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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:24


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 BANGUI (AFP) - vendredi 19 février 2010 - 19h51 - Dix-huit éleveurs tchadiens ont été tués mercredi dans le nord-ouest de la Centrafrique par des hommes armés, qui pourraient faire partie d'une rébellion ayant signé l'accord de paix, a appris vendredi l'AFP auprès d'une source consulaire tchadienne en Centrafrique.

"Dix-huit de nos compatriotes sont tombés sous les balles des hommes de l'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, une des principales rébellions du pays) dans une région entre Bossangoa (300 km au nord de Bangui) et Paoua (500 km au nord-ouest)", a affirmé cette source sous couvert de l'anonymat.

"Nous cherchons encore a connaître les raisons de ce massacre. Ces éleveurs tchadiens et leurs troupeaux étaient traqués par des hommes armés qui voulaient les déposséder de leurs bêtes" a-t-elle ajouté.

"Des démarches sont actuellement entreprises auprès des autorités de la région et de l'APRD en vue de récupérer les corps des victimes, et les bêtes", a-t-elle conclu.

Interrogé par l'AFP, le président de l'APRD, Jean-Jacques Demafouth, a déclaré: "nous sommes en train de procéder à un recoupement pour vérifier la véracité des faits. Parce que l'APRD étant signataire des accords de paix, nous avons des obligations que nous devons respecter".

"S'il était établi que ce sont nos hommes qui ont commis ces exactions, nous prendrons nos responsabilités", a assuré le président de l'APRD.

Les régions de Bossangoa et de Paoua sont situées dans des zones d'élevage où circulent éleveurs centrafricains et tchadiens, qui font souvent l'objet d'attaques d'hommes armés qui les dépouillent de leurs bêtes.

Selon les autorités locales de Paoua, "l'APRD, qui contrôle sept des huit communes de Paoua, soumet les éleveurs en pâturage dans la région au paiement de certaines taxes" non officielles.

Cette forme de racket serait à l'origine du meurtre en 2009 à Paoua du président de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC) de Paoua, abattu en plein jour par les hommes de Laurent Djimwoé, un responsable de l'APRD destitué par M. Demafouth après le meurtre.

L'APRD, présente dans le nord-ouest de la Centrafrique, est partie prenante du processus de paix en Centrafrique: elle a signé en mai 2008 un accord de paix avec le pouvoir de Bangui, puis en juin l'accord global de Libreville avant de participer au Dialogue politique inclusif (DPI, forum rassemblant toutes les parties), au gouvernement d'union nationale et de participer au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), qui connaît un démarrage difficile.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation