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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 00:42

 

 

cour constitutionnelle RCA

 

De Christian PANIKA

BANGUI,12 fév 2011 (AFP) Le chef de l'Etat sortant centrafricain François Bozizé, 64 ans, a officiellement été réélu président de la République après la proclamation samedi par la Cour constitutionnelle des résultats du scrutin du 23 janvier, qui sont contestés par l'opposition.

"La Cour constitutionnelle décide que l'élection du 23 janvier 2011 est régulière et est élu président de la République centrafricaine le candidat François Bozizé avec 718.801 voix soit 64,37%" des suffrages", a annoncé le président de la Cour, Marcel Malonga, lors d'une audience radio-télévisée.

"La cour constitutionnelle décide (...) que les recours de Ange-Félix Patassé, Martin Ziguélé, Emile Gros Raymond Nakombo sont rejetés parce que non fondés en droit", a-t-il ajouté.

La Cour a un peu modifié les chiffres annoncés le 1er février par la Commission électorale indépendante (CEI) en enregistrant des résultats de bureaux de vote écartés par la CEI.

L'opposition, qui rejette les résultats et a dénoncé de nombreuses "irrégularités" avait notamment affirmé que 1.262 des 4.618 bureaux de vote du pays n'avaient pas été comptabilisés, soit une occultation de 25% des votants, selon elle.

La Cour a officiellement comptabilisé 4.049 bureaux sur les 4.618, "ne prenant pas en compte" 569 bureaux "litigieux".

M. Bozizé voit son total de voix augmenter de 607.184 à 718.801 mais son pourcentage baisse de 66,08% à 64,37%. Il reste toutefois largement au-dessus de la majorité absolue.

L'ancien président Ange-Félix Patassé passe de 20,10% à 21,41% (139.279 voix), l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé de 6,46% à 6,80% (75.939 voix), l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo de 4,64% à 4,61% (51.469 voix) et l'ancien ministre de la défense et représentant de l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Jean-Jacques Demafouth de 2,72% à 2,79% (31.184 voix).

Lors de la présentation d'un des recours de l'opposition, Me Albert Panda avait estimé: "Le peuple centrafricain est loin de se reconnaître dans des résultats qui ne reflètent pas la réalité du terrain. Ce qui est une désolation et un recul de la démocratie".

M. Ziguélé a lui précisé: "Tout est faux. La décision de la Cour ne change en rien notre jugement. La Cour n'a pas fait son travail correctement. Elle a choisi de ne pas voir et de ne pas dire. Nous avons demandé une enquête. La Cour avait le pouvoir et le temps de le faire, elle n'a pas voulu".

Dans son premier message radiotélévisé à la nation après sa réélection, François Bozizé a lui considéré que: "à partir du moment où les résultats sont proclamés par la Cour constitutionnelle, cela signifie que tout est clair et que tout le monde doit s'y conformer".

M.Bozizé a également annoncé que son investiture aurait lieu le 15 mars, date anniversaire de son coup d'Etat qui l'avait vu renverser deux de ses adversaires à la présidentielle MM. Patassé et Ziguélé.

M. Bozizé a fait appel à leur "sens patriotique (...) afin de préserver la paix chèrement acquise."

"Nous ne sommes pas des ennemis. Nous sommes des compatriotes ayant des approches différentes pour notre pays, mais tous guidés par l'essentiel: l'intérêt général. La passion de la campagne électorale ne peut nullement remettre en cause ce fondamental", a-t-il ajouté.

Arrivé au pouvoir en 2003, M. Bozizé avait été élu pour un premier mandat en 2005.

Quelque 1,8 million des 4,4 millions de Centrafricains avaient été appelés aux urnes le 23 janvier, lors des élections présidentielle et législatives.

La paix a été au centre de la campagne de ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), mais ruiné par des années d'instabilité et dont la population vit dans la pauvreté.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

 

Centrafrique : François Bozizé réélu avec 64, 67% des voix

Bangui, 2011-02-12 21:47:09  (Xinhua) Le président sortant de la République centrafricaine François Bozizé est réélu avec 64, 67% des voix au premier tour des élections du 23 janvier dernier, selon les résultats définitifs publiés samedi par la Cour Constitutionnelle.

L'ex chef de l'Etat Ange Félix Patassé a remporté 21,43% de voix, l'ancien premier ministre Martin Ziguélé 6,80%, l'ex-chef de rebelle Jean Jacques Démafouth 2,79% et Emile Gros Raymond Nakombo, a obtenu 4,61% de voix, selon les résultats.

La cour constitutionnelle a aussi jugé que la demande d'annulation du scrutin déposée par Ange Félix Patassé, Martin Ziguélé et Emile Gros Raymond Nakombo avait des papiers "non fondés".

Ces trois candidats demandaient l'annulation du scrutin pour des raisons telles que le "manque d'indépendance de la Commission électorale indépendante (CEI), les multiple violations du code électoral, dysfonctionnements le jour du scrutin, bureau de vote non ouverts, affichage tardif de listes électorale".

Ils ont également demandé l'ouverture d' une enquête pour faire la lumière sur la situation de 1262 bureaux de vote dont les résultats n' auraient pas été pris en compte par la CEI.

Pour la cour constitutionnelle, ces dysfonctionnements évoqués ne sont pas de nature à entacher l'élection. "Les élections du 23 janvier ont été régulières", a déclaré le président de la Cour constitutionnelle Marcel Malonga en rendant la décision.

François Bozizé, au pouvoir suite à un coup d'Etat contre Ange Félix Patassé en 2003, a dirigé une transition de deux ans avant d' organiser les élections en 2005, élection qui a vu sa victoire au deuxième tour face à Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC). 

 

 

NDLR : Que la Cour constitutionnelle centrafricaine reconnaisse que les nombreuses irrégularités et fraudes massives soient de nature à invalider le scrutin du 23 janvier 2011, c'est cela qui aurait surpris. Sous d'autres cieux en Afrique, des Cours constitutionnelles ont fait preuve de hardiesse et d'indépendance. Malgré les nombreux appels qu'on lui a lancés, y compris depuis New York par le Secrétaire Général des Nations Unies pour qu'elle fasse preuve d'impartialité et qu'elle dise le droit et rien que le droit, cette Cour constitutionnelle de Centrafrique a choisi de s'aplatir une fois de plus devant Bozizé  en officialisant son hold-up électoral.

 

C'est bien dommage mais Bozizé doit mesurer à sa juste valeur, la redoutable responsabilité politique qu'il vient de prendre en contraignant une Cour constitutionnelle acquise à lui, de gagner absolument dès le premier tour de scrutin une victoire électorale qu'aucun de ses concurrents ne reconnait du reste.

 

Personne ne peut sérieusement admettre dans la RCA d'aujourd'hui, il puisse gagner une élection présidentielle avec le score qu'il s'est fait attribuer. C'est vraiment du grand guignol. Contrairement à ses allégations, Bozizé n'est nullement guidé dans les actes qu'il pose par le sens de l'intérêt général. Le 15 mars 2011, date anniversaire de son coup d'Etat qu'il a choisie pour sa prochaine investiture est évidemment de la provocation délibérée et une décision de division nationale et de fierté mal placée qu'il regrettera.  

 

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