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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:24

 

 

Bozizé en difficulté

 


Rca -Le 10 janvier 2013 © (koaci.com) - Les pourparlers de Libreville sur la crise en Centrafrique se poursuivent depuis le mercredi 09 janvier, mais au terme de cette première journée d’échange aucun accord n’a été trouvé au contraire les rebelles ont durcit leur position en continuant à demander la démission du président Bozizé et sa traduction devant la CPI.

 

KOACI.COM apprend en exclusivité de source présidentielle gabonaise qu'un émissaire du président gabonais Ali Bongo aurait été dépêché ce mercredi soir auprès de la délégation du Séleka afin demander à ces derniers d'être plus clément à l'égard de François Bozizé et ce pour la réussite de la médiation qui se déroule dans la capitale de son pays. Selon nos informations, Ali Bongo serait à la manoeuvre pour que cette médiation se conclue par un accord de pacification entre les deux parties belligérantes.



Les discussions sur la crise en Centrafrique réunissent depuis mardi à Libreville au Gabon, protagonistes, médiateurs et observateurs autour des rebelles de la Séléka et du gouvernement Bozizé. Les échanges devaient notamment porter sur le respect des accords de 2008, pourtant à la fin de cette première journée aucune avancée notable, encore moins un accord n’ont été trouvés. Bien au contraire, après plusieurs heures de discussions avec les délégations du gouvernement, de l’opposition et des membres de la CEEAC, les rebelles ont jeté un pavé dans la mare en continuant d’exiger la démission du président Bozizé et en demandant qu’il soit traduit devant la Cour Pénale Internationale. "Il n'y a pas d'autre alternative, rien que le départ de Bozizé. L'unique mal des Centrafricains, c'est Bozizé, c'est tout", a déclaré un porte-parole du Séléka Florian Ndjadder.


 

La rébellion accuse le président centrafricain de "faits de crimes de guerre et crimes contre l'humanité", en lui reprochant "arrestations, détentions et séquestrations arbitraires, enlèvements, disparitions, assassinats et exécutions sommaires". Mardi, c’est le président Bozizé qui avait annoncé catégoriquement à l’adresse des rebelles que la question de son départ de son pouvoir n’était pas négociable. Les échanges qui se sont achevés tard dans la nuit de ce mercredi sans accord notables doivent reprendre ce jeudi matin.



Pour rappel, les rebelles de la coalition Séléka après une conquête éclaire d’une grande partie du pays depuis le 10 décembre sont désormais aux portes de Bangui. Dépassé par cette avancée fulgurante, le président Centrafricain avait demandé une l’aide militaire à ses homologues Tchadiens ainsi que celle de la CEEAC. L’unique revendication de la rébellion est la démission du président Bozizé venu au pouvoir après le coup d’état de mars 2003.

 

Nanita

 

 

 

NDLR : Les assassinats, enlèvements – disparitions, exécutions sommaires extrajudiciaires, séquestrations et autres détentions arbitraires en Centrafrique sous le régime dictatorial de Bozizé ne sont pas des inventions. Les preuves existent que le bureau du procureur de la CPI doit détenir. En déduire que Bozizé est passible de la Cour Pénale Internationale est la moindre des choses car il ne saurait être question qu’il puisse quitter la scène politique sans rendre un minimum de compte sur ses agissements et sa politique en matière de violations des droits de l’homme. Il n’y a aucun excès à réclamer sa traduction devant la CPI. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches