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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 15:45



Feindiro

 

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Charles Massi porté disparu par le procureur de la République

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Août 2010 13:45

Un Communiqué de presse du Procureur de la République daté du jeudi 12 août rend public le résultat de l’enquête ouverte par ce dernier au sujet de la disparition de Charles Massi. Le Communiqué qui ne confirme pas la mort de Charles Massi, évoque au contraire l’hypothèse d’une « «présomption d’absence ». Autrement dit, Charles Massi est toujours présumé vivant, selon le Ministère Public.

Le Communiqué de presse est signé de Firmin FINDIRO, Procureur de la République. Ce dernier livre ainsi les conclusions de l’enquête ouverte aux fins de faire la lumière sur les rumeurs faisant état de la disparition de Charles Massi, Président de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP).

Selon le Communiqué, Charles Massi, disparu depuis le 18 décembre 2009, serait vivant. Car pour le Ministère public, l'enquête menée par la Section des Recherches et Investigations (SERD) requise à cet effet, n'a révélé aucun élément matériel plausible de nature à attester la disparition, a fortiori, la torture et l'assassinat de ce dernier, dans les locaux du Camp de Roux ou de la prison de BOSSEMBELE, comme cela a été rapporté par certaines sources.

For de ce résultat, le Parquet déclare rester encore dans l’hypothèse d’une présomption d’absence dont la durée maximum est de 10 ans à compter de la décision du Tribunal, selon le Code centrafricain de la famille. En conséquence, Charles Massi est présumé vivant en attendant la survenance de faits nouveaux.

Le Procureur a relevé toutefois qu’aucun membre, ni proche parent de la famille de l’intéressé, ne s'est présenté pour être entendu dans la cause en dehors de Maitre Mathias Barthélémy MOROUBA, Avocat de la Famille MASSI.

Pour sa part, Me Morouba, interrogé par la presse, a déclaré que cette enquête "orientée" de la gendarmerie a montré ses limites et donne raison à ceux qui réclament une enquête internationale. Pour l’Avocat de la famille du disparu, deux armées (tchadienne et centrafricaine) sont impliquées dans cette affaire pour laquelle plusieurs personnes mises en cause doivent être entendues.

Il y a quelques mois, la famille Massi, sa famille politique, son Mouvement rebelle ainsi que la Société civile centrafricaine, et même son Avocat avait demandé aux pouvoirs publics à Bangui, l’ouverture d’une enquête internationale.

Son épouse, Denise Massi venue à Bangui pour enquêter sur les circonstances de la disparition de son mari, avait été rapatriée systématiquement sur Paris où elle réside sur instructions du Pouvoir de Bangui.

Le Président François Bozizé avait quant à lui déclaré lors d’une rencontre officielle, à ceux qui réclament les preuves de la mort de ce dernier, « d’aller le chercher sur le champ de bataille ».

Charles MASSI aurait été arrêté le 20 décembre 2009 dans la Sous Préfecture de NGAOUNDAYE. Des informations concordantes font état de ce que ce dernier serait ensuite détenu à la base militaire de BOSSEMBELE où il aurait succombé à des tortures le 8 janvier 2010.

Ministre des Mines avant d’être condamné à mort sous le régime de l’ancien président Ange Félix Patassé entre 1993-2003, Charles Massi a été ministre d’Etat dans plusieurs gouvernements du président Bozizé, avant d’entrer en rébellion contre ce dernier, prenant la tête, en 2009, de la rébellion de la CPJP, qui opère dans le Nord-est de la République centrafricaine. Charles Massi n’a plus donné signe de vie depuis le 18 décembre 2009.

 

NDLR : « Charles Massi porté disparu par le procureur de la République ». Ce titre de notre confrère du site internet de Radio Ndéké Luka mérite la palme d’or et nous laisse pantois sur la responsabilité du tristement célèbre procureur de Bozizé, le demi-dieu Firmin Findiro. Le communiqué de presse de ce dernier qui parle d’une prétendue « présomption d’absence » semble mal dissimuler son désarroi et surtout celui de son patron Bozizé, suite aux informations faisant état de l’imminence d’un dépôt de plainte de la famille Massi devant la CPI et le parquet de Paris. On ne peut en même temps constater que Charles Massi est porté disparu et vouloir qu’il puisse se présenter à une convocation du procureur Findiro. Elémentaire mon cher Watson… ! Si ce n’est pas du cynisme et du foutage de gueule, ça y ressemble !

 

Centrafrique: aucun élément attestant la mort de Charles Massi

 

 

BANGUI 16 août (AFP) — Aucun élément "plausible" n'atteste du décès à Bangui ou en prison de l'ancien ministre et chef rebelle Charles Massi, donné pour mort par sa famille depuis le mois de janvier, a affirmé le procureur du tribunal de Bangui Firmin Findiro dans un communiqué lundi.

"L'enquête ouverte par le parquet n'a révélé aucun matériel plausible, de nature à attester la disparition, a fortiori la torture et l'assassinat de M. Massi, dans les locaux du Camp de Roux (à Bangui), ou de la prison de Bossembélé", à 150 km au nord-ouest de Bangui, selon le texte du communiqué parvenu à l'AFP.

"Nous sommes encore dans l'hypothèse d'une présomption d'absence", ce qui signifie qu'il est toujours "présumé vivant", ajoute le communiqué.

Dans ce communiqué, le Procureur précise que l'enquête a été effectuée par "la Section recherches et investigations (SRI)", qui "s'est transportée à Bossembélé ainsi qu'au Camp de Roux où plusieurs personnalités civiles et militaires ainsi que de simples citoyens ont été entendus".

Charles Massi, ancien ministre et chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) qui n'a pas signé les accords de paix, est donné pour mort depuis janvier par sa famille qui affirme qu'il a été enlevé le 19 décembre à la frontière avec le Tchad.

Selon la version avancée par ses proches, il aurait été transféré au Camp militaire de Roux et ensuite à la prison de Bossembélé où il aurait été torturé par des éléments de la garde présidentielle.

Bangui dément toute implication dans sa disparition.

Copyright © 2010 AFP.

 

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