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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 02:02


bonne-annee

A C cemac

 

La tenue du sommet de la CEMAC aura été pour Bozizé et sa clique un sujet d’auto-satisfaction. Ils auront réussi à ce que le sommet se tienne après plusieurs reports. Un boziziste confiait à la rédaction de Centrafrique-Presse que le sommet a permis la réhabilitation de la Cité des 14 villas, cité constituée de résidences de standing chefs d’Etat entre temps vandalisées et tombées en ruines. Il a aussi permis le ravalement de l’immeuble du siège de la CEMAC ainsi que la réfection de quelques tronçons de routes dans la ville de Bangui. Mais pour certains observateurs politiques avisés, la RCA aura été la plus grande perdante quant aux principales décisions adoptées à l’issue du huis clos des chefs d’Etat qui aura duré pratiquement cinq heures d’horloge.

En outre, du fait de la mauvaise direction des débats par le président en exercice sortant qui n’était autre que le calamiteux Bozizé, le sommet de Bangui aura surtout laissé paradoxalement un arrière goût très amer à presque tous les participants de tous les pays membres y compris au niveau des chefs d’Etat, à l’exception vraisemblablement de la Guinée équatoriale dont le boss, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo aura arraché le gros lot à savoir : obtenir que dorénavant toutes les postes de direction des institutions de la CEMAC soient tournants par ordre alphabétique à commencer par son pays pour ce qui est du gouvernorat de la BEAC.   

Selon les informations crédibles qui ont pu filtrer du huis clos des chefs d’Etat, le tout nouveau président gabonais est reparti de Bangui très furieux contre Bozizé qui, en ayant mal dirigé les discussions, n’a pas permis au Gabon d’obtenir la nomination de son candidat proposé pour achever le mandat de Philibert Andzembé au gouvernorat de la BEAC à Yaoundé. C’est d’ailleurs pour consoler le président gabonais que Bozizé a cru devoir sacrifier Anicet Georges Dologuélé et la présidence de la BDEAC qui traditionnellement revient à la RCA. C’est donc un Gabonais qui ira à Brazzaville. Lors du sommet extraordinaire prévu en mars prochain à Malabo, la RCA pourra-t-elle batailler pour obtenir au moins comme lot de consolation le seul poste qui reste à pourvoir : la présidence de la Commission de la CEMAC dont le sommet de Bangui n'a pas pu régler le cas et actuellement encore occupée par le Camerounais Nstimi ? Il est permis d'en douter. 

En arrivant en retard à Bangui, seulement samedi matin alors que ses autres homologues étaient déjà présents la veille au soir dans la capitale centrafricaine et avaient quasiment verrouillé certaines choses, Ali Bongo avait compromis les chances de son candidat au gouvernorat de la BEAC, Alexandre Barro-Chambrier qu’il avait pris le soin d’envoyer longtemps à l’avance se présenter à plusieurs chefs d’Etat. L’appui de Bozizé qui avait semble-t-il donné auparavant des assurances aux autorités gabonaises, lui a gravement fait défaut.

La mauvaise police des débats et les louvoiements de Bozizé ont fait que le président congolais a réussi à ravir au président Déby et au Tchad qui le réclamait aussi, le siège de la compagnie aérienne Air CEMAC. Ayant également perdu le vice-gouvernorat de la BEAC et devant juste se contenter de la cour arbitrale de justice de l’institution, le président Déby est également parti de Bangui mécontent. Il aurait feint d’aller aux toilettes et a en réalité quitté le sommet sans demander son reste.

Bozizé aura aussi réussi à mécontenter le président Paul Biya en faisant recevoir en audience le controversé patron de la banque CBC, Yves Michel Fotso par le président Obiang Nguema de la Guinée équatoriale. Ce dernier n’a pas fait autre chose que de ne pas décolérer contre le patron de la Commercial Bank du Cameroun avec qui il est en contentieux au sujet de la succursale de Malabo de cette banque qui lui réclame un dédommagement d’environ 50 milliards de F CFA.

Enfin, lors de la soirée de gala offerte aux chefs d’Etat par la partie centrafricaine, pour l’ouverture du bal, c’est l’épouse du ministre délégué à la présidence chargé de la défense, Jean Francis Bozizé fils de son père,  qui a été désignée par le protocole, on ne sait trop pour quelle raison, pour servir de cavalière au président Ali Bongo venu de Libreville sans son épouse. Allez-y comprendre ! C’est ainsi en bozizie… !

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