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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 21:11

 

 

 

 

fauteuil de Bozizé


 

Pendant que les pourparlers se poursuivent dans la capitale gabonaise, l'angoisse ne cesse de meubler le quotidien des centrafricains. C'est le signe de ce que les négociations entre le pouvoir de Bangui d'un côté et la coalition SELEKA ajoutée à la coalition de l 'opposition politique de l'autre, étaient bien difficiles et prévoyaient une solution tout autant alambiquée.


Accepter de maintenir à BOZIZE à son poste pour faire avancer les négociations auraient pu être une bonne chose, une avancée non négligeable.


L'on se souviendra que le dernier voyage effectué à PARIS pour rencontrer les CENTRAFRICAINS n'avait pour réel objectif que de débaucher certains cadres de la diaspora pour former un gouvernement qui aurait pu redorer le blason fortement terni de BOZIZE, à cause de son intolérance, de son aveuglement, de son esprit partisan et de ses penchants par trop claniques et familiaux. BOZIZE n'a jamais compris et ne comprendra jamais qu'être Président, ce n'est pas être un général d'armée ni un maréchal. L'autoritarisme d'un chef militaire n'a rien à avoir avec la conduite d'un Etat, qui demande d'autres compétences. Les cadres de la diaspora lui ont dit non parce qu'ils savaient le genre d'homme qu'il était, un homme qui ne voit rien et qui n'accepte pas qu'on lui dise non quand il se trompe vraiment. Et ce n'est pas après des pourparlers houleux qu'il changerait demain s'il était maintenu dans la même posture.


La coalition SELEKA et l'ensemble des partis politiques participant aux négociations ne doivent pas livrer à BOZIZE des cadres centrafricains, civils et militaires confondus, qui seront demain les futures victimes de BOZIZE. Il suffit de faire un pas en arrière pour se poser la question de savoir que sont devenus ceux qui avaient soutenu BOZIZE au point de demander à leurs partisans de voter massivement pour lui lors de sa « première » élection présidentielle ? Que sont devenus ces braves fils du pays ?


Faut-il encore en sacrifier d'autres pour faire plaisir à BOZIZE ? Après avoir goûté aux délices du pouvoir, BOZIZE ne peut admettre de quitter son poste, en dépit de tout le mal qu'il fait au pays. Pendant son règne, la belle BANGUI est devenue une véritable poubelle parmi les capitales africaines, le peuple centrafricain survit à cause des injections financières internationales et ne peut jouir de ses véritables richesses parce qu'un aveugle, sourd et muet est aux commandes du navire centrafricain et ne voit ni les richesses naturelles, ni celles humaines et pleines de vigueur dont regorge le CENTRAFRIQUE .


Accepter BOZIZE encore comme président pendant plus de trois ou quatre ans, c'est lui livrer gracieusement le ou les futurs premiers ministres à venir, avec les membres du gouvernement compétents qui oseraient faire leur travail selon leur conscience et dans le seul but de faire avancer le pays. BOZIZE n'a jamais voulu le bien du CENTRAFRIQUE. Le nombre de troupes étrangères qui foulent le territoire centrafricain aujourd'hui en témoigne. Il s'en serait passé s'il avait voulu le dialogue qu'on lui demandait depuis, que cela vienne des forces rebelles ou de l'opposition politique.


En ne respectant pas le peuple à travers sa gouvernance, il n'a pas respecté la constitution, donc ce n'est pas avec le motif du respect de la constitution qu'il pourra revendiquer éternellement son maintien au pouvoir. A l'heure où nous écrivons ce billet, nous apprenons l'accord de cessez le feu signé à LIBREVILLE où BOZIZE serait maintenu à son poste et où des élections législatives seraient organisées dans les douze mois qui suivent. On aura beaucoup de mal à penser que ces élections soient vraiment libres, justes, transparentes et bien organisées, l'histoire est là pour nous en convaincre, mais souhaitons le miracle pour ce pays, et prions qu'il n'arrive rien de fâcheux à nos dignes frères qui s'engageront auprès de BOZIZE, pour relever ce pays de l'ornière.

 

Pierre Zouissé

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion