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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 02:05

 

 

 

Déby veste froissée

 

denis denguess 

 

 

RFI  lundi 25 mars 2013

 

Comme un éternel recommencement. Presque dix ans, jour pour jour, après avoir renversé l'ancien président Patassé, François Bozizé a, lui aussi, été chassé du pouvoir par les armes. La coalition rebelle Seleka est parvenue à ses fins après une offensive lancée il y a un peu plus de trois mois. Il faut dire qu'entre 2003 et 2013, François Bozizé a, semble-t-il, perdu des alliés de poids.

 

Quand, en mars 2003, François Bozizé entre à Bangui et en chasse Ange-Félix Patassé, il le fait avec la bénédiction et le soutien du Tchad, d'où il a lancé sa rébellion. Cinq cents militaires tchadiens sont même déployés à Bangui. Ils formeront le noyau dur de la garde présidentielle de François Bozizé.

 

Le Tchad, allié historique du général-président, lui apportera ensuite son aide pour repousser des offensives rebelles, en 2010, à Birao par exemple.

 

A l'époque, François Bozizé pouvait aussi compter sur le soutien de Paris. Ainsi, fin 2006, les Mirages F1 français jouent un rôle décisif dans la reconquête des localités du nord-est du pays, tombées aux mains des rebelles de l'UFDR.

 

Accusation de dérives autoritaires

 

 

Mais ces soutiens ont de toute évidence fait défaut en 2013. Avec le président tchadien Idriss Déby, les liens se sont distendus, surtout depuis que ces fameux militaires tchadiens chargés de la sécurité de François Bozizé ont été renvoyés à Ndjaména en octobre dernier.

 

François Bozizé, avec le temps, avait fini par être accusé des mêmes dérives que son prédécesseur : mal gouvernance et autoritarisme. L'an dernier, quand la Seleka est apparue, Paris et Washington sont restés sourds à ses appels au secours.

 

De plus en plus isolé, le chef de l'Etat centrafricain avait bien trouvé un appui du côté de l'Afrique du Sud, qui a dépêché en janvier au moins 400 soldats à Bangui. Mais visiblement, cela n'a pas suffi.

 

 

DANS LES ARCHIVES DE RFI


► « Bozizé: cent jours au pouvoir » (26/06/2003) : le point des première semaines de la présidence de François Bozizé, après le coup d’Etat de mars 2003.


► « Victoire confirmée pour Bozizé » (25/05/2005) François Bozizé obtient 65% des voix à l’élection présidentielle de 2005.


► « Bozizé réélu président en Centrafrique : l'opposition tente de s'organiser » (03/02/2011) : annonce des résultats d’un scrutin très contesté par l’opposition.

 

 

 

R.C.A : Bozizé lâché par les siens !

par Monsieur Duverger 24-03-2013 08:54

 

On ne court aucun risque ce dimanche matin  en pensant que François Bozizé passerait ses derniers moments au pouvoir. Car c’est depuis hier soir que les rebelles de la Seleka sont entrés dans Bangui. Et, selon la Radio France Internationale (RFI), les combattants de la Seleka ne seraient plus qu’à quelques kilomètres du palais Présidentiel. C’est donc une ville de Bangui très déserte ce matin qui vit ces événements tragiques. Tous les commerces sont fermés, l’électricité et l’eau potable suspendues.  Eric Massi, l’un des porte-paroles de la Seleka a tout de même rassuré ce matin sur Rfi depuis la France où il vit que le courant serait rétabli dans quelques heures.

En l’absence du courant dans la capitale centrafricaine, il est actuellement très difficile de joindre par téléphone un habitant de cette ville. Quelques rares témoins rapportent tout même avoir vu les rebelles de la Seleka au niveau de PK.12, à l’entrée nord de Bangui. Cependant, le camp du Président Bozizé continu de nier toute présence de la  Seleka dans la ville,  alors que le mouvement rebelle indique pour sa part être dans la capitale, et ne souhaiterais  plus qu’une seule chose à l’heure actuelle : « le départ immédiat de François Bozizé du Pouvoir ». Ce que refuse le Général Président, et appelle les insurgés une fois encore à la table des négociations.

Seulement, jusqu’ici, l’on se demande comment les insurgés ont pu avec une telle facilité rallier la capitale, surtout quand on sait que les Forces Armées Centrafricaines (FACA)  sont appuyés sur place par les troupes de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (FOMAC),  et surtout par un contingent Sud-africain. Aussi, l’on ne comprend toujours pas le silence qu’affichent  depuis quelques temps les chefs d’Etats de la région, et même Denis Sassou Nguesso, qui est pourtant le médiateur mandaté par  la CEEAC.

Même la France qui est souvent très active dans ce genre de choses  affiche plutôt un silence étonnant. Elle s’est juste contentée de demander à ses compatriotes de ne pas sortir, en attendant un éventuel rapatriement. Même chose côté Tchadien, alors que le Président Idriss Deby est souvent présenté comme le « mentor » du Général Bozizé !       

Face à ceci, Monsieur Bozizé devrait très vite saisir ce message que lui lancent ses ex-alliés, et prendre la poudre d’escampette, afin de ne pas se retrouver dans les mains des combattants de la Seleka.   

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