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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 02:11

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

Les centrafricains peuvent-ils être fatigués ? C'est la question majeure qui devrait se poser après la tournure qu'a prise la résolution de la dernière épreuve politique et militaire dont le CENTRAFRIQUE a été l'épicentre, le théâtre et la victime. De négociations en négociations, de dialogues en dialogues, la classe politique centrafricaine n'a jamais cessé de parcourir les salles de conférence, que ce soit à LIBREVILLE au GABON ou à BANGUI en CENTRAFRIQUE et cela depuis des années, en sollicitant la médiation de nos voisins et frères d'AFRIQUE CENTRALE, pour tenter de mettre d'accord, au regard de la gouvernance du pays, les régimes en place et les partis de l'opposition politique.

 

La deuxième question qui se pose est celle de savoir si après plus d'une cinquantaine d'années d'indépendance, le CENTRAFRIQUE n'a toujours pas réussi à former des cadres valables, des hommes capables de lire l'histoire, de la comprendre pour être capables de l'analyser, de l'interpréter, en vue d'être aptes à corriger les erreurs de parcours qui pourraient survenir et mettre le pays sur les rails d'un développement économique et social incontestable.

 

Courir tout le temps à LIBREVILLE ou ailleurs, ou faire venir des intervenants extérieurs pour vous aider à trouver des solutions aux problèmes qui se posent en CENTRAFRIQUE et qui sont souvent des problèmes inter-centrafricains est la preuve d'une carence latente qui ne dit pas son nom et que les CENTRAFRICAINS devraient chercher à démasquer s'ils veulent vraiment l'éradiquer.

 

A l'entrée de l'ère de l'indépendance, le CENTRAFRIQUE était un pays uni, une vraie NATION avec une réelle solidarité entre ses différentes composantes, sociales ou ethniques, une langue divine qui a servi à la consolidation de cette NATION. Qu'a-t-on fait de cet héritage ?

 

La mégalomanie a vu le jour pour pousser certains à se remplir le ventre avec la nourriture des autres. Cette même mégalomanie à encourager la famille à se ranger derrière le « grand » mangeur pour se satisfaire des miettes qui tombaient de sa table, et l'assistance de la famille s'est élargie à l'ethnie, qui n'a pas attendu longtemps pour se mettre à table.

 

Aucun CENTRAFRICAIN au jour d'aujourd'hui, si l'on peut accepter la redondance, ne peut nier cette triste réalité.

 

Combien de nos frères sont morts tout simplement parce qu'ils ne voulaient pas que leurs frères vivent cette effroyable injustice ? Combien ? Et combien dans chaque famille ? Dans une famille à OBO, une autre à BIRAO, une autre à BANGASSOU, une autre à BAMBARI, BOUAR, BERBERATI, M'BAIKI et ailleurs, sur tout le territoire CENTRAFRICAIN ? Combien sont morts parce qu'ils n'acceptaient pas de voir cette injustice s'enraciner dans leur pays, pour semer la division ?

 

Continuerons-nous à éliminer nos frères à cause de leurs pensées et de leur façon de parler ? Continuerons-nous à prendre les armes parce que nos autorités ne nous entendent pas ?

 

Et ces autorités, continueront-elles à mater le peuple parce qu'elles veulent un pouvoir incontesté, en dépit des erreurs qu'elles mêmes commettent et qu'elles refusent de reconnaître et de corriger ?

 

Continueront-elles à s'infantiliser en acceptant d'organiser des pourparlers avec l'aide de l'extérieur quand il était possible d'écouter les revendications des uns et des autres pour trouver des solutions idoines, sans provoquer l'emploi de la force et sans faire appel à l'aide extérieure ?

 

Si le limogeage du premier ministre survient quelques heures seulement après les négociations de LIBREVILLE, ceci ne constitue en rien la garantie du fait que ce qui va suivre sera le strict respect des résolutions prises lors de ces négociations. L'histoire nous l'a prouvé à maintes reprises.

 

Les CENTRAFRICAINS doivent être conscients de l'image qu'ils présentent à l'AFRIQUE CENTRALE et au monde. Une image qui se reflète dans un cadre de honte. La honte de savoir que le pays ne manque pas d'hommes valables, capables de donner en très peu de temps, un autre profil au pays, pour le sortir de l'enlisement dans lequel il se cantonne depuis qu'une politique émergeant des hommes obscurs, médiocres et incapables a contribué à enclaver davantage les ressources de ce pays.

 

C'est dire la tâche à laquelle le futur VRAI PREMIER MINISTRE et son équipe devront s'atteler, une tâche dont les priorités seront bien arrêtées et suivies de très près pour permettre d'asseoir une politique qui pourra se poursuivre par la suite, une politique comprise par les populations et susceptible d'être appuyée par les forces de celle-ci. Mais avant tout, la nomination de ce PREMIER MINISTRE sera un élément déterminant, tout comme le sera la composition de l'équipe chargée de mener la transition à un bon terme, une équipe dont la composition ne devra pas non seulement tenir compte des compétences et de l'intégrité des hommes mais aussi et cela est très important, de la répartition géographique de cette équipe gouvernementale.

 

Souhaitons bon vent à la nouvelle ère qui s'ouvre pour le CENTRAFRIQUE et pour son PEUPLE.

 

LAKOUE TENE APEH 

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