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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 02:48

 

 

Bad Guys

 

 Bientôt, encore un tissu de mensonges, de contre-vérités et de cynisme du hors la loi Bozizé à paraître dans Jeune Afrique. Bozizé a l'outrecuidance d'y prétendre que depuis son coup d'Etat du 15 mars, la RCA serait devenue une démocratie exemplaire avec liberté de presse et sans prisonniers politiques...On en rigolerait s'il ne parlait pas de choses aussi sérieuses...! 

 

Mardi, 06 Juillet 2010 17:30

Bozize s'explique...

Ai-Rca - Le président de la République François Bozize s’est entretenu le 5 juillet au Palais de la Renaissance avec François Soudan, journaliste du magazine, «Jeune Afrique».

Des questions liées aux élections, la Commission électorale indépendante (CEI), la disparition de Charles Massi, l’après élection, le quinquennat et son rêve pour la Centrafrique ont été abordées.

Etaient également présents, les responsables des médias d’Etat, des correspondants des agences et des proches collaborateurs du président.

«Depuis le changement du 15 mars 2003, il y a une démocratie exemplaire en Centrafrique. Il faut le reconnaître. Pas de prisonniers politiques. La presse est libre. Chacun s’exprime librement. Si aujourd’hui nous parlons de la diaspora qui vient sur son sol, ce qu’il y a du sérieux. Il y a de l’espoir », s’est réjoui M Bozizé, parlant de son quinquennat.

Pour lui, le fait de voir la diaspora, constituée pour la plupart des protestataires ou des opposants, venir apprécier ce qui se passe et se dit à Bangui pour chercher à apporter sa contribution à la reconstruction du pays, est déjà quelque chose de positif.

«La question des élections ne dépend pas de moi seul. Nous décidons généralement de manière consensuelle avec l’opposition et même avec la communauté internationale», a répondu le chef de l’Etat centrafricain, à la question de savoir à quand les élections générales.

Selon lui, le report des élections est dû à des raisons de sécurité et des difficultés rencontrées par la commission électorale indépendante (CEI). « En ce qui me concerne, je ne fais que rejeter la balle du coté de l’opposition et de la CEI » a-t-il ajouté. A l’en croire, «ce report n’a pas été la bienvenue car le chef de l’Etat que je suis, est et reste attaché au respect de la constitution. Et comme conséquence, il y a un gap de 7,5 millions de dollars américains du budget à financer et la CEI est à la recherche d’un partenaire ».

« Si toutes ces questions budgétaires et sécuritaires trouvent une solution rapidement, nous irons aux élections le plutôt possible. La CEI fait son travail. Elle est constituée de toutes les entités à savoir l’opposition démocratique, la majorité, l’opposition armée et la société civile. Malheureusement il y a des tiraillements de partout » a déploré le Président Bozize.

Quant à la question de savoir s’il était satisfait du travail de la CEI, il a déclaré que c’est le non respect de l’engagement de la communauté internationale vis-à-vis de cette structure chargée de l’organisation des élections qui est à l’origine des difficultés rencontrées. « La balle est dans leur camp et moi j’attends », a-t-il dit.

Interrogé sur le programme Démobilisation, Désarmement Réinsertion (DDR), M Bozize a informé que la particularité en Centrafrique c’est que, le comité de pilotage du DDR comme celui de la CEI est présidé par la représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu, chef de Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (Binuca). « Donc de temps en temps je me rabats sur elle pour avoir des informations ou pour provoquer une réunion pour savoir où est ce qu’on en est ».

A l’en croire, jusqu’à présent, le DDR n’a pas encore atteint le niveau de désarmement parce que toutes les rebellions gardent chacune des armes.

Concernant toujours le programme DDR, le président a indiqué qu’il a reçu de ses pairs de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) 5 milliards de francs CFA sur les 8 promis et 1,5 milliards ont été déjà dépensés pour le processus et les autres 3,5 milliards de F CFA sont logés à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale à Bangui.

S’agissant de la présence de LRA qui est un autre gros problème de sécurité, selon lui, « nous pensons qu’avec le soutien de la communauté internationale, il trouvera une solution tôt ou tard » a fait savoir président Bozize.

Sur l’affaire Charles Massi, M Bozize a rappelé que l’opposant avait quitté le pays il y a bientôt deux ans. «Il s’est déclaré rebelle. Lorsque quelqu’un a choisi la voie de la violence, sachant bien qu’il y a des conséquences, il assume», a-t-il répondu.

«Pourquoi ne parle-t-on pas des opérations qu’il a revendiquées et qui ont causé la mort des civils et militaires, des officiers supérieurs et autres?» s’est-il interrogé.

«Moi aussi j’étais rebelle. Mais je n’ai pas eu la malchance de tomber dans des situations dramatiques » a rappelé Bozize ajoutant que : «La rébellion c’est pile ou face».

Sur la question de savoir comment il imaginait la Centrafrique dans 20 ans, il a répondu : «Notre rêve c’est d’avoir une Centrafrique où les problèmes de désenclavement et sociaux sont réglés ».

«Le plan Marshall de la Centrafrique peut se faire facilement si effectivement nous mettons en valeur toutes nos ressources naturelles, telles que les mines avec le groupe français Areva, le pétrole avec Grimberg et Axmines ou Aurafrique avec l’or de Bambari», a conclu le président centrafricain.

Kabongo, Ai Bangui.

 

 

NDLR : Comme d’habitude, dès que Bozizé est en perte de vitesse, il passe à la caisse d’un célèbre  hebdomadaire africaniste parisien bien connu pour tenter de remonter quelque peu la pente dans l’opinion mais plus personne n’est dupe de cette ficelle tant elle est usée. En outre, les Centrafricains sont suffisamment désabusés de ses mensonges et des mêmes rengaines qu’il sert chaque fois dans ses prétendues grandes interview avec le Directeur de la rédaction de ce même magazine.

Premier mensonge : Bozizé ose affirmer sans rire qu’il n’y a pas aujourd’hui de prisonniers politiques en RCA. Comment doit qualifier tous ceux qui peuplent actuellement la Section Recherche et Investigation (SRI) qui est à la police politique de son régime et dont quelques uns servent de vaches à lait, généralement les Centrafricains musulmans, qui paient de fortes sommes d’argent à certains enfants de Bozizé et/ou au Procureur Feindiro pour retrouver leur liberté !

Comment doit-on désigner toutes les personnes innocentes et arbitrairement arrêtées sur ordre de Bozizé après l’incendie du supermarché RAYAN et qui ont été torturées et croupissent toujours dans la prison spéciale de Bossembélé appelée Guantanamo où elles ont été déportées ?

Deuxième mensonge : La RCA, selon Bozizé, serait aujourd’hui une démocratie exemplaire. Quel culot ! Comment peut-elle oser faire une telle affirmation alors même qu’il ne se passe pas de semaine sans que son pouvoir s’installe de plus en plus dans une  dictature sanguinaire avec de fréquentes et préoccupantes disparitions de certains leaders de l’opposition politique et armée. Son comportement au quotidien, on en a encore eu récemment la preuve avec sa descente au parquet du Tribunal de Grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation de citoyens, éloigne hélas de plus en plus la RCA de la démocratie pour la rapprocher en revanche davantage d’une république bananière. Un magazine américain a même classé dernièrement Bozizé dans le Top 5 des pires dictateurs dans le monde. C’est dire combien la RCA de Bozizé n’a rien à voir avec la démocratie et se situe aux antipodes des valeurs de celle-ci.

Troisième mensonge : Il n’aurait reçu que 5 milliards de F CFA de la CEMAC pour le DDR : Faux ! Il a bien encaissé 8 milliards de FCFA. Il prétend avoir déjà utilisé 1,5 et que le reste se trouverait à la BEAC à Bangui. Cet argent a-t-il vocation à moisir dans les caisses de la BEAC ou doit il financer le DDR. Pourquoi plus d’un an après son versement, le DDR n’est il toujours pas financé comme il se devait par cette enveloppe ? Le désarmement piétine en raison du non versement des fonds aux rebelles et non parce que chaque rébellion continue de garder ses armes comme le dit Bozizé.   

Quatrième mensonge : Bozizé déclare rêver d’un plan Marshall pour la RCA avec l’exploitation de ses ressources minières telles que l’uranium avec AREVA et le pétrole avec Grynberg. Qui peut-il convaincre avec de tels mensonges ? Le plan Marshall dont il prétend rêver, c’est pour son portefeuille et ses comptes bancaires à l’étranger et dans les paradis fiscaux. Il parle comme si de rien n’était d’AREVA pour l’uranium de Bakouma et du pétrolier américain Grynberg et non Grimberg comme écrit dans cette dépêche. C’est pourtant un secret de polichinelle qu’il est en réalité non seulement en contentieux avec ses deux entreprises mais il œuvre même secrètement pour les évincer du pays afin de refiler leurs permis à d’autres concurrents.

Sur les autres sujets abordés par Bozizé, notamment les circonstances de la disparition de Charles Massi pour laquelle sa famille réclame toujours à Bozizé la vérité, celui-ci continue toujours dans son registre cynique et provocateur tout en ne disant rien de nouveau sur le fond.  

Rédaction C.A.P

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