous couvert de l'anonymat, un fonctionnaire centrafricain de Ndélé, ayant quitté la ville située à environ 100 km de la frontière tchadienne et joint par téléphone par l'AFP.

Un autre habitant ayant fui la ville, Younouss Ahmat, également joint au téléphone, a raconté que les combats ont commencé à l'aube. "Nous avons été tirés du sommeil vers 3h50 (2h50 GMT) par des tirs à l'arme automatique. Les tirs étaient d'abord isolés puis ils se sont rapprochés progressivement de la base du détachement des forces armées centrafricaines (FACA)", a-t-il déclaré.

"J'ai demandé aux membres de ma famille de rester éloignés des portes et des fenêtres et ne pas tenter de sortir avant le lever du jour. Les tirs ont ensuite pris l'allure d'un accrochage, puisqu'il y'avait à un moment donné des échanges de tirs. Nous avions tous eu très peur", a-t-il expliqué.

"Au bout de trois quarts d'heure, les échanges de tirs ont cessé. Au lever du jour nous avons appris que la plupart des militaires du détachement des FACA s'étaient retirés de la ville", a-t-il précisé, estimant que les FACA voulaient ainsi "éviter de nombreuses pertes en vies humaines parmi la population".

Au petit matin, "entre obscurité et premières lueurs du jour, les habitants ont fui pour se réfugier dans la brousse ou encore à plusieurs kilomètres de Ndélé", a ajouté Younouss Ahmat

"En ce moment, a expliqué M. Ahmat, je suis à quelques kilomètres de Ndélé, et je n'ose pas y retourner tant que le calme ne sera pas revenu".

L'attaque de Ndélé a plongé la ville minière de Bria, voisine de Ndélé, dans la peur et l'inquiétude. "Les nouvelles qui nous sont parvenues à Bria nous inquiètent. La population vit dans la peur depuis ce matin", a affirmé à l'AFP un policier basé dans cette ville.

La CPJP a annoncé jeudi avoir pris Ndélé, donnant un bilan de 3 morts côté rebelle et "d'une dizaine de morts dans les rangs" gouvernementaux. Une source militaire centrafricaine a affirmé que "les assaillants" avaient "été repoussés" mais que "les combats se poursuivaient".

La CPJP est dirigée par Charles Massi, plusieurs fois ministre sous le président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003, et l'actuel président François Bozizé.

Il avait intégré en mai 2008 la rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), d'Abdoulaye Miskine, qui a, depuis, signé des accords - bilatéral puis global - de paix avec Bangui. Massi avait alors quitté l'UFDR pour la CPJP qui n'a pas adhéré au processus de paix.

Il avait été arrêté en mai dernier près de la frontière centrafricaine au Tchad sous l'accusation de tentative de déstabilisation de la RCA, puis libéré un mois plus tard par les autorités de N'Djaména.

La ville de Ndélé a déjà fait l'objet de deux attaques, une fin 2008 et une particulièrement meurtrière en juin 2009. Les combats avaient entraîné d'importants mouvements de population, notamment vers le Tchad.




Le gouvernement condamne l'attaque de la ville de Ndélé par des rebelles
 

ACAP Bangui, 26 novembre 2009 23:30- Le gouvernement centrafricain a condamné, jeudi 26 novembre, l'attaque, dans la matinée, de la ville de Ndélé (675 km au nord de Bangui), près de la frontière avec le Tchad, par un groupe armé.

Dans un communiqué rendu public dans la soirée, le ministère de la Défense a attribué cette attaque à des éléments de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) de l'ancien ministre d'Etat Charles Massi ainsi qu'à d'autres groupes non identifiés.

Le communiqué, qui ne fournit aucun élément relatif au bilan de l'attaque, relève que celle-ci intervient quelques jours après l'enlèvement, dans la nuit du 22 novembre dernier à Birao (1087 km au nord-est de Bangui), près de la frontière avec le Soudan, de 2 employés français de l'ONG Triangle Génération Humanitaire.

Le communiqué appelle également les populations de Ndélé au calme et promet que tout sera mis en œuvre par les forces de défense et de sécurité pour garantir la sécurité de cette région et sur le territoire national.

La CPJP, qui semble être à l'origine de cette attaque, s'était signalée dans la région de Ndélé le 7 novembre dernier en investissant la localité de Zoukoutouniala (26 km de Ndélé) où elle a pillé une boutique pour s'approvisionner en produits de première nécessité.

Apparue vers la fin de l'année 2008, la CPJP demeure, à ce jour, en marge de l'accord de paix global entre le gouvernement et les mouvements politico-militaires actifs dans le Nord de la République Centrafricaine.

Signé le 21 juin 2008 à Libreville, au Gabon, cet accord global de paix a ouvert la voie à la mise en place d'un programme de désarmement (DDR) prévu pour entrer dans sa phase active à partir du 15 décembre prochain avec l'arrivée à Bangui d'observateurs militaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale censés contrôler le cantonnement et le désarmement des ex-rebelles.

 

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