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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 10:56

 

 

CarteBirao.jpg

 

 

BANGUI - AFP / 25 novembre 2010 10h48 - Quatre militaires ont été tués et certains faits prisonniers par des rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) ayant attaqué mercredi Birao et qui demeuraient jeudi dans cette ville du nord-est de la Centrafrique, selon un haut responsable militaire.

"L'attaque de la ville de Birao par les rebelles de la CPJP a fait quatre morts dans nos rangs et quelques blessés", a déclaré jeudi à l'AFP ce responsable au Haut commandement de l'armée.

"Certains de nos hommes ont été faits prisonniers et nous n'avons pas assez de précisions à ce sujet", a-t-il ajouté.

Aucun bilan n'était disponible pour le camp des rebelles qui, selon lui, demeuraient jeudi dans cette ville, chef-lieu de la Vakaga et la plus importante du nord-est du pays.

"La situation est très préoccupante, Birao est occupée par les assaillants. (...) Actuellement, le gros de la troupe s'est replié sur Sam Ouandja, Ndélé et Bria", autres grandes villes de la région. "Tout cela fait que nous avons des difficultés pour faire un bilan. Mais des renforts sont acheminés pour la riposte qui ne saurait tarder", a-t-il affirmé.

  Joint par l'AFP, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Fidèle Ngouandjika, a déclaré: "Birao est occupée par des rebelles de la CPJP appuyés par des rebelles tchadiens chassés du Darfour", région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre où de nombreux mouvements rebelles tchadiens disposaient jusqu'à récemment de bases arrière.

Il n'a pas identifié les rebelles tchadiens évoqués et a affirmé ne pas disposer de bilan.

"Le gouvernement a jusque-là privilégié la politique de la main tendue à la rébellion de la CPJP, et il reste ouvert aux négociations. (...) Mais s'ils (les rebelles) veulent la guerre, ils auront la guerre. Les éléments des forces de défense et de sécurité sont mobilisés pour organiser la riposte qui est imminente", a ajouté M. Ngouandjika.

Aucun responsable de la CPJP n'avait pu être joint jeudi. Mercredi, un membre de la coordination du mouvement, Joachim Kokaté, joint en France, avait indiqué qu'il y avait eu "des morts et des blessés". Il avait aussi fait état de militaires capturés.

La CPJP, basée à Ndélé (nord-est), a récemment occupé d'autres villes du pays (Yalinga, Ippy, est), après avoir tenté, en juillet, une attaque contre Birao qui avait été repoussée par l'armée avec l'appui d'ex-rébellions basées dans la ville et de groupes d'autodéfense.

Elle n'a pas signé d'accord de paix avec Bangui, contrairement à d'autres mouvements rebelles de Centrafrique, pays engagé dans un processus de pacification depuis 2008.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

(©)

 

NDLR : Birao, toujours Birao, encore Birao. La situation dans le chef-lieu de la préfecture de la Vakaga commence à devenir une préoccupation réelle pour Bozizé avec ce nouveau développement. Jusqu'ici, les diverses escarmouches qui se produisaient dans cette ville située à plus de 1000 km de la capitale aux confins du Tchad et du Soudan, ne l'empêchaient pas de dormir sauf une fois en 2006 où il a dû rebrousser chemin depuis Paris, en transit pour Beijing où il voulait se rendre, Birao venant d'être occupée par la rébellion de l'UFDR. Selon nos informations d'une source proche de son proche entourage souhaitant conserver l'anonymat, Bozizé serait réellement très inquiet et aurait solliciter l'intervention de l'armée tchadienne pour dessérer l'étau des rebelles de la CPJP. En 2006-2007, Bozizé avait bénéficié à deux reprises d'une intervention inespérée des mirages français qui avaient stoppé net l'avancée vers la capitale des éléments de l'UFDR. C'était du temps du président Jacques Chirac et du défunt Omar Bongo Ondimba. Depuis, les données semblent avoir notablement changé. Chirac n'est plus à l'Elysée et l'ex doyen des chefs d'Etat africains n'est plus de ce monde. Bozizé a donc du soucis à se faire d'où les nombreux achats d'armes qu'il fait mais il faut aussi des soldats pour utiliser ces armes, ce qui est visiblement loin d'être le cas.       

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation