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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 15:03

 

 

URNE EN BOIS

 

En Centrafrique consensus pour la présidentielle en janvier 2011

BANGUI (AFP) - 11.08.2010 12:01 - Après deux reports et de nombreuses tergiversations, pouvoir, opposition et ex-rebelles sont tombés d'accord sur la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives que l'opposition espère transparentes et dans un climat "apaisé".

Les élections devaient initialement se tenir le 25 avril et avaient été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die, au-delà de la fin du mandat constitutionnel des parlementaires et surtout du président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, élu en 2005 pour cinq ans et candidat à sa propre succession.

Après deux reports et de nombreuses tergiversations, pouvoir, opposition et ex-rebelles sont tombés d'accord sur la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives que l'opposition espère transparentes et dans un climat "apaisé".

L'accord signé entre toutes les parties dans la nuit de mardi à mercredi fixe le second tour au 20 mars et prévoit aussi l'adoption d'un "code de bonne conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes au processus électoral, pendant et après la période électorale", selon le texte.

"Le consensus a prévalu depuis le Dialogue politique inclusif (DPI, forum sur la paix réunissant toutes les parties en 2008) et il n'est pas question de nous détourner de tout ce qui doit nous unir pour le bien de la République centrafricaine", a résumé Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN), principale coalition d'opposition.

Les élections devaient initialement se tenir le 25 avril et avaient été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die, au-delà de la fin du mandat constitutionnel des parlementaires et surtout du président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, élu en 2005 pour cinq ans et candidat à sa propre succession.

Le président avait fin juillet fixé arbitrairement la date du 23 janvier, ignorant alors une proposition de la Commission électorale indépendante (CEI) qui préconisait le 24 octobre. Plus sur la forme que sur le fond, cette décision sans concertation avait irrité l'opposition qui avait menacé de boycotter le scrutin.

"Cet accord qui vient d'être signé doit nous permettre d'aller aux élections dans de bonnes conditions. C'était notre souhait pour que ces élections se déroulent dans la transparence et de manière apaisée", a précisé Me Pouzère.

Jean-Jacques Demafouth, le leader de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une des principales ex-rebellions, représentant l'ensemble des politico-militaires dans la CEI, s'est également déclaré "satisfait que toutes les parties prenantes au DPI aient accepté de signer cet accord".

"Nous, politico-militaires, avons estimé que l'accord donne des assurances que les élections seront transparentes, démocratiques et libres. C'est un accord que nous avons adopté de manière consensuelle. Tout s'est bien passé et les Centrafricains ont démontré qu'ils étaient capables de surmonter leurs divergences et faire montre de maturité", a affirmé M. Demafouth, également candidat à la présidentielle.

"Nous insistons cependant sur le fait que, le Code de bonne conduite qui doit régler tout différend ou malentendu pendant et après la période électorale, est ce qui est primordial", a précisé M. Demafouth. "Les politico-militaires restent pointilleux là dessus. Il nous faut des règles de bonne conduite après tout ce que ce pays a connu et la solution réside bien dans ce Code".

Fidèle Ngouandjika, ministre Porte-parole du gouvernement, parle lui de "victoire pour la démocratie". "Nous sommes parvenus à un accord consensuel. La classe politique, les pouvoirs publics, la société civile, les politico-militaires ont prouvé que nous voulons tous aller à des élections libres, apaisées, transparentes et démocratiques", a-t-il dit.

"Maintenant que cet accord est signé, nous pensons que nous pourrons rapidement avoir le financement de ces élections promis par la Communauté internationale", a ajouté le ministre.

La Centrafrique est engagée depuis 2008 dans un processus de paix réunissant pouvoir, opposition et ex-rebellions pour tenter de mettre fin à des années d'instabilité et d'insécurité.

 

© 2010 AFP

 

Centrafrique: accord général pour des élections le 23 janvier

BANGUI - Pouvoir, opposition et ex-rebelles ont entériné dans la nuit de mardi à mercredi la date du 23 janvier 2011 pour les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, avec un second tour le 20 mars, a appris l'AFP de source officielle et auprès des différentes parties.

"Les parties prenantes au Dialogue politique inclusif (DPI, forum sur la paix réunissant toutes les parties en 2008), notamment l'opposition démocratique, les pouvoirs publics, la majorité présidentielle, (...) la société civile et les mouvements politico-militaires, ont convenu de ce que la date du second tour des élections soit fixée au 20 mars. La date du premier tour reste inchangée", a déclaré Rigobert Vondo, rapporteur et porte-parole la Commission électorale indépendante (CEI).

Fin juillet, le président François Bozizé avait fixé la date du scrutin au 23 janvier, ignorant l'avis de la CEI qui préconisait le 24 octobre. Cette décision sans concertation avait alors agacé l'opposition sur la forme. L'opposition avait menacé de boycotter ces élections, si cette date n'était pas arrêtée de manière consensuelle.

"Cet accord qui vient d'être signé (dans la nuit) doit nous permettre d'aller aux élections dans de bonnes conditions", a affirmé à l'AFP Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN).

"C'était notre souhait pour que ces élections se déroulent dans la transparence et de manière apaisée", a-t-il poursuivi soulignant: "Le consensus a prévalu depuis le DPI et il n'est pas question de nous détourner de tout ce qui doit nous unir pour le bien de la République centrafricaine".

L'accord, en six points, stipule que "toute modification significative du chronogramme électoral révisé et du calendrier électoral ne peut se faire que suite à la demande et sur rapport de la CEI", selon M. Vondo.

Par ailleurs, "les co-signataires conviennent d'adopter dès la clôture des candidatures, un code de bonne conduite devant régler les rapports entre les parties prenantes au processus électoral, pendant et après la période électorale", a-t-il ajouté.

L'accord "exhorte la Communauté internationale à mettre à la disposition de la CEI l'enveloppe budgétaire prévue à l'effet de garantir les chances de succès du processus électoral", a précisé M. Vondo.

(©AFP / 11 août 2010 11h21)

 

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