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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 03:02

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

Le 1er décembre 2012  marque le 54ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine. Dans un pays oû l’insécurité, la faim, la dégradation des infrastructures… ont atteint leur paroxysme, voici le discours langue de bois et creux de François Bozizé au peuple centrafricain prononcé par lui à Bouar. Le seul fait majeur de ce 1er décembre est la pluie d'étoiles que Bozizé a fait tomber sur un certain nombre d'officiers pantouflards de Bangui alors que de pauvres soldats se font massacrer dans les provinces comme récemment à Kabo. C'est ainsi qu'aux termes de plusieurs décrets lus à la radio nationale, les colonels Ludovic Ngaiféi, Thierry Lengbé, Gaston Gambor ont été élevés au grade de généraux de brigade et le général de brigade François Mobébou au grade de général de division. Trois colonels de gendarmerie, Chrysostome Sambia, Métinkoué et Anicet Parfait Mbaye ont également été promus généraux de brigade. L'armée centrafricaine est ainsi devenue avec Bozizé une véritable armée mexicaine avec beaucoup de généraux au mètre carré que d'hommes de troupe. Bozizé veut sans doute acheter le silence et le soutien de ces "généraux d'opérette" à son projet de modification constitutionnelle, personne n'en est dupe. S'agissant des hommes de Baba Laddé qui sont presque tous revenus s'installer tranquillement sur le territoire centrafricain, Bozizé feint-il de l'ignorer ou ment-il par omission ?

La rédaction

 

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

1er décembre 1958-1er décembre 2012, voilà déjà 54 années que, des cendres de la colonie appelée Oubangui-Chari, naquit la République centrafricaine sous le régime de l’autonomie interne consacrée dans la Constitution de la République Française d’Octobre 1958.

Comme vous pouvez l’imaginer, ce nom République Centrafricaine, à lui seul évoquait le rêve de l’unité dans la diversité, la liberté et la dignité de tout un peuple. La République Centrafricaine portait en lui-même une vision sans cesse renouvelée, un programme politique, c’est-à-dire la volonté d’un homme de créer un espace économique afin de répondre aux multiples défis qui s’imposent aux jeunes nations appelées à assumer leur destin commun.

Je veux parler de Feu Barthélemy BOGANDA, président fondateur de la République Centrafricaine.

Le rêve de notre héro national n’a pas été compris à son époque. L’évolution actuelle du monde, caractérisée par la mondialisation des économies et la globalisation des échanges, imposent désormais à tous les Etats, de créer des espaces économiques permettant d’assurer les meilleures conditions de la satisfaction des intérêts de leurs peuples. Cette nouvelle marche du monde lui donne aujourd’hui raison.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

Aujourd’hui, 54 années se sont écoulées depuis la proclamation de notre République. Il est d’usage qu’à cette date, l’anniversaire de cet événement éminemment historique, soit célébré dans l’allégresse.

En tant que Père de la Nation, je me fais le devoir  d’adresser ce message à mes compatriotes pour leur demander de garder espoir et de croire au destin de notre pays.

Les cinquante prochaines années qui ont démarré doivent donner à chaque centrafricaine et à chaque centrafricain, la volonté de rompre définitivement avec la passé et de se serrer les coudes pour qu’ensemble, nous puissions jeter les bases d’un véritable développement de notre pays.

Ce pays que nous avons en partage ne peut être construit que par la participation de toutes les bonnes volontés, de toutes les forces vives de la nation. Je crois au génie centrafricain et à sa capacité à transcender les contradictions parfois légitimes, pour se retrouver et travailler ensemble, pour le seul bonheur du peuple centrafricain.

C’est pourquoi, j’exhorte mes compatriotes pour que ce moment nous offre une occasion d’un dialogue véritablement constrictif, empreint de fraternité et de cordialité qui nous conduirons à apprécier la mesure du chemin parcouru et mieux, nous permettront d’appréhender efficacement les enjeux et les défis qui sont les nôtres.

La commémoration de cette journée doit nous donner, encore une fois, l’occasion de nous ressaisir et porter haut les valeurs qui nous unissent à savoir l’unité, la dignité et le travail. Je ne peux que me réjouir de voir mes compatriotes, la commémoration avec ferveur dans l’unité, la paix et la concorde nationale.

Nous avons le devoir de ne pas oublier nos héros, Feu Barthélemy BOGANDA et ses compagnons qui ont payé le prix fort pour poser les fondements de la République.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

En jetant un regard rétrospectif, nous sommes appelés à tirer les leçons du passé, des difficultés et les erreurs qui ont jalonné notre parcours et retardé la marche de notre pays vers la paix, le progrès et la prospérité. Les erreurs ou lacunes constatées doivent être corrigées, les acquis doivent être consolidés, capitalisés et jalousement préservés.

Je mesure l’importance de mes compatriotes et leur soif de voir leurs conditions de vie s’améliorer le plus rapidement. Je vous demande de faire confiance à notre gouvernement car notre pays sort d’une longue période d’instabilité dont les effets néfastes sur les secteurs socio-économiques ne sont plus à démontrer. La vie d’un peuple n’est pas un fleuve tranquille. Malgré les soubresauts que notre pays a connus, nous devrions avoir plus confiance en l’avenir.

C’est pourquoi, j’ai instruit le gouvernement à poursuivre les actions au travers des objectifs essentiels que j’ai définis :

Consolidation de la paix, le gouvernement et l’Etat de droit en République centrafricaine ;

Relance de l’économie ;

Développer le capital humain et les services sociaux essentiels.

Sur le plan politique, je demeure convaincu que seul le dialogue et la concertation doivent guider les acteurs politiques de notre pays aux fins de créer un climat favorable à l’apaisement et au développement.

Beaucoup de mes compatriotes continuent de s’interroger sur le sens de mon appel à la concertation politique depuis 15 mars 2012.

Je tiens à réaffirmer à mes compatriotes, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, ma ferme volonté de maintenir le dialogue sur les grands sujets engageant la vie de la nation, car c’est ensemble, au-delà de nos clivages, que nous construirons un pays prospère et où il fait bon vivre.

Je me réjouis encore une fois du consensus dégagé autour de l’épineux problème de la révision du code électoral ayant abouti à la création d’une Autorité nationale des élections qui sera désormais chargée de gérer les futures élections en République centrafricaine.

Sur le plan sécuritaire, j’ai fait de la sécurité ainsi que de la quête permanente de la paix, une exigence nécessaire pour asseoir les véritables bases du développement de notre pays.

Notre pays était confronté, comme vous le savez, à de multiples rébellions dont les actions ont sapé les structures socioéconomiques et ont rendu encore difficile, la vie de mes compatriotes dans les régions du Nord-Ouest et Est du pays.

Je note avec satisfaction, l’amélioration de la situation sécuritaire, grâce aux efforts de notre armée, avec l’appui indispensable des forces mises à la disposition de notre pays, par les pays frères de la CEEAC et de la Communauté internationale. J’en profite pour rendre un vibrant hommage à tous ceux qui ont contribué au retour de la paix en République centrafricaine.

Cette situation nous donne un signe d’espoir avec la mise en œuvre du Programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui résulte de l’Accord de paix global conclu à Libreville.

Les actions décisives de nos Formes armées ont, non seulement, permis de neutraliser le potentiel militaire du rebelle tchadien Baba Ladé, mais aussi de l’obliger à abdiquer. Ce qui a permis son départ du pays suivi du rapatriement de l’essentiel de ses éléments au Tchad. Cependant, il existe encore quelques poches résidentielles qui continuent de perturber la quiétude de nos vaillantes populations.

La redynamisation de la Réforme du secteur de sécurité (RSS) avec la mise en place d’une stratégie nationale et l’accélération du DDR, ont permis de créer les conditions satisfaisantes de stabilité et de paix et République centrafricaine. C’est dans cette dynamique que 6 500 ex-combattants ont été démobilisés dans le Nord-Ouest.

Ces actions seront poursuivies dès la fin de la saison des pluies.

Dans le cadre de la sécurisation de leurs frontières communes, le Centrafrique, le Soudan et le Tchad ont mis en place une force tripartite qui est déjà opérationnelle.

Par ailleurs, les FACA mènent la lutte contre la LRA à l’Est de la République centrafricaine avec le soutien de l’Armée Ougandaise et d’une unité spéciale de l’Armée américaine, en coordination l’Union africaine et l’Organisation des nations unies.

A cet égard, le retour définitif de la paix dans l’ensemble du territoire demeure toujours pour moi, l’une des premières priorités nationales, car sans la paix, il n’y a aucun espoir de construire un Centrafrique nouveau. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai toujours abordé cette douloureuse question avec prudence et lucidité, dans un esprit d’écoute et d’ouverture.

C’est pour moi l’occasion, une fois de plus, de tendre une main fraternelle aux compatriotes égarés qui continuent encore de perturber la quiétude de nos sœurs et frères dans certaines régions de notre pays, afin qu’ils puissent revenir sur le droit chemin.

Sur le plan économique, je tiens encore, une fois de plus, à souligner que malgré un contexte international et sous-régional difficile, la République centrafricaine a réalisé des performances économiques appréciables. Le taux de croissances du PIB réel s’est stabilisé à 3,3% en 2011, tiré par la bonne tenue de la production agricole vivrière et la reprise des principaux produits d’exportations tel que le coton, le café, le tabac, le bois, etc.

Ces effort ont été couronnés par le satisfecit de nos Partenaires techniques et financiers justifié par la conclusion du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI), le 25 juin 2012.

L’éducation et la santé doivent rester pour le gouvernement, des défis à relever dans le cadre de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

C’est pourquoi, il y a urgence aussi à agir en matière de santé publique. Notre plateau technique demeure encore limité, les effectifs du personnel, réduits ; et une frange importante de nos concitoyens éprouve encore des difficultés d’accès au services de santé.

Fidèle à mon serment de loyauté envers le peuple centrafricain, je me dois d’œuvrer en faveur de la reprise économique qui ne se fera que par l’engagement effectif de tous, à accepter avec courage, les réformes entreprises afin d’éradiquer la pauvreté à laquelle notre pays reste toujours confrontée.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

 Qu’il me soit permis de saluer ici, la Communauté internationale qui n’a cessé d’être au chevet de la République centrafricaine et qui apprécie, à sa juste valeur, les efforts du peuple centrafricain à travers ses dirigeants.

Je remercie madame la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies, ainsi que le Système des Nations unies en République centrafricaine pour l’appui consenti ô combien important pour la consolidation de la paix et le soutien multiple au développement de notre pays. Je remercie également l’Union européenne au travers de sa Représentation en tant que premier bailleur, et dont le soutien n’est plus à démontrer.

Je félicite les Institutions de Bretton Woods, je veux citer la Banque mondiale, et le FMI dont l’appui à la République centrafricaine, en matière de bonne gouvernance, n’est plus à démontrer. Je n’oublierais pas aussi le rôle essentiel de notre partenaire privilégié, la France à travers l’AFD, ainsi que nos amis, la République populaire de la Chine et l’Inde qui nous accompagnent dans notre marche vers le développement.

Fort de tout ce qui précède, le gouvernement a engrangé des succès significatifs qui, me semble-t-il ne sont pas bien perçus par nos populations voire même peu connus de certains de nos partenaires. C’est pourquoi, j’engage le gouvernement à faire connaître régulièrement au peuple et à travers tous nos partenaires les progrès enregistrés dans les différents domaines. Ce déficit de communication est préjudiciable à l’atteinte des objectifs que le gouvernement s’est fixé et ouvre la voie aux marchands d’illusions dont les objectifs recherchés sont de nuire la République centrafricaine.

Notre pays s’est doté depuis la Table ronde des bailleurs de fonds, tenue à Bruxelles les 16 et 17 juin 2011, de son deuxième Document de stratégies de réduction de la pauvreté (DSRP 2). Dans cette perspective, le gouvernement est en entrain de finaliser la stratégie croissance accélérée pro-pauvres conformément au Cadre d’accélération des OMD1+. Sur la base des Grappes et croissance identifiées autour de l’Agriculture, les Mines et la Forêt, d’énormes potentialités s’ouvrent en vue de relever les défis qui s’imposent à nous, en matière de développement.

Les programmes et projets sur financement extérieurs dans les domaines des infrastructures tels que les transports, l’énergie, les télécommunications pourraient renforcer les perspectives de croissance d’autant plus qu’ils s’ajoutent à de nombreux projets d’investissement dans les secteurs miniers et pétroliers.

Je fais de l’agriculture la priorité des priorités dans ma politique de développement. Je ne ménagerais aucun effort pour faire de ce secteur le levier de la croissance économique de notre pays.

C’est dans ce cadre que j’ai initié avec l’appui de la FAO, de la CEEA, le Nouveau partenariat pour le développement économique de l’Afrique (NEPAD) de l’Union africaine, la Banque mondiale, une stratégie de développement de l’agriculture articulé autour du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNSIASA).

Ce vaste programme qui sera mis en œuvre sous peu, avec l’appui de la Communauté internationale, va améliorer le cadre de vie de nos paysans et éleveurs, par des techniques de production adéquates.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

J’ai décidé, cette année, de célébrer la fête de proclamation de notre République centrafricaine à Bouar. Au-delà des aspects festifs tout à fait légitimes, je veux ainsi appeler l’attention de tous, sur la nécessité pour nous de redynamiser nos provinces. Cette œuvre effective de la décentralisation et de la régionalisation, qui permettra de rapprocher l’administration de nos populations.

La redynamisation de nos provinces implique aussi, la création des pôles de développement, véritables moteurs pour la croissance économique de nos infrastructures administratives et économiques. Une plus grande appropriation de nos populations du rôle clé qu’elles sont appelées à jouer au niveau local s’impose.

Je veux ici réaffirmer que le développement de notre pays peut se faire que si nos administrations déconcentrées disposent des infrastructures nécessaires à favoriser l’implantation des unités de production et si l’autorité de l’Etat est fermement réaffirmée.

Nos régions doivent être au centre de nos préoccupations. En optant pour la pratique de décentralisation, j’ai voulu créer un environnement favorable au développement de nos régions. Les réformes importantes ont déjà été initiées à ce sujet.

La prochaine adoption des textes de la loi par notre Assemblée nationale, permettra tout d’abord de rendre concrète la volonté du gouvernement d’aller vers plus de décentralisation et de responsabilisation au niveau local.

Il s’agit pour nous de redéfinir les fonctions de l’Etat autour de ses missions régaliennes, de responsabiliser davantage les administrations décentralisées pour asseoir l’autorité de l’Etat, de fournir les services sociaux de base de qualité aux populations par le biais d’une véritable démocratie à la base au travers des élections locales.

Elle permettra ensuite, la signature des protocoles de transfert des compétences et des ressources entre l’Etat et toutes les communes pour leur permettre de mettre en œuvre leurs programmes d’investissement prioritaires.

Face au destin national et à la gravité de la charge qui m’incombe, j’ai toujours donné le meilleur de moi-même avec l’équipe qui m’entoure, pour mériter votre confiance et remplir fidèlement mon devoir de gardien de la Constitution, de garant de l’intégrité du territoriale, de la cohésion nationale et du fonctionnement régulier de nos institutions républicaines.

La paix revenue, la République centrafricaine, riche de son potentiel naturel et humain, offrira toutes les possibilités d’investissements publics et privés pour la prospérité de nos populations.

Au gouvernement, j’ai donné mission de redoubler d’efforts pour traduire en actes la forte aspiration au bien-être, massivement exprimée, lors de dernières élections de 23 janvier 2011.

Je tiens à ce que toutes les femmes et tous les hommes qui m’accompagnent dans l’exécution du contrat de confiance qui me lie au peuple, comprennent et acceptent que cette mission ne crée pas une catégorie de citoyens privilégiés, au-dessus des autres et de la loi. Au contraire, cette charge se décline en un sacerdoce sans ambiguïté : il est question de servir et non de se servir.

Déjà, comme vous le savez, j’ai instruit le Premier ministre, de se conformer à l’obligation de vous informer régulièrement sur les actions du gouvernement.

Je rappelle à mes compatriotes que notre pays sort d’une longue période de déliquescence à tous les niveaux. La reconstruction de ce qui a été détruit pendant des années de conflits ne peut se faire que si chacun de mes compatriotes s’engage résolument vers la voie du progrès.

Ne nous laissons pas gangrener par les sirènes du désespoir orchestrées par des compatriotes qui ont perdu le sens du nationalisme et qui ne prêchent que le malheur à tout bout de champ. Notre ambition reste et restera le développement socio-économique de notre pays.

Je veux que chaque centrafricain se libère de la fatalité qui ne cesse de nous empêcher d’aller de l’avant et s’appropriée du nouvel élan que nous nous sommes fixés pour faire de la République centrafricaine, un pays émergeant à l’horizon 2025.

Face à ces grands défis et malgré les efforts entrepris par le gouvernement, nous nous confrontons encore malheureusement, à attitude de certains de nos compatriotes qui affichent des comportements déviants justifiant la mal gouvernance dans certains secteurs d’activités.

Je vous ai déclaré, il y a un peu plus d’un an, et le confirme, que la récréation est définitivement terminée. Je ne tolérerai jamais la mauvaise gestion des deniers publics encore moins la corruption et les détournements des deniers publics. Personne ne sera épargnée quelle que soit sa position.

La nouvelle Haute autorité nationale de lutte contre la corruption qui verra le jour très prochainement sera un instrument efficace au service de la bonne gouvernance.

Centrafricaines

Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

Nantis des ressources naturelles qui sont les nôtres, nous ne pouvons pas nous laisser aller au désespoir. Pourquoi nous laisser aller au désespoir dans un pays qui regorge d’énormes potentialités ? Pourquoi ne voulons-nous pas affronter les difficultés par le travail en créant de la richesse ? Pourquoi nous apitoyons-nous sur nos sorts alors que nous pouvons tirer des enseignements de nos frères étrangers qui travaillent avec acharnement ?

Je lance un appel pressant à tous mes compatriotes de prendre leur destin en main. j’instruis le gouvernement à créer les conditions saines pour la promotion des investissements dans notre pays. Le développement du secteur productif permettra de créer plus de richesses afin d’améliorer les conditions de vie de nos compatriotes.

C’est pourquoi, à vous les jeunes, je dis qu’il est temps de profiter des richesses de votre pays. Organisez-vous en coopératives, créer des entreprises, initiez des projets de développement pour votre propre épanouissement et de la prospérité de notre société.

Le gouvernement a mis en place un ensemble de dispositifs pour encourager les initiatives privées et surtout la promotion des entrepreneurs centrafricains. Une stratégie de l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie nationale a été mise en place à cet effet. Je crois en votre capacité et à votre génie créateur.

Je me tourne vers vous les femmes, qui sont nos mamans, nos épouses, nos filles. De tout temps, vous avez contribué de manière remarquable à la paix et au développement socioéconomique. Je vous exhorte à plus d’initiatives dans la mise en œuvre des  projets porteurs pour le développement de notre pays. Prenez toute votre place dans la construction d’une nouvelle Centrafrique. J’ai fait de la promotion du genre, mon cheval de bataille afin que les femmes soient traités au même titre que les hommes.

A vous mes compatriotes agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et vous tous qui habitez nos campagnes, je voudrais ici vous exprimer mon admiration et vous adresser mes félicitations pour les sacrifices consentis en dépit de toutes les difficultés que vous rencontrez dans votre travail afin de continuer à nourrir le peuple.

A tous les compatriotes qui ont choisi le dur métier de la vie, artisans miniers, maçon, plombier, etc., nous mettrons tout en œuvre pour vous aider à faire de vos activités créatrices de richesses et d’emploi, un véritable levier de promotion sociale.

J’ai foi en l’avenir de mon pays. Je crois en la capacité de mes compatriotes à s’unir pour qu’ensemble, nous relevions le défi de la pauvreté.

La position géographique de notre pays est plus un atout qu’un handicap. Mobilisons-nous pour gagner le pari du développement.

Vive la République centrafricaine !

Que Dieu bénisse notre pays et bionne fête à tous !

Je vous remercie.

 

 

 

Dans son discours à la population en langue nationale (Sango), François Bozizé a relevé que la RCA d’aujourd’hui n’est pas très différente dcelle des années 60. L’insécurité et la dégradation des infrastructures publiques font d’elle le « Dernayo », c’est-à-dire le dernier de tous ses Etats voisins. 
(…) Très furtivement, il a évoqué la révision de la constitution pour la bonne  tenue des élections en 2016.

[Source Radio Ndeke Luka]

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