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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 18:26

 

 

 

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Libération 29 mars 2013 à 15:23  Par AFP

 

 

Bangui, aux mains de la rébellion Séléka depuis cinq jours, a célébré discrètement vendredi l’anniversaire du décès du «père de l’indépendance» de la Centrafrique, Barthélémy Boganda, en présence du Premier ministre Nicolas Tiangaye qui devrait annoncer sous peu la composition d’un nouveau gouvernement. 


Quelque 300 personnes se sont réunies autour d’une fanfare en mémoire de cette personnalité centrafricaine, le jour anniversaire de son décès dans la mystérieuse explosion de son avion en 1959, avant l’indépendance de 1960 dont il avait été l’artisan.


«D’habitude, il y a plus de monde, mais là, les gens ne peuvent pas se déplacer et ont peur de bouger», assure une Banguissoise requérant l’anonymat, alors que le renversement dimanche du président François Bozizé par le Séléka est encore dans tous les esprits.


En ce jour férié, la capitale centrafricaine était calme, même si la sécurité n’y a pas été entièrement rétablie.

La vie économique et administrative devrait reprendre «mardi au plus tard», avait indiqué jeudi le porte-parole du Séléka, Christophe Gazam Betty.


Le nouveau gouvernement attendu sous peu


Selon une source proche de M. Tiangaye, qui dirigeait un gouvernement d’union nationale depuis les accords de Libreville de janvier entre pouvoir, opposition et rébellion, un nouveau cabinet «de transition» pourrait être annoncé dès vendredi.


Le Premier ministre sortant a été reconduit mercredi dans ses fonctions par le nouvel homme fort de la Centrafrique, le chef rebelle Michel Djotodia. M. Tiangaye a promis que toutes les tendances de la vie politiques seraient représentées dans son nouveau gouvernement.


Des dirigeants de l’ancien régime se sont dits prêts à coopérer alors que le président Bozizé déchu s’est réfugié au Cameroun et a demandé l’asile au Bénin.


«Nous allons participer au gouvernement d’union nationale (...) Le nombre ne fait pas substance, il faut un programme d’urgence pour la République centrafricaine qui est tombée très bas. L’important c’est le peuple qui souffre. Il faut que tout le monde mette la main à la pâte», a déclaré vendredi à l’AFP Cyriaque Gonda, chef de l’ancienne majorité présidentielle.


M. Djotodia s’est posé en nouveau maître du pays dès la chute de Bangui et cet ancien fonctionnaire ayant basculé en 2005 dans la rébellion a déclaré lundi vouloir diriger la Centrafrique pendant trois ans, jusqu’à l’organisation d’élections. Il a suspendu la Constitution et dissout l’Assemblée nationale, précisant qu’il allait «légiférer par ordonnances».


L’insécurité règne toujours dans la capitale où des pillages continuent dans certains quartiers même si le centre-ville est globalement sécurisé.


De nombreux ressortissants français ont quitté le pays jeudi par un vol commercial d’Air France même si aucune consigne d’évacuation n’a été donnée par les autorités françaises.


M. Djotodia avait demandé jeudi à toutes les forces de sécurité, régulières ou issues de la rébellion, de travailler «ensemble» à un retour à la normale.


«La police, malgré l’indigence matérielle, fait des patrouilles mixtes avec la Fomac (force multinationale d’Afrique centrale) et le Séléka. Les gens se plaignent encore, c’est vrai, mais il est important de rétablir la confiance avec des hommes en uniforme», explique Josué Binoua, ministre sortant de la Sécurité publique.


Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait déploré jeudi une situation «catastrophique» dans les hôpitaux.


La Centrafrique, ancienne colonie française, n’a connu depuis son indépendance en 1960 qu’une série de coups d’Etat, scrutins contestés, rébellions et mutineries. Le président Bozizé était lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 2003.

 


 

NDLR : Il y a quelque chose de très indécent à voir maintenant des thuriféraires de Bozizé comme Cyriaque GONDA reconnaître que la « République centrafricaine est tombée très bas et qu’il faudrait pour elle un programme d’urgence car le peuple souffre beaucoup ». C’est vraiment l’hommage du vice à la vertu. Cyriaque GONDA qui n’avait de cesse de prodiguer de funestes conseils à BOZIZE et ses compères des partis de  l’ancienne majorité présidentielle qui ne sont pas en cavale actuellement à Zongo, ni Kinshasa ou Yaoundé et Douala, devraient être un peu plus modeste et la fermer plutôt que d’oser poser des diagnostics sur les conséquences fâcheuses de leur ancien régime qui a plongé la RCA dans des profondeurs abyssales. 

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