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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 12:30

 

 

 

 

 

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BANGUI AFP / 25 juin 2012 12h57- Des rebelles non identifiés ont attaqué et pillé dimanche une partie du site du groupe français de nucléaire civil Areva près du gisement d'uranium de Bakouma, dans le sud-est de la Centrafrique, a appris lundi l'AFP de sources militaire centrafricaine et diplomatique française.

« Un violent accrochage a mis aux prises hier (dimanche) dans l'après-midi à Bakouma l'armée centrafricaine et un groupe d'hommes armés non identifiés dans leur tentative de lancer l'assaut contre le site de la société minière Areva », selon un communiqué de presse militaire lu à la radio nationale.

« L'ennemi a fait quelques dégâts matériels et s'est retiré en emportant essentiellement des vivres. Il est pour le moment difficile d'établir un bilan des combats, cependant l'on ne déplore aucune victime sur la zone ni parmi le personnel, ni au sein de la population de Bakouma », a ajouté le communiqué.

« Des dispositions sont en train d'être prises en concertation entre la partie française qui a accompagné la partie centrafricaine dans la gestion de cette situation », ajoute le texte lu par un porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Jean Ladawa.

Une source diplomatique française a affirmé à l'AFP que cinq ressortissants français du groupe Areva qui étaient sur le site étaient en contact avec les autorités françaises qui cherchaient la solution la plus adaptée pour eux.

Le groupe Areva interrogé n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

En novembre 2011, il avait repoussé d'un à deux ans les travaux pour exploiter Bakouma, en raison de la chute des cours du minerai après la catastrophe de Fukushima au Japon. Environ 170 personnes travaillaient alors sur le site.

Avec 32.000 tonnes estimées à l'heure actuelle, le gisement situé dans une zone peu sécurisée est considéré comme important par Areva, même s'il n'égale pas par exemple les 180.000 tonnes de ressources de la mine géante d'Imouraren au Niger.

Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armées, rebelles, coupeurs de routes et braconniers.

La rébellion ougandaise de L'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony ainsi que le groupe tchadien du Front populaire pour le redressement (FPR) de Baba Laddé y sont actifs.

Pour Saint-Cyr Nguida, économiste centrafricain expert développement, l'attaque de Bakouma est inquiétante pour le pays: "Quels investisseurs seront tentés de placer leur argent dans une situation pareille?".

Il estime même que les assaillants pourraient être instrumentalisés: "Nous sommes en face de certains calculs, et je n'ose pas indexer qui que ce soit, mais ce sont des calculs destinés à mettre l'économie à genoux en faisant fuir les investisseurs potentiels comme Areva qui est le numéro un mondial en matière d'énergie nucléaire et qui commence à envisager des réalisations dans la région".

 

 

NDLR : Certaines sources font état d'un élément de sécurité tué par les assaillants. Il est surprenant que le communiqué militaire n'en fasse pas mention. On a chaque jour la preuve que les pseudos autorités de Bangui ne contrôlent aucune le vaste territoire centrafricain abandonné depuis fort longtemps à toutes les rébellions et bandits armés. Il est aussi très surprenant par ailleurs que même la France ne soit pas non plus en mesure d'assurer la sécurité de ses intérêts sur le sol centrafricain en dépit de la suspension annoncée unilatéralement par la direction d'AREVA, de l'exploitation du site d'uranium de Bakouma pour au moins deux années.

 

 

 

 

 

 

 

Un site d'Areva attaqué en République centrafricaine

 

Libération 25 juin 2012 à 14:41 Par THOMAS HOFNUNG

 

Plus de peur que de mal, semble-t-il. Les cinq expatriés français qui travaillent sur le site d’Areva à Bakouma, en Centrafrique, ont été dépouillés par des rebelles dimanche en fin d'après-midi, sans être pris à partie physiquement, affirme le groupe français. Ce dernier se veut rassurant : «Les assaillants ont pillé les vivres et le matériel informatique avant de quitter les lieux»dit-on au siège de l’entreprise du nucléaire civil. Toutefois, l’attaque de dimanche paraît avoir été très violente : les autorités de Bangui évoquent ainsi un «violent accrochage», ajoutant : «L’ennemi a fait quelques dégâts matériels et s’est retiré en emportant essentiellement des vivres.»

 

Il est pour le moment difficile d'établir un bilan des combats, cependant, l’on ne déplore aucune victime sur la zone ni parmi le personnel, ni au sein de la population de Bakouma. Mais un bon connaisseur de la région donne une version sensiblement différente :«Tout le monde a déguerpi, les cinq Français se retrouvent isolés, sans rien à manger.» Il ajoute : «Bakouma est à 200 km de la capitale, Bangui, mais dans une zone isolée, à deux jours de route vu l'état du réseau. Il faut s’y rendre en avion.»

 

Une source diplomatique française a affirmé à l’AFP que les expatriés étaient en contact avec les autorités françaises qui cherchaient «la solution la plus adaptée» pour eux. La France dispose d’un détachement militaire sur l’aéroport de Bangui, en soutien des forces armées centrafricaines (les Faca). Selon une source bien informée, des renforts pourraient être envoyés depuis Libreville (Gabon), où la France dispose d’une base militaire permanente. Le groupe qui a attaqué le site de Bakouma n’a pas été identifié pour l’heure.

 

Un pays qui vit dans une instabilité chronique

 

Depuis des années, la Centrafrique vit dans une instabilité chronique, les attaques de mouvements rebelles se succédant les unes aux autres. En outre, les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), tristement célèbres pour leur cruauté, sont actifs sur son territoire. Sur décision du président Barack Obama, les Etats-Unis ont déployé en Centrafrique plusieurs dizaines de commandos des forces spéciales pour traquer la LRA.

 

Avec 32 000 tonnes estimées à l’heure actuelle, le gisement, situé dans une zone peu sécurisée, est considéré comme non négligeable par Areva, même s’il n'égale pas, par exemple, les 180 000 tonnes de ressources de la mine géante d’Imouraren au Niger. Au grand dam du président centrafricain François Bozizé, Areva envisage toutefois de quitter Bakouma, dont l’exploitation ne serait pas assez rentable. Les cinq expatriés du groupe faisaient de «l’exploration», confie un proche du dossier. L’attaque d’hier «va sans doute renforcer la volonté de l’entreprise de quitter rapidement la Centrafrique», estime cette source.

 

Source : http://www.liberation.fr/monde/2012/06/25/un-site-d-areva-attaque-par-des-rebelles-en-republique-centrafricaine_828931

 

 

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