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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 02:29

 

 

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BANGUI (AFP) - 09.09.2010 18:57 Deux attaques lundi et mardi de la rébellion ougandaise de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ont fait 16 morts dont 2 civils dans le nord de la Centrafrique, a affirmé une source à la gendarmerie de Birao (nord) jeudi.  

La LRA a attaqué à deux reprises la localité de Ouandda Djallé (nord) lundi et mardi, rencontrant d'abord la résistance des habitants, puis celle d'éléments de l'ex-rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) venus en renfort, selon un gendarme de Birao (chef-lieu de la préfecture où se trouve Ouandda Djallé) joint par téléphone depuis Bangui.

Les éléments de l'UFDR ont ensuite pris en chasse les assaillants mercredi et libérés 45 villageois de la préfecture voisine de la Haute-Kotto (centre-est), notamment aux alentours de la zone minière de Bria qui a subi trois attaques le mois dernier, toujours selon cette source.

"Lors de la première attaque (lundi), cinq rebelles ont été tués, ainsi que deux membres du comité d'autodéfense de Ouandda Djallé. Un troisième élément a été grièvement blessé", a expliqué la source.

"Mécontents de cette résistance, les éléments de la LRA ont encore lancé le lendemain (mardi) une seconde attaque, mais ils ont été très vite repoussés par des éléments de l'UFDR venus secourir les habitants de Ouandda Djallé. Cette seconde attaque a fait 9 morts parmi les rebelles qui se sont repliés dans les montagnes surplombant la localité", a-t-elle poursuivi.

La LRA souhaitait "piller les maisons et retenir en otage les habitants", a affirmé la source. "Toutefois alertés, les habitants se sont constitués en autodéfense et ont opposé une résistance", lors de la première attaque, a-t-elle indiqué.

Depuis 2008, plus de 200 personnes ont été tuées et au moins 400 autres enlevées par la LRA dans l'est du pays, selon une association centrafricaine des ressortissants de ces régions.

Dirigée par Joseph Kony - recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité - la LRA est considérée comme l'une des guérillas les plus brutales au monde.

Elle est entrée en activité en 1988 dans le nord de l'Ouganda, avant d'étendre ses actions dans l'extrême nord-est de la RDC, en Province orientale depuis une dizaine d'années, puis en 2008 en Centrafrique.

Elle sévit au Sud-Soudan également.

Le 21 juin 2008, Bangui a signé un accord de paix avec l'UFDR. En 2006, cette rébellion s'était notamment rendue maître un temps de la ville de Birao et des localités d'Ouandda Djallé et Sam Ouandja.

© 2010 AFP

 

NDLR : Avec ces attaques, cela veut dire clairement que la LRA porte la guerre en plein coeur de la République centrafricaine. Il ne s'agit plus seulement des préfectures du Sud-Est (Bangassou et Obo) mais de l'Est du pays de l'extrême Sud à l'extrême Nord, l'axe Obo - Birao. En abandonnant le Sud-Est à l'armée ougandaise comme l'a fait Bozizé, il fallait s'y attendre. Aujourd'hui, Yoweri Museveni n'a plus à lutter contre la rébellion de la LRA sur le territoire ougandais pour la simple raison que celle-ci, obligée de fuir l'Ouganda, a reconstitué son sanctuaire en République centrafricaine.

 En allant attaquer les villes diamantifères de la RCA, à des milliers de km de l'Ouganda, l'objectif de Joseph Kony est donc clair et n'a plus rien à voir avec les raisons initiales du déclenchement de sa rébellion.A présent, c'est la rébellion du Darfour soudanais qui dénonce aussi l'attaque de ses positions à partir du territoire centrafricain. Un embrasement général de la région est à craindre car n'étant plus une vue de l'esprit.

Par ailleurs, la présence de l'armée ougandaise est d'autant moins justifiée sur le territoire centrafricain que les soldats ougandais se livrent ouvertement au trafic d'armes et d'uniformes dans la région d'Obo, alimentant ainsi la guerre qui s'y déroule. Des avions ougandais quittent Kampala et se posent directement à Obo sans s'acquitter de la moindre redevance aéroportuaire à la représentation locale de l'ASECNA. Cette partie du territoire centrafricain a été offerte gartuitement par Bozizé à Museveni et ses soldats qui y font ce qu'ils veulent. C'est une des raisons pour lesquelles BOZIZE DOIT PARTIR. Il A CEDE UNE PARTIE DU TERRITOIRE NATIONAL ET TRAHI LES CENTRAFRICAINS !!!   

 

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