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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 00:43

 

 

 

Ouamba-Patas.JPG

 

 

La Centrafrique est économiquement broyée. Elle est sévèrement, politiquement malade. Elle est socialement épuisée et tourmentée par les crises qu’elle continue d’endurer. Il n’y a pas un réel Pouvoir d’Etat – personne ne sait qui détient le Pouvoir d’Etat dans ce pays – parce que presque la totalité du territoire est contrôlée par les rebelles. Le soi-disant Pouvoir d’Etat que Bozizé – le dictateur de Bangui – exerce est celui de piller, ce, avec son entourage proche – la corruption, l’affairisme, le népotisme, le copinage, l’avidité – les ressources de la Centrafrique. Faut-il le souligner avec précision que le Gouvernement d’Union Nationale   établi par les Accords de Libreville est impotent. Bozizé n’a aucun respect pour le Gouvernement – notamment, il méprise ceux des membres qui appartiennent à l’Opposition Démocratique – parce qu’il est convaincu que sa protection est bien assurée par les mercenaires Sud-Africains.

 

Mais quel paradoxe !! Son rayon du Pouvoir d’Etat est limité dans la capitale Bangui. Les citoyens n’ont plus de confiance en ce régime de Bozizé. La Centrafrique  est dans la confusion. La Représentante des Nations Unies en Centrafrique, reconnaît cette situation  préoccupante. La Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale expérimente ces diaboliques crises. Les Etats-Unis d’Amérique par l’intermédiaire du Département d’Etat ont beaucoup plus d’éléments qui constituent la racine de ces crises.

 

La France, au travers le Quai d’Orsay et l’Elysée qualifie les politiques et élites centrafricains de versatiles et d’immature pour s’engager sérieusement avec eux – c’est un problème d’intérêts mutuels – dans un processus de développement soutenu et durable.  Ainsi, ces crises ont non seulement éprouvé les citoyens, mais aussi elles les ont  épuisés. Et les citoyens se demandent comment sortir de ces crises ? Comment faut-il mettre un terme à cette longue souffrance ? Comment faut-il changer la méthode de pratiquer la politique ? Comment faut-il écarter Bozizé du Pouvoir d’Etat ? Les Démocrates ne doivent pas attendre les solutions à ces crises de la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale.

 

Les solutions doivent venir des d’eux-mêmes. En d’autres termes, il appartient aux Démocrates centrafricains de faire réfléchir la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale. Une logique d’affirmer qu’il n’appartient pas à la Cemac de réfléchir pour la Centrafrique. Comme les rebelles contrôlent presque les deux tiers du pays ; Bangui est sous la supervision des milices et des mercenaires de Bozizé. Ce que les Démocrates doivent faire pour écarter Bozizé du Pouvoir d’Etat et son entourage proche, c’est d’appliquer la doctrine du ‘‘Soft Power’’(le concept est inventé par  le Professeur Joseph Nye). Les Démocrates doivent inviter les fonctionnaires et les salariés du secteur privé à observer des grèves. Ils doivent convaincre – par la persuasion et des preuves – les Organisations Internationales et les Organisations Non-Gouvernementales sur l’état de ruine de la Centrafrique dans le but d’influencer Bozizé et son entourage. La Presse Privée Démocratique en Centrafrique doit exposer comment Bozizé et son entourage considèrent les biens de l’Etat comme leur propriété privée.

 

Le Premier Ministre Tiangaye doit écrire des articles chaque deux semaines dans un journal pour informer les citoyens et l’opinion internationale sur l’état de sa coopération et de son travail avec Bozizé. Il doit sensibiliser la Communauté Internationale sur l’état des Droits de l’Homme en Centrafrique. Il doit dire la vérité sur l’état du Pouvoir d’Etat en Centrafrique en évoquant à tout moment la nécessité de changement. En disant, par exemple aux partenaires de développement que : « Pour l’intérêt de la Centrafrique, Bozizé et son entourage ne peuvent pas continuer à présider à ses destinées jusqu’en 2016 ».

 

‘‘Soft Power’’est la doctrine appropriée pour l’instant qui peut aider les Démocrates à faire culbuter Bozizé en évitant la confrontation avec ses milices, ses mercenaires et ses forces spéciales. Le ‘‘Soft Power’’ va attirer l’attention de la Communauté Internationale sur la crise de la Centrafrique. Les Démocrates et Tiangaye ont l’obligation de convaincre leurs partenaires internationaux sur la crise du pays et la nécessité d’y remédier. ‘‘Soft Power’’ implique de la part des Démocrates et Tiangaye une capacité d’éclairer l’opinion internationale et nationale sur l’enfer dans lequel Bozizé a plongé le pays. Le ‘‘Soft Power’’ impose aux Démocrates et Tiangaye d’être objectifs afin d’être crédibles devant leurs partenaires et de fédérer les adhésions pour la cause de la Centrafrique.

 

Comme, il n’y a pas aujourd’hui de Forces Armées Nationales en Centrafrique ; comme la Centrafrique est criblée des troupes rebelles ; comme Bozizé est le dictateur de Bangui ; comme la Centrafrique s’enfonce dans la dérive : Tiangaye et les Démocrates doivent compter sur la doctrine du ‘‘Soft Power’’  pour écarter Bozizé du Pouvoir d’Etat. Cette doctrine doit être mise en pratique à l’instant même. Le changement est dans cette doctrine du ‘‘Soft Power’’.

 

Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg).

 

 

Central African Republic is sternly sick politically, economically crushed and socially tormented from crises it continues to endure. There is no real Power of State – no one knows who detains the Power of State in this country – because all the country is controlled by rebel troops. The so-called Power of State Bozize – the Dictator of Bangui – exercises is completely to loot, with its near entourage – corruption, affairism, cronyism, nepotism, greediness – the wealth of Central African Republic. The Government of National Unity newly established by the Libreville Agreement is powerless. Bozize has no respect to this Government – specifically he despises those members who come from Democratic Opposition – because he is convinced that its protection is well secured by South African mercenaries. But its range of Power of State is limited in Bangui. Citizens lose all confidence in Bozize regime.

 

The country is now in confusion. The Representative of the United Nations in Central Africa Republic, Ms Margaret Vogt knows this pervasive situation. CEMAC – Monetary and Economic Community in Central Africa – experiments these fiendish crises. United States of America through the Department of State has more elements which constitute the root of these permanent crises. France, through, Quai d’Orsay and Elysée has found policy makers and elites in Central African Republic versatile and not enough mature to engage seriously with them – it is a matter of mutual interests – in the process of  sustainable development. By the way, with these crises, citizens are tired. They wonder how to get out of this trouble? How to end this long-suffering? How to change the way of doing politics? How to depose Bozize from the Power of State? Democrats in Central African Republic now, could not expect on CEMAC to solve their crises.

 

They are convinced that solutions should come from themselves. As the country is controlled by rebel troops; Bangui is supervised by Bozize militia and its mercenaries. What the Democrats could do to quash Bozizé and its entourage from the Power of State is to use the doctrine of “Soft power” (the word is invented by Professor Joseph Nye). They must invite civil servants and employees of private sector to go on strike. They should convince – by persuasion and evidences – many International Organizations and Non-Government Organizations on the ruinous state of Central African Republic in order to influence Bozize and its entourage. Private Democratic Press in Central African Republic must expose how Bozize considers the public goods as its private property.

 

Prime Minister Tiangaye should write each two weeks in newspaper to inform citizens and International opinion on its state of co-operation and work with Bozize. He must talk about Human Rights to sensitize International Community on Bozize. He has to tell truth on the state of Power of State in Central African Republic by evoking change. Saying for example that:“For the sake of Central African Republic, Bozize and its entourage could not continue to lead this country until 2016’’.


“Soft Power” will help Democrats to topple Bozize by avoiding confrontation with its forces. “Soft Power” will attract attention of International Community on the case of Central African Republic. Democrats and Tiangaye have a duty to convince its international partners on the crisis of the country and the need to remove it.

 

“Soft Power” supposes capacity from Democrats and Tiangaye to highlight opinion on the hell in which Bozize has plunged the country in it. “Soft Power” imposes on them to be true in order to be credible on the eyes of their partners. As there is no to-day a National Army in Central African Republic; as the country is swarmed by rebel troops; as Bozize is a dictator of Bangui; as the State goes in leeway: Tiangaye and Democrats have to rely on “Soft of Power”  to remove Bozize on the Power of State. They must put this doctrine in practice now. Change resides in it.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion