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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 12:50

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La Rédaction de Centrafrique presse est surprise de la réaction tardive du Ministre centrafricain des finances Albert Besse, qui croit devoir lui emboiter le pas, à la suite de l’article publié dans ses colonnes en date du 11 Novembre concernant le placement sous administration provisoire de la CBCA, par une décision prise par la COBAC le 05 Novembre 2009.

Cette réaction du ministre Albert Besse interpelle à plusieurs niveaux :



                                          Albert Besse

1°) Elle intervient tardivement : en effet, pour le cas de la RCA dont les caisses du trésor sont en permanence vides, l’appui des banques locales constitue une aubaine dont le régime de Bozizé se pourvoit de façon répétitive pour arrondir les fins de mois. De ce fait, par simple devoir de solidarité envers un partenaire aussi précieux, le régime de Bangui, s’il n’avait pas été aussi ingrat, aurait dû réagir plus tôt au regard de la décision que la COBAC s’apprêtait à prendre le 05 Novembre, à la suite d’une réunion de concertation motivée tenue le 28 Octobre 2009. Mais l’amateurisme prenant toujours le dessus sous le régime de Bozizé, personne n’a vu le coup venir…

2°) Elle est infondée : Du point de vue de leurs compétences respectives à l’égard des institutions financières, le président de la COBAC semble être l’autorité la plus apte au plan technique à proposer les mesures de redressement qui s’imposent, audits établissements ; le Ministre des Finance, autorité monétaire a quant à lui, une tutelle politique qui n’a en rien une relation directe avec la gestion des banques. De ce fait, il nous parait même tendancieux que Besse ait cru devoir rechercher la levée de la décision de mise sous administration provisoire, au motif que certaines autorités monétaires avaient souhaité maintenir le statu quo.  De quel statu quo parlait-il ?...de la banqueroute ou de la fuite en avant ? Tout cela ne nous semble pas sérieux lorsque l’on porte le costume d’une Autorité monétaire !

Nous ne sommes pas loin de penser que c’est au regard de la situation brûlante du Trésor Public Centrafricain, qui tend à s’assombrir de plus en plus que M. Besse a cru devoir faire cette intervention maladroite, afin de justifier le maintien de son fauteuil. La très juste et cinglante réponse que lui a faite le président de la COBAC a dû le clouer au pilori, et nous gageons que cette démarche hasardeuse de M. Besse en restera là, pour notre énième honte devant l’histoire. Oh Centrafrique !

       3°) Elle est inopportune : le ministre Besse s’inquiète de l’effet néfaste que produirait la décision de mise sous administration provisoire de la banque sur le comportement du personnel et sur celui de la clientèle…. Bon sang ! mais qui serait responsable de cette situation ?  N’est ce pas la faute du régime de Bozizé qui a mis cette banque en coupe réglée par les pratiques mafieuses de copinage et des ponctions outrancières au profit d’un Trésor public mal géré?

En fait, la CBCA n’a fait que porter sur elle la faillite de la gestion  scabreuse du régime de Bozizé, lequel cherche à un bouc émissaire à travers la COBAC mais, il nous semble que cette action sera un  coup d’épée dans l’eau puisque la réalité est que la CBCA était en état de faillite depuis son lancement ; la COBAC doit donc s’assumer !

BRAVO COBAC !

Au sujet du comportement du personnel et de celui de la clientèle, retenons que le civisme est une valeur qui se transmet de façon exemplaire du haut vers le bas… ! En cela, ni le personnel de la banque, ni sa clientèle n’aura rien à se reprocher.  

CE QUE NOUS CROYONS : Depuis quelques semaines, le Gouvernement centrafricain a reçu une allocation de 26 milliards du FMI. Cette allocation, destinée à rétablir l’équilibre macro économique, est destinée au remboursement des dettes intérieures, et en priorité, celles de l’ETAT ENVERS LES BANQUES PRIMAIRES. Il nous parait évident que si le gouvernement faisait acte de civisme sur ce plan, la CBCA retrouverait une situation de santé financière qui ferait lever automatiquement sa mise sous administration ! C’est l’acte politique et de solidarité que devrait poser M. Besse, plutôt que de pêcher en eaux troubles.

Au lieu de cela, nous sommes encore une fois convaincus que cette allocation sera utilisée comme trésor de guerre pour financer les achats massifs d’armements afin de faire face aux rébellions qui se manifestent à travers le pays.

Nous précisons que ces rébellions se sont ravivées suite au détournement vers des fins inconnues, des fonds CEMAC pour le DDR (5 milliards de F CFA) qui auraient dû servir à la démobilisation des combattants et ramener la paix définitive dans le pays. La Paix n’a pas l’air d’être le souci du pouvoir ni un facteur de développement sous le régime de Bozizé.

La Rédaction CAP

  

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