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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 03:26

 

 

 

Boz gros plan

 

http://www.latribune-online.com 15-01-2013

 

Alors que la cohabitation entre Bangui et l’opposition s’annonce déjà difficile

 

Synthèse de Lyès Menacer

 

Près d’une semaine après la signature de l’accord de sortie de crise à Brazzaville, entre les autorités de Bangui et les rebelles Séléka, le président de la République de Centrafrique, François Bozizé, n’a toujours pas nommé le nouveau Premier ministre issu de l’opposition, Nicolas Tiangave. Ce retard commence sérieusement à inquiéter aussi bien l’opposition que les médiateurs africains et internationaux qui disent ne pas comprendre l’attitude du chef de l’Etat centrafricain. 


«Ça va être réglé. La nomination va sortir. Ils font durer inutilement le plaisir», a déclaré un membre influent de l’opposition, assurant que la nomination de Me Tiangaye par le président François Bozizé devrait intervenir prochainement, a rapporté l’AFP. Me Tiangaye, désigné samedi par l’opposition démocratique comme son choix en tant que Premier ministre, s’est déjà mis en mouvement. «Je vais partir de suite pour Brazzaville. Je reviendrai demain (hier mardi) à Bangui avec Michel Djotodia», le chef de l’Alliance rebelle Séléka, a-t-il déclaré. 


Une partie de la délégation rebelle s’est rendue à Brazzaville, après la signature vendredi de l’accord, pour s’entretenir avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le comité de suivi. Toujours méfiants vis-à-vis du gouvernement de M. Bozizé, les rebelles armés n’ont pas déserté totalement le terrain et occupent toujours certaines de leurs positions stratégiques dans les villes du nord-est et du centre. Ayant déjà vécu le même scénario pour les accords signés entre 2007 et 2011 et qui ont motivé leur reprise des armes le 10 décembre dernier, les rebelles de la coalition Séléka pourraient donc reprendre la lutte armée si François Bozizé renonce à respecter l’accord de sortie de crise signé vendredi dernier, sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU. «Tous ne sont pas encore arrivés. Maintenant, notre regard est fixé sur la formation du gouvernement. Nous sommes d’accord sur la nomination de Tiangaye et nous donnons une semaine pour voir si les accords (de Libreville) sont respectés», a averti un chef militaire du Séléka. 


«À Libreville, il a été décidé que nous obtenions le ministère de la Défense. C’est obligatoire. Notre sécurité repose là-dessus», a-t-il précisé, confirmant l’arrivée aujourd’hui de Michel Djotodia à Bangui. Toutefois, d’après des sources diplomatiques et certains rebelles, des dissensions sont apparues au sein de l’Alliance. Dès la signature de l’accord, certains avaient avoué «qu’on leur avait forcé la main».


Une autre source rebelle a souligné sous le couvert de l’anonymat : «C’est vrai qu’il y a des divisions au sein du Séléka. Ça commence déjà à partir en vrille, mais le mot d’ordre c’est de se calmer et d’attendre», a repris l’AFP. «Djotodia a signé l’accord, mais ceux qui étaient à Libreville n’étaient pas tous d’accord. Il faut voir maintenant s’il réussira à convaincre les commandants militaires sur le terrain», a ajouté cette source, concluant que «l’objectif était le départ de Bozizé, ce n’est pas fait. Des crimes ont été commis, des gens ont été arrêtés et tués. Une poignée de main ne va pas régler tout ça.

 

Les victimes attendent quelque chose». De son côté, Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l’Union européenne, a appelé «tous les signataires à respecter entièrement et de bonne foi l’accord auquel ils ont souscrit et à le mettre en œuvre sans délai».

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