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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 16:28


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BANGUI – (AFP) 24 février 2010 12h50 - La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a annoncé mercredi à l'AFP que les élections présidentielle et législatives pourraient avoir lieu les 18 avril (1er tour) et 23 mai (2e tour), selon un calendrier qui n'est pas encore définitif.

"Conformément aux dispositions constitutionnelles, la CEI a arrêté un chronogramme (calendrier, ndlr) d'activités (...). Le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 18 avril et le second tour le 23 mai", a affirmé Rigobert Vondo, le rapporteur général et porte-parole de la CEI.

"Il s'agit d'un chronogramme que la CEI souhaite tenir, mais il faudra prendre en compte certaines réalités, dont le financement et l'exécution dans les délais de toutes ces activités, dont la révision de la liste électorale, qui prendra un peu de temps", a-t-il précisé.

Conformément au code électoral centrafricain, la Commission électorale propose la date des élections et le président entérine alors par décret et convoque le corps électoral en conséquence. La CEI n'a pas encore transmis de date de manière officielle.

Quatre personnalités ont déjà affirmé publiquement vouloir être candidats: l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993-2003) qui se présente en indépendant, l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003) pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain, l'ancien ministre Eloi Anguimaté pour la Convention Nationale, l'actuelle ministre déléguée à la décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante).

Le président François Bozizé ne s'est pas encore prononcé mais de nombreux observateurs estiment qu'il se présentera.

Dans un rapport sur la situation en Centrafrique publié en décembre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait déjà indiqué que les élections générales centrafricaines devaient "se tenir avant la fin avril 2010 pour être constitutionnelles".

Lors d'une visite la semaine dernière en Centrafrique, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a invité les autorités centrafricaines à organiser "des élections libres et transparentes", permettant au pays de "faire un grand pas en avant vers un avenir pacifique et démocratique", selon un communiqué diffusé par l'ONU.

Mme Pillay les a aussi exhortés à garantir "la liberté d'expression et de réunion". Elle a appelé "toutes les parties, y compris le gouvernement actuel, les divers partis d'opposition et la Commission électorale indépendante à mettre de côté leurs divergences et à travailler" pour la tenue d'une élection dont les résultats ne souffriront pas de contestations.

(©)


NDLR : Si les dates sont incertaines, pourquoi se dépêche-t-on de les annoncer ? S’il est certes du devoir de la commission électorale de proposer le calendrier des élections, elle doit le faire après s’être assurée que le plus gros de son travail à savoir le recensement du corps électoral et l’arrêt définitif des listes électorales, ait été accompli. Or la commission électorale à l’heure actuelle est traversée de problèmes de tout genre. Son effectif est incomplet. Son président, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé est récusé et sa gestion de seulement trois mois doit faire l’objet d’un audit dont on attend impatiemment les résultats mais qui vaut désaveu.
En outre, plusieurs de ses membres, notamment les délégués de l’entité opposition démocratique, convaincus de corruption, doivent être remplacés en dépit des sordides manœuvres de Gabriel Goloumo du RDC qui tente de contrer la désignation du nouveau délégué de ce parti avec la complicité du ministre de l’Administration du territoire Elie Ouéfio.
L’annonce de ce calendrier électoral dans ces conditions, apparaît pour le moins, prématurée et traduit l’empressement de Bozizé et son clan d’aller sans le moindre scrupule à des élections bâclées dont ils pourraient revendiquer frauduleusement la victoire.
On ne va pas tenir des élections mal préparées affaire de tenir absolument des élections afin d'éviter coûte que coûte un vide constitutionnel pour faire plaisir à X ou Y car elles généreront immanquablement des problèmes dans un pays dont l’instabilité est la caractéristique principale hélas !

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique