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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 17:30

 

 

 

 

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BANGUI AFP / 28 juin 2012 18h17 - La population de Bakouma (sud-est Centrafrique) a tenté d'empêcher les Français expatriés du groupe français de nucléaire civil Areva attaqué dimanche par des rebelle de partir mardi, redoutant le départ définitif du groupe du gisement d'uranium encore non exploité, a indiqué à l'AFP une source militaire à Bakouma jeudi.

La population de Bakouma a barricadé mardi la route du site de la société française Areva pour empêcher les expatriés français de quitter la ville, a affirmé cette source militaire.

Les Français ainsi que deux centrafricains ont été évacués par avion spécial mardi.

Informés de leur départ (des Français), les habitants ont investi la route avec des troncs et branches d'arbre, ainsi que de grosses pierres, scandant, en sango (langue centrafricaine) +Vous partez pour nous abandonner aux rebelles+; +vous partez définitivement synonyme de fin des travaux+, a encore ajouté la source.

La garde Républicaine a procédé à des tirs de sommation pour dégager le passage des expatriés vers l'aérodrome, de même source.

En novembre 2011, Areva avait repoussé d'un à deux ans les travaux pour exploiter Bakouma, en raison de la chute des cours du minerai après la catastrophe de Fukushima au Japon. Environ 170 personnes y travaillaient alors que le site était depuis en sommeil avec la présence d'une quinzaine de personnes seulement.

 Mercredi, une source du haut commandement militaire, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a assuré que le site était désormais sous contrôle de l'armée centrafricaine.

Les auteurs de l'attaque n'ont pas encore été officiellement identifiés.

Lundi, une source militaire avait accusé les rebelles tchadiens du Front populaire pour le redressement (FPR) du +général+ Baba Laddé. Mardi, une autre source militaire centrafricaine avait cette fois-ci désigné la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armés, rebelles, coupeurs de routes et braconniers. La LRA et le FPR y sont actifs.


(©)

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