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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:31

 

 

 

Mercredi 11 Janvier 2012

CENTRAFRIQUE : BIBLE ET TRAVAIL

 

*   *   *

 

Il est de coutume d’entendre dire ou de lire, ici ou là, que la Bible constitue un refuge commode pour quiconque désire déserter son poste de citoyen consciencieux, impliqué de manière conséquente dans le développement actif de son pays et cela, à partir de son savoir ou savoir-faire propre ; qu’elle prônerait, de ce fait, rien d’autre que la fainéantise patentée et le refuge absurde dans une foi aléatoire en un Dieu qu’il convient surtout de ne pas perturber…

 

C’est certainement vrai pour les faux chrétiens, qui se targuent de connaître Dieu, de Lui appartenir et de Le servir, mais dont la conduite quotidienne dément de manière flagrante leur assertion. Il n’en est pas de même pour ceux qui, authentiquement convertis par leur foi en Jésus-Christ, font de la Bible leur seule règle de vie et de conduite car, par rapport au travail actif, voici plutôt ce qu’enseigne la Parole de Vérité et de Vie :

 

I. LE TRAVAIL EST UN COMMANDEMENT IMMUABLE DE DIEU À L’HOMME

 

A) AVANT LA CHUTE

 

« L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder » (Genèse 2 : 15).

 

B) APRÈS LA CHUTE

 

« 19  C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » (Genèse 3 : 19).

 

II. POUR DIEU, LE TRAVAIL CONSTITUE LE BIEN LE PLUS PRÉCIEUX DE L’HOMME

 

« 27  Le paresseux ne fait pas rôtir son gibier ; le bien le plus précieux de l’homme, c’est l’activité. » (Proverbes 12 : 27).

 

C’est la raison pour laquelle la Bible n’hésite aucunement à encourager les fainéants à s’impliquer radicalement dans le travail actif :

 

« 6 Toi qui es paresseux, va donc voir la fourmi, observe son comportement et tu apprendras la sagesse. 7  Elle n’a ni surveillant, ni contremaître, ni chef. 8  Durant l’été, elle prépare sa nourriture, au temps de la moisson, elle amasse ses provisions.

 

9  Et toi, paresseux, combien de temps vas–tu rester couché ? Quand donc sortiras–tu de ton sommeil pour te lever ? 10  « Je vais faire juste un petit somme, dis–tu, juste un peu m’assoupir, rien qu’un peu croiser les mains et rester couché un instant. » 11 Mais pendant ce temps, la pauvreté s’introduit chez toi comme un rôdeur, et la misère comme un pillard. » (Proverbes 6 : 6 – 11)

 

L’apôtre Paul, inspiré par l’Esprit de Dieu, se montre plus exigeant encore à l’égard des fainéants :

 

« 10 En effet, lorsque nous étions chez vous, nous vous avons donné cette recommandation : « Que celui qui refuse de travailler renonce aussi à manger » ! 11  Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée : ils ne travaillent pas et se mêlent des affaires des autres. 12  Nous invitons ces personnes–là à suivre la recommandation suivante : au nom du Seigneur Jésus–Christ, travaillez dans la paix et gagnez vous–mêmes votre pain. » (2 Thessaloniciens 3 : 10 – 12).

 

III. CARACTÉRISTIQUES DU TRAVAIL FONDÉ SUR LES PRESCRIPTIONS BIBLIQUES

 

A) DROITURE MORALE REQUISE

 

Aux commerçants, par exemple, la Bible déclare :

 

« 10  Le SEIGNEUR déteste qu’on triche avec les poids et les mesures. » (Proverbes 20 : 10).

 

Quant aux employeurs injustes, il est bon qu’ils sachent ceci :

 

« 1 Et maintenant, écoutez–moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez–vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous ! 2  Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites. 3  Votre or et votre argent sont corrodés et cette corrosion témoignera contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez entassé des richesses, dans ces jours de la fin. 4  Vous n’avez pas payé leur juste salaire aux ouvriers qui ont moissonné vos champs. Cette injustice crie contre vous et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées célestes. 5  Vous avez vécu ici–bas dans les plaisirs et le luxe, vous vous êtes engraissés comme des animaux pour le jour où vous allez être égorgés. 6  Vous avez condamné, vous avez assassiné des innocents, sans qu’ils vous résistent. » (Jacques 5 : 1 – 6).

 

Notons que la Bible ne condamne pas ici le fait de posséder des richesses, car elles constituent des bénédictions que Dieu accorde gracieusement à qui sait s’impliquer dans le travail productif. Ce qui est condamné plutôt, c’est la jouissance idolâtre et intempestive de ces biens, ainsi que leur usage à des fins d’injustices flagrantes et criminelles, qu’elles soient locales, nationales ou internationales…

 

B) LE PAIN SEUL NE SAUVE PAS…

 

Selon la Bible, le travail nécessaire au pain quotidien ne doit en rien occulter l’autre aspect de la vie humaine qui, lui, concerne la vie éternelle ; la vie après la mort ; l’heure où chacun, après avoir vécu sur la terre des vivants, la quitte pour aller rendre compte, devant le Juge Suprême,  qui est Dieu, de chacun de ses actes posés, en bien et en mal, durant le temps de son pèlerinage ici-bas.

 

C’est en prévision de cette ultime échéance, devant l’Éternel des cieux, le Créateur de toute chose, que Jésus-Christ avait formellement déclaré, dans Sa réfutation du gros mensonge de Satan dans le désert :

 

« L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 : 4)…

 

…Et qui serait devenue la seule règle de vie et de conduiteparmi les hommes si, bien sûr, l’on désire vivre en paix avec son Créateur, dès ici-bas, autant qu’avec son prochain (proche, étranger ou ennemi), avant l’ultime départ en éternité en vue d’y recevoir son dû.

 

IV. BRÈVE CONCLUSION

 

On le voit : nulle part la Bible n’encourage à s’installer dans la paresse et à intercéder du matin au soir et du soir au matin pour pouvoir recevoir du ciel son plat tout cuit de repas quotidien ! Au contraire, elle recommande l’activité de la part de quiconque a reçu de son Créateur des aptitudes, des savoirs et des savoir-faire précis en vue d’assurer, pour sa part et autant que faire se peut, le bien commun de la société à laquelle on appartient.

 

Ne jetons donc pas précocement « le bébé et l’eau du bain », parce que certains déforment sciemment son enseignement, avant d’avoir examiné par nous-mêmes ses affirmations exactes par rapport à tout sujet donné !

 

Pour ce qui concerne le travail, revenez me voir si vous trouvez dans la Bible un seul passage qui recommande la fainéantise…

 

C. MABADA-MABAYE Pasteur

http://www.philadelphie-infos.net  

 

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