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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 01:24

 

 

 

lac-Tchad.jpg

 

 

 

Ai- Rca- Jeudi, 24 Mars 2011 16:17  - Les travaux de l’atelier de validation du rapport technique de l’étude de faisabilité du projet de transfert d’eau de l’Oubangui au Lac Tchad ont débuté le 23 mars à Bangui, la capitale.

C’était  en présence du Ministre délégué auprès du Ministre de l’agriculture en charge de l’élevage Youssoufa Yérima Mandjo .

Organisée  par la commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) en partenariat avec le Ministère centrafricain des eaux et forêts,  les experts des 6 pays membres de la Commission du Bassin de  Lac Tchad (CBLT) ont été  édifiés sur les différents aspects du projet  aux fins de la validation dudit rapport.

Le Directeur général des Eaux et Forêts, Point focal national du CBLT et Premier vice président du comité interministériel chargé d’appui au projet d’appui à l’étude de faisabilité du transfert d’eau de l’Oubangui Mana Boubakari, a dans son mot de bienvenu rappelé les objectifs du CBLT qui sont entre autres : arrêter l’assèchement du Lac Tchad en visant la restauration graduelle de son niveau normal comme moyen de sauvetage, de rétablir la pêche et l’agriculture irriguée au bord du Lac Tchad et le long du Chari dans une perspective de lutter contre la pauvreté,  permettre de relier les pays membres de la CBLT aux deux Congo par un canal navigable et  construire un barrage multifonctionnel dans la région de Palambo, en amont de la ville de Bangui qui permettra de contrôler l’étiage pour réguler la navigation.

A en croire M Boubakari, le monde qui bouge, le climat qui change ont des effets réels et touchent fortement la planète et les pays membres de la CBLT ne sont épargnés.

Face à cette menace, les 6 Etats membres de la CBLT ont proposé le transfert d’une partie d’eau de l’Oubangui au Lac Tchad pour limiter ou réduire au maximum les effets du changement climatique et à la forte pression anthropique due à la croissance démographique riveraine toujours croissante au tour du lac.

Pour  le secrétaire exécutif de la CBLT Mahaman Chaibou, les travaux réalisés par la société CIMA International conformément aux termes de références élaborés par la CBLT et la CICOS pour cette étude de faisabilité  ont été lancés à Bangui en novembre  2009.

« Après 23 mois de période contractuelle de travaux consacrés à l’étude des cartes, de la documentation existante, les reconnaissances sur le terrain, le  traitement des informations et la rédaction de ce rapport soumis à être examiner, je voudrais à cet effet vous exhorter à examiner professionnellement et dans un esprit de transparence et de consensus ce rapport technique qui vous est soumis »,  a-t-il précisé.

Et de conclure en assurant les experts de la détermination et l’engagement de la CBLT «  à chercher toutes les  solutions possibles et durables pour arrêter l’assèchement du Lac Tchad et  restaurer graduellement son niveau normal ».

« Votre présence ici, messieurs les experts, témoigne de l’intérêt que nos Etats attachent à cette organisation sous régionale qui depuis sa création en 1964, ne cesse d’œuvrer depuis toujours au rapprochement de nos peuples dans l’élaboration des règlements généraux de gestion de l’écosystème, saine et durable des ressources naturelles du Bassin ce Lac Tchad »,  a déclaré le Ministre centrafricain délégué auprès du Ministre de l’agriculture, en charge de l’élevages M Youssoufa Yérima Mandjo, représentant le Ministre des Eaux et Forêts  2° commissaire de la RCA auprès de la CBLT, à l’ouverture des travaux.

Il a d’abord rappelé aux uns et autres les effets néfastes de la sécheresse qui sévit depuis plusieurs décennies dans la zone sahélienne et qui contribue à la dégradation de l’environnement et des écosystèmes du Bassin de Lac Tchad avant d’en appeler à la responsabilité des experts venus pour la circonstance d’ « examiner  avec circonspection, la situation de la dégradation avancée de notre écosystème afin de trouver des solutions concrètes et urgentes de manière à peaufiner le rapport technique de ladite étude en privilégiant une stratégie qui repose sur le concept  de développement régional et durable à l’aurore de Rio+20 ans du Brésil en 2012. »

Cette organisation sous régionale qui compte en son sein  6 Etats membres a été créée en 1964 et la RCA y a fait son  entrée en  1994.

Kabongo, Ai Bangui

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