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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 16:47


Bozizé en Chine

 

BANGUI (AFP) - 27.03.2010 13:40 - Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat, selon un communiqué de la présidence lu samedi à la radio nationale.

Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat, selon un communiqué de la présidence lu samedi à la radio nationale.

Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat, selon un communiqué de la présidence lu samedi à la radio nationale.

"S'agissant de la date des élections, le président de la République a précisé de manière claire qu'il revenait à la Commission électorale indépendante (CEI) de proposer, si elle juge nécessaire, une nouvelle date. Une nouvelle date qui ne devra pas dépasser le 11 juin 2010", affirme le texte.

Ce communiqué résumait l'entrevue du chef de l'Etat avec les membres du Comité de pilotage des élections qui regroupe des représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale.

Selon les membres du comité, "il existerait encore des problèmes d'ordre technique au niveau de la CEI (...). C'est pourquoi ils souhaiteraient que par consensus politique, le mandat du président de la République soit prolongé au delà des délais constitutionnels", a poursuivi le communiqué.

Mais M. Bozizé "leur a réaffirmé son attachement au respect et à la défense de la Constitution".

Jeudi, le Comité de pilotage des élections avait estimé qu'il serait "difficile" de tenir les élections le 25 avril alors qu'une source officielle avait indiqué sous couvert de l'anonymat à l'AFP que le premier tour serait reporté au 11 juin.

Des membres de l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France --principaux bailleurs de fonds des élections-- sont favorables à un report.

La CEI avait souligné jeudi être la "seule institution habilitée à proposer les dates des élections", rappelant que "jusqu'à nouvel ordre, les dates restent inchangées".

© 2010 AFP

 

Bozizé accepte le report de la présidentielle en Centrafrique

 

BANGUI - Reuters, 27/03/2010 à 20:53 - Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé a accepté samedi le report de l'élection présidentielle prévue le 25 avril, mais il a souhaité que le scrutin ait lieu avant le 11 juin, date de fin de son mandat.

La Commission électorale indépendante (CEI) du pays, avait fait valoir que l'établissement des listes électorales n'était pas achevé et que le gouvernement devait encore réunir les neuf milliards de CFA (18,5 millions de dollars) nécessaires pour organiser les opérations de vote.

La France et les Nations unies ont déjà fourni respectivement 200.000 euros et 300.000 dollars pour la tenue du scrutin.

Le président centrafricain François Bozizé et ses adversaires politiques s'opposent au sujet de la date à laquelle organiser une consultation électorale dans l'ex-colonie française, en butte à une instabilité intérieure et régionale.

Des donateurs allant de l'Union européenne aux Nations unies ont réclamé un report de l'élection dans le contexte actuel.

Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup de force avant de remporter la dernière présidentielle en 2005, avait rejeté ce mois-ci un appel de l'opposition en ce sens.

"J'accepte la proposition de nos amis de la communauté internationale de reporter l'élection initialement fixée au 25 avril", a-t-il cette fois déclaré dans une allocution radiodiffusée.

"Je demande en conséquence à la commission électorale indépendante de proposer une nouvelle date pour les élections, à condition qu'elle ne tombe pas après le 11 juin, car nous ne pouvons avoir un vide juridique", a-t-il ajouté, en faisant allusion au fait que son mandat de cinq ans se termine en juin.

La République centrafricaine, dont le sous-sol est riche en or, en diamants et en uranium, reste néanmoins dans un état de grande pauvreté. Cet Etat, l'un des plus isolés d'Afrique, fait face à plusieurs rébellions intérieures et a en outre été entraîné dans des conflits régionaux où étaient impliqués le Soudan, le Tchad et la République démocratique du Congo (RDC).

Environ 200.000 civils vivent aujourd'hui en brousse pour éviter les zones de conflit.

Les principaux adversaires de Bozizé, qui craignent la fraude lors du scrutin, se sont regroupés au sein d'une coalition baptisée les Forces pour le changement et ont appelé vendredi à la mise en place de profondes réformes avant la tenue du scrutin, qu'ils souhaitent voir organisé en janvier 2011.

Paul-Marin Ngoupana, Philippe Bas-Rabérin et Pascal Liétout pour le service français





NDLR : Il faut que Bozizé et son homme de paille Binguimalé se mettent d’accord. S’il est vrai que selon les dispositions du code électoral, c’est sur rapport de la CEI et sa proposition que le président de la République doit prendre le décret convoquant le corps électoral, ces dispositions n’ont pas été respectées par le décret qui a décidé du premier tour du scrutin le 25 avril. L’inénarrable Binguimalé à lui seul n’est pas la commission électorale. Ce qui a fait office de rapport de la CEI n’était qu’une minable bafouille de deux pages qu’il a envoyée à Bozizé. Il n’y a jamais eu de réunion plénière de la CEI pour adopter quelque rapport que ce soit. On est en pleine fourberie.

Bozizé ne peut indéfiniment se retrancher derrière son prétendu « attachement au respect et à la défense de la constitution » pour vouloir organiser des élections hâtives et bâclées pour réussir son hold-up électoral. "La crédibilité des élections est plus importante à nos yeux que le respect à la lettre des délais imposés par la constitution", avait relevé la représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations unies à Bangui.

Il y a des délais incompressibles dans la préparation de ces élections sur lesquels on ne peut faire l’impasse pour le seul plaisir de tenir des élections pour tenir des élections afin d’éviter un vide juridique constitutionnel. Ce n’est pas de gaieté de cœur que l’opposition qui veut pourtant voir vite Bozizé débarrasser le plancher se fait violence en préconisant elle aussi le report de ces élections. Personne, y compris la communauté internationale, ne veut  d’élections bâclées et frauduleuses.

Qui est à l’origine du considérable retard pris dans le processus électoral qui affole maintenant Bozizé si ce n’est lui-même. En gardant par devers lui les huit milliards du DDR, il devait savoir qu’il compromettait gravement le déroulement de ce programme de désarmement dont il savait bien par ailleurs qu’il est un préalable à la tenue des élections. Il a longtemps  joué avec le feu, le voilà en pleine tourmente et au pied du mur. Il n'a qu'à s'en prendre à lui-même.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique